Nom : Supergirl
Père : Craig Gillepsie
Date de naissance : 01 juillet 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h50 / Poids : 170 M$
Genre : Action, Aventure, SF
Livret de Famille : Milly Alcock, Matthias Schoenaerts, Eve Ridley, David Corenswet, Jason Momoa…
Signes particuliers : Sympa !
Synopsis : Lorsqu’un adversaire aussi impitoyable qu’inattendu menace son monde, Kara Zor-El, alias Supergirl, fait équipe à contrecœur avec un improbable compagnon et s’engage dans un périple intergalactique en quête de vengeance et de justice.

LA COUSINE DÉGLINGUÉE
NOTRE AVIS SUR SUPERGIRL
Et le nouveau DC Universe made in James Gunn et Peter Safran commence à prendre forme. Jusqu’à présent, l’ambitieux projet de DC post-SnyderVerse ne comptait qu’un seul film : le pionnier Superman de James Gunn. Le voilà désormais accompagné de Supergirl. À deux, on est moins seul et on peut enfin parler « d’univers étendu ». Surtout que ce second long-métrage montre clairement la direction visée par le studio. Une direction semblable à la philosophie Marvel avec une continuité entre les histoires des différents blockbusters, comptant aussi sur des séries télé dérivées, des films d’animation voire des jeux vidéos. C’est fou à quel point DC a toujours un train complet de retard sur son concurrent qui fait ça depuis presque de vingt piges. Bref, passons, on ne refera pas l’histoire de toute manière, James Gunn et Safran le savent bien, alors autant faire avec et aller de l’avant.

Fin de la parenthèse générale, et le film dans tout ça ? Deux options se présentent. La première, vous êtes un fan des comics de Supergirl et autant prévenir, vous allez passer un quart d’heure peu agréable. Le film de Gillepsie ne respecte guère son matériau originel pourtant apprécié des connaisseurs, et toutes les torsions de l’univers qu’il opère vont décevoir. Dommage. Option 2, vous ne connaissez pas ou peu le comics et vous abordez le film comme une œuvre indépendante. Et là, les choses sont assez différentes. Supergirl s’efforce d’être un chouette divertissement basé sur un univers qui tranche avec celui de Superman tout en évoluant dans sa marge. Le mot a son importance. L’idée est de Supergirl est justement de nous présenter un personnage marginal, une marginale pour être plus précis. Loin de l’image noble et proprette de son cousin Kal-El, Kara-El est une abimée de la vie qui noie son mal-être et ses traumas dans l’alcool et les fêtes à outrance. Elle sillonne l’univers avec son vaisseau miteux, se torche la gueule tous les soirs et se réveille minable le matin en gerbant dans tous les sens. Sans attaches, décalquée du matin au soir, la tronche enfarinée et fuyant tout sens des responsabilités, sa vie est un chaos sans but. Seul son chien Krypto compte à ses yeux. Le jour où une bande de brigands de l’espace s’en prend à lui, Kara part en mission vengeresse, avec le soutien d’une gamine dont les parents viennent d’être assassinés par le chef de la meute…

À l’arrivée, Supergirl est un Space OpEra rock qui pioche un peu partout (Les Gardiens de la Galaxie, John Wick, Star Wars à gogo) pour créer sa propre recette générique. Clairement, le film n’est jamais brillant mais il réussit à ne jamais être honteux, et c’est déjà pas mal. On se surprend à passer un plutôt bon moment devant cette aventure, certes mineure, mais portée par son énergie et son amusement espiègle. Film capital pour réellement lancer le nouvel univers DC, Supergirl était peut-être un peu trop light pour une telle mission, et les conséquences de son plantage royal pourraient être gravissimes. Regrettable car en tant que petit bonbon anecdotique délesté de si fortes responsabilités, il aurait pu être pris comme la parenthèse cool qu’il est en réalité. L’un de ses torts est finalement d’arriver un peu trop tôt dans l’élaboration du plan ciné de Gunn et Safran car on ne pouvait décemment pas demander à un film pareil de participer à bâtir les fondations d’un univers à long terme.
Par Nicolas Rieux