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TOY STORY 5 d’Andrew Stanton : la critique du film

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Nom : Toy Story 5
Père : Andrew Stanton
Date de naissance : 17 juin 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre : Animation

Signes particuliers : Des idées et des répétitions.

Synopsis : Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande verront leur travail remis en question lorsqu’ils découvriront que ce qui obsède les enfants d’aujourd’hui s’appelle… l’électronique !

C’EST REPARTI POUR UN TOUR !

NOTRE AVIS SUR TOY STORY 5

Et de cinq qui font… cinq. Alors que l’empire Disney traverse une passe un peu délicate entre échecs et petites, moyennes ou grosses déceptions, le studio mise sur des valeurs sûres et connues, plus fiables au box office. Après Vaiana, Vice Versa ou Zootopie 2, alors que La Reine des Neiges va faire son grand comeback et que les versions live-action de classiques se multiplient comme des Gremlins sadiques, les jouets de Toy Story ressortent des placards pour une nouvelle histoire, sept ans après un quatrième opus qui avait marqué comme la fin d’une époque avec l’émouvant départ du légendaire Woody, parti vers de nouvelles aventures solo avec son amoureuse La Bergère. Un Toy Story sans Woody ?! Diantre, quelle affreuse idée !

Dans Toy Story 5, c’est pourtant bel et bien la dynamique Jessie qui est désormais la nouvelle leader de la chambre de la petite Bonnie, à qui Andy avait donné ses jouets. Mais l’arrivée d’une tablette numérique va perturber l’équilibre des lieux comme de l’enfant. Les vieux jouets traditionnels sont soudainement délaissés. Jessie va tenter de combattre la menace avec l’aide de Buzz, et de Woody qu’elle va appeler à la rescousse…
Drôle, émouvant, ludique et intelligent, avec quelques idées créatives saupoudrées sur tout ça, pas de doute, on est bien chez Pixar. Mais surtout, on est bien dans du Toy Story 100% pur jus tant ce cinquième chapitre semble revenir à l’essence même de l’univers et du premier film. 30 ans ont passé et les choses n’ont finalement que peu changé. Le monde évolue, des générations de jouets se succèdent et l’innocence semble constamment en prendre un coup. La force de ce nouveau Toy Story tient dans la pertinence de son regard sur le monde contemporain. La saga a toujours trouvé des idées pour se réinventer et épouser l’évolution de l’enfance. Hier, Toy Story racontait comment les jouets traditionnels étaient en train de se faire remplacer par les jouets électroniques plus modernes. Aujourd’hui, ces mêmes jouets sont à leur tour remplacés par les tablettes et autres drogues numériques pseudo-éducatives. L’occasion pour ce nouvel épisode d’évoquer des maux actuels, l’addiction des enfants aux écrans, le repli sur soi et l’isolement qui en découlent, la perte de l’innocence joueuse et de l’imagination, les difficultés à se faire des amis, mais aussi le harcèlement en ligne…

Mais pour nous faire passer ces bonnes idées contemporaines, Toy Story 5 nous ressert une fois de plus l’éternel ressort des jouets délaissés au profit d’une nouveauté. Certes, c’est le concept fondamental de Toy Story, mais si le fond est toujours aussi vivant, la forme commence à s’essouffler un peu. Là où ce nouvel opus pêche, c’est à n’en pas douter dans son écriture un peu moins brillante et maligne. D’autant plus que ce cinquième volet tente de compenser l’usure du postulat en enrichissant maladroitement son histoire. oy Story 5 s’écrit à travers un récit éclaté jonglant avec plusieurs intrigues parallèles dont une avec une bande de Buzz l’éclair échoués sur une île, à la fois parasite, mal emboîtée et dispensable, donnant l’impression d’être là juste pour servir les intérêts d’un scénario quelque peu coincé. Ou, un moyen poussif pour faire exister un Buzz sinon peu ou mal exploité, comme son compère Woody d’ailleurs. En même temps, difficile de reprocher au film de ne pas se renouveler quand on voit que le duo n’est plus le tandem star. Certes, on peut y voir une évolution de l’univers, mais le film donne l’impression de ne pas trop savoir comment gérer la semi-effacement progressif de ses vedettes d’hier (à l’image des Monsieur Patate, Rex ou Zigzag). Néanmoins, Toy Story surprend d’avoir toujours quelque chose à dire après cinq films. Mais cela devient de plus en plus brouillon dans la formulation.

 

Par Nicolas Rieux

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