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DES MINIONS ET DES MONSTRES de Pierre Coffin : la critique du film

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Nom : Minions & Monsters
Père : Pierre Coffin
Date de naissance : 24 juin 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h29 / Poids : NC
Genre : Animation, Comédie, Aventure

Signes particuliers : Le meilleur opus de la saga.

Synopsis : Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions, partis à la conquête d’Hollywood, sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète de ce nouveau désastre à leur actif.

LES MINIONS FONT LEUR CINÉMA

NOTRE AVIS SUR DES MINIONS ET DES MONSTRES

16 ans et toujours puissants. Les Minions ont beau enchaîner les films, entre ceux de la série des Moi, Moche et Méchant aux côtés du Villain Gru et leur saga dérivée bien à eux, les petites créatures jaunes sont toujours au top du rire. Des Minions et des Monstres est leur troisième film en solo. Dans cette nouvelle aventure, on retrouve les Minions maladroits dans le Hollywood des années 20. Au terme d’un périple aussi chaotique qu’hilarant, la communauté jaune atterrit sur la côte Ouest américaine où le jeune septième art vient de s’imposer auprès du public. Les Minions découvrent les coulisses du cinéma et trois d’entre eux vont décider de réaliser leur propre long-métrage, un film avec des monstres !
Première aventure des Minions réalisée en solo par l’inénarrable Pierre Coffin (l’inventeur du langage et la voix emblématique des Minions), Des Minions et des Monstres est à n’en pas douter le film qui prend le plus de risques depuis le début de la licence. Car avec son histoire de fabrication d’un film et sa plongée amoureuse dans l’histoire du cinéma, une grosse partie du long-métrage échappera très certainement aux plus jeunes. Ces derniers seront seulement spectateurs d’une aventure comme toujours hystériquement drôle et trépidante mais qui n’est finalement que le côté « face » de la pièce. Des Minions et des Monstres donne l’impression d’assister à une inversion des proportions de l’éternelle recette Pixar avec ses films d’animation pour enfants doublé d’un niveau de lecture pour adulte. Ici, on a la sensation de voir un film davantage pensé pour les adultes cinéphiles dans lequel sur lequel on aurait coulé une aventure pour les enfants.

Pour les passionnés de septième art, Des Minions et des Monstres c’est se replonger dans les débuts d’Hollywoodland, dans l’époque des nababs, dans le passage du muet au parlant, c’est croiser un festival de références plus ou moins cachées ou évidentes allant des frères Lumières à Méliès, de la Warner Bros à Ed Wood, en passant par E.T, Casablanca, les magiciens du rire Charlie Chaplin ou Buster Keaton, George Lucas, le Keanu Reeves de Matrix, Humphrey Bogart, Citizen Kane, Babylon, Le Jour où la Terre s’arrêta, Les Dents de la Mer, Le Blob, H.P. Lovecraft… C’est bien simple, il y en a tellement, à chaque minute et presque dans chaque plan, que l’on pourrait rédiger un copieux lexique des références et clins d’œil au cinéma, et toutes les repérer deviendrait ainsi un chouette jeu de piste mais qui nécessiterait plusieurs visionnages.
Efficace à hauteur d’enfant et riche et malin à hauteur d’adulte cinéphile, Des Minions et des Monstres s’impose comme le meilleur opus de la saga. En tout cas le plus délirant, le plus inventif, le plus créatif et surtout le plus fantaisiste. Cerise sur le gâteau, à force de continuellement l’améliorer de production en production, Pierre Coffin semble avoir atteint un niveau de maîtrise absolu dans son art du charabia compréhensible, le langage minionesque étant plus fou, plus jouissif et plus impayable que jamais (avec, pour les amateurs, pléthore de noms de joueurs de foot cachés dans les dialogues).

 

Par Nicolas Rieux

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