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SCARY MOVIE de Michael Tiddes : la critique du film

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Nom : Scary Movie
Père : Michael Tiddes
Date de naissance : 03 juin 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h36 / Poids : NC
Genre : Comédie, Epouvante

Livret de Famille : Marlon WayansShawn WayansAnna Faris, Regina Hall…

Signes particuliers : Nullissime.

Synopsis : Vingt-six ans après avoir échappé à un tueur masqué étrangement familier (« Ghostface »), les héros emblématiques de la saga sont de nouveau dans la ligne de mire du meurtrier, et aucune franchise de film d’horreur n’est à l’abri.

ILS ONT FAIT N’IMPORTE QUOI

NOTRE AVIS SUR SCARY MOVIE

C’est une drôle d’impression de voyage dans le temps direction le début des années 2000 que dégage ce retour en fanfare de la franchise Scary Movie. La saga semble tellement appartenir à un autre temps qu’on en oublierait presque qu’un chapitre 5 est sorti en 2013 et que ce volet 2026 est déjà le sixième opus de la licence ! Une chose est sûre, ce comeback tardif était craint comme celui d’Ophélie Winter sur scène. L’envie de se marrer des parodico-moqueries sur les derniers méfaits hollywoodiens était toujours là, mais ne serait-on pas tous passés un peu à autre chose depuis ? Ami et collaborateur de longue date de Marlon Wayans (avec qui il a signé les comédies parodiques Ghost Bastards ou 50 Nuances de Black), le réalisateur Michael Tiddes se charge de mettre en scène ce nouveau délire espéré tordant et déjanté tandis que le scénario est assuré par les inévitables frères Wayans. Et de manière générale, c’est toute l’équipe des débuts (ou presque) qui se réforme, aussi bien à la production qu’à l’écriture ou devant la caméra avec les retours d’Anna Faris et Regina Hall.

Pour l’histoire, on fait comme le beurre, allégée, avec un nouveau Ghostface qui surgit pour s’en prendre aux jeunes. Et comme dans les derniers Scream (ou dans les derniers Halloween ou dans le dernier Destination Finale ou dans le dernier Souviens-toi l’été dernier et ainsi de suite…), ça court direct chez les « anciens » pour réclamer leur aide. Et comme ça on connecte deux générations de spectateurs.

Alors soit on est trop vieux pour ces conneries, soit c’est eux. Ou peut-être bien les deux. Toujours est-il que l’absurde et l’hilarante bêtise de Scary Movie il y a 20 piges est devenue, six films et deux décennies plus tard, un torrent de médiocrité crasse. Ce nouveau méfait se croit moderne avec ses citations récentes et son humour impertinent qui tape sur tout et le monde (le racisme, le progressisme, le wokisme, Trump), mais il est en réalité un truc de vieux Schmok périmé dont l’effroyable lourdeur désamorce n’importe quel gag, y compris ceux qui auraient pu être marrant dans l’idée.

Pour la trame, ce sixième Scary Movie use Scream 2, 5 et 6 et coule sur ces fondations, une dalle de références parodiques sans aucune cohérence, ni aucun effort pour construire et/ou structurer un minimum le bordel. Le festival est large et va des Scream donc à KPop Demon Hunters en passant par Sinners, Une bataille après l’autre, Évanouis, Destination Finale, Mercredi, le biopic sur Michael Jackson, Terrifier, The Substance, M3GAN, John Wick, les films de Jordan Peele… Tout ça est mixé comme un mauvais sketch d’intro des Oscars, l’impertinence trashouille en plus, sans queue ni tête façon succession de saynètes parodiques jamais drôles tant le cynisme général prend le pas sur la fraîcheur comique. Tiddes et les Wayans n’ont qu’une seule idée directive, coller un max de clins d’œil à la minute et au diable si rien ne fonctionne ensemble. Pour le coup, voilà une chose accomplie. Scary Movie enchaîne les pastiches de films récents non stop et effectivement rien ne fonctionne car tout y est mortellement poussif, grossier et grotesque. En même temps l’affiche prévenait : « On a encore fait n’importe quoi ». Chaque seconde de ce sequel/reboot est une effroyable torture à base d’indigestion. Hier, Scary Movie était un délire con et fun où l’on sentait des velléités d’amusement espiègle. Aujourd’hui, c’est un pavé de ringardise plus lourd que le dossier d’instruction de Patrick Bruel. Nullissime et épuisant.

 

Par Nicolas Rieux

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