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LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI de Michel Leclerc : la critique du film

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Nom : Les Caprices de l’enfant Roi
Père : Michel Leclerc
Date de naissance : 24 juin 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h54 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : ArtusJulia PiatonNemo Schiffman, Franck Dubosc, Doria Tillier…

Signes particuliers : Divertissant, mais on s’attendait à plus drôle.

Synopsis : 1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par D’Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière. Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil.

UNE FARCE DE CAPE ET D’ÉPÉE

NOTRE AVIS SUR LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI

Le nom de Michel Leclerc rime généralement avec comédies portant un engagement politique ou sociétal. On se souvient de son brillant Le Nom des Gens, de son moins brillant Télé Gaucho, de son formidable La Lutte des Classes ou plus récemment du Mélange des Genres. Avec Les Caprices de l’enfant Roi, le cinéaste donne dans la légèreté et s’essaie à la comédie d’époque puisqu’il remonte loin, jusque dans la France de Louis XIV. Ou plus précisément, pré-Louis XIV.

En 1651, le jeune Louis n’a que 13 ans mais son couronnement est proche. Pour l’éloigner de la fronde populaire qui grogne jusqu’aux portes du palais, sa mère, Anne d’Autriche, missionne son fidèle mousquetaire D’Artagnan afin de protéger le futur enfant-roi en le mettant à l’abri loin de Paris. D’Artagnan va confier le Dauphin à son ami Cyrano de Bergerac, qui va à son tour le cacher au sein de la troupe de théâtre du jeune… Molière. Un festival de name dropping pour « une histoire vraie… sauf aux yeux des historiens » dixit l’introduction du film !

Car qu’on se le dise, bien évidement toute cette aventure rocambolesque est fausse. Les Caprices de l’enfant Roi est une farce fictive, mais qui utilise malicieusement des noms connus et de petits traits d’histoire avérés, supposés ou inventés. Cyrano aimait le théâtre et a pu croiser Molière, D’Artagnan a effectivement protégé l’enfant Louis XIV durant la Fronde, lequel soutiendra beaucoup Molière plus tard… Bref, Les Caprices de l’enfant Roi n’est pas un débat d’Histoire, mais avant tout une comédie endiablée qui déroule joyeusement son conte de cape et d’épée entre aventure intrépide, récit initiatique, humour de vaudeville, touches de romance et pointes d’émotion. Et au milieu de ce programme divertissant et burlesque, Michel Leclerc s’autorise quelques dialogues savoureusement piquants, à l’image d’une référence hilarante au Président Macron, que l’on ne spoilera pas pour vous laisser le plaisir de la découvrir par vous-même.

Plutôt amusant et mené tambour battant par une chouette galerie de comédien.nes réunie autour d’Artus en Cyrano à gros pif ou de Franck Dubosc en D’Artagnan vieillissant et imbus de sa légende, Les Caprices de l’enfant Roi est une revisite ludique et légère de l’Histoire. Le film flirte constamment avec le navet lourdingue mais s’efforce de ne jamais y tomber vraiment. Cela dit, parfois un brin poussif, il aurait pu beaucoup plus drôle avec davantage d’inspiration comique, sa principale faiblesse.

 

Par Nicolas Rieux

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