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Nom : The Devil Wears Prada 2
Pères : David Frankel
Date de naissance : 29 avril 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h59 / Poids : NC
Genre : Comédie
Livret de Famille : Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci..
Signes particuliers : Une suite pensée et calibrée pour les fans.
Synopsis : Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.
UNE SUITE NOSTALGIQUE
NOTRE AVIS SUR LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA
Il y a 20 ans tout pile, Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci emballaient la comédie américaine avec Le Diable s’habille en Prada, beau succès pour un film devenu culte depuis. Pour célébrer l’anniversaire, les fringues de haute-couture sont ressortis des placards de la Fox par le réalisateur David Frankel (dont la carrière est restée assez discrète depuis) et toute la distribution originelle replonge dans l’univers effervescent de la mode.
L’histoire de cette suite tardive prend logiquement place vingt ans après le premier. Runway, le magazine de mode dirigé d’une main de fer par Miranda Priestly (Meryl Streep) traverse une crise qui pourrait bien le mettre en péril. Imposée par le big boss, Andy Sachs (Anne Hathaway), devenue journaliste-reporter depuis ses années fashion, fait son grand retour dans les bureaux de ses débuts. Les retrouvailles avec Miranda vont être compliquées…

Les fans trépignaient d’impatience depuis que l’écrivaine Lauren Weisberger a publié la suite de son best-seller en 2013. L’ennui, c’était que les principales stars du film n’étaient pas vraiment partantes pour rempiler, Meryl Streep en tête, Anne Hathaway ensuite. Bref, le temps fut long mais voilà les addicts à l’élégance servis avec ce sequel qui, comme on pouvait s’y attendre, joue à fond la carte de la nostalgie enamourée en multipliant les clins d’œil et références au premier.

L’esprit du premier et ses marqueurs fondamentaux, tel est le programme de ce nouvel opus qui ne se casse pas trop la tête à essayer d’être « nouveau » justement. Les producteurs l’ont bien compris, ce n’est pas ce que le public attend. Ce qu’il réclame à cor et à cri, c’est de retrouver ce qu’il a aimé la première fois, alors pourquoi lui livrer autre chose ? En cela, Le Diable s’habille en Prada 2 a tout de la suite artificielle basée sur un cahier des charges dont les cases à cocher ont été imaginées lors d’une réunion de production que l’on visualise d’ici. Alors il faut… de l’humour, du glamour, un max de fringues de mode, du name dropping à gogo, il faut que Meryl Streep soit tyrannique, il faut une romance aussi, il faut qu’on case tous les anciens d’une manière ou d’une autre, et puis de la musique pop (Lady Gaga saute à bord du train) et des guests bien sûr (un festival)… Ah, et n’oublions pas le principal quand même, il faut une intrigue, un truc dans l’air du temps, quelque chose de positif et de feel good. Bref, voilà, vous m’agencez tout ça en remuant bien et ça fera la blague.
Et le pire, c’est que ça l’a fait la blague, pour les fans. Ils ne seront pas dépaysés, ils retrouveront ce qu’ils ont aimé et ils seront contents. Par contre pour les autres, ça sera toujours sans grand intérêt. Certes endiablé mais schématique et superficiel. En dehors d’une Meryl Streep qui donne (encore) l’illusion de faire tout le boulot, ce sequel est très mécanique dans son écriture, très glow-upé dans sa mise en scène à la Bridget Jones, trop peu imaginatif dans sa globalité. En somme, une suite nostalgique calibrée selon les lois de la suite nostalgique, avec juste une réactualisation du décorum évoquant une société qui a changé, les difficultés de la presse et du journalisme, la montée en puissance du web, des réseaux sociaux et des influenceurs. Sympathique de loin.
Par Nicolas Rieux

