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PALM SPRINGS de Max Barbakow : la critique du film [Amazon Prime]

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Spectateurs

Carte d’identité :

Nom : Palm Springs
Père : Max Barbakow
Date de naissance : 2019
Majorité : 12 février 2020
Type : sortie sur Amazon Prime
Nationalité : USA
Taille : 1h30 / Poids : NC
Genre : Comédie romantique, Fantastique

Livret de Famille : Andy Samberg, Cristin Milioti, J.K. Simmons…

Signes particuliers : Délicieusement feel good.

 

 

UN FILM QUI VOUS VEUT DU BIEN !

NOTRE AVIS SUR PALM SPRINGS

Synopsis : L’insouciant Nyles fait la connaissance lors d’un mariage à Palm Springs de Sarah, soeur de la mariée et demoiselle d’honneur. Les choses se compliquent rapidement lorsque le duo se retrouve piégé dans l’espace-temps de ce mariage, contraint de revivre sans cesse la même journée.

Les annales du festival de Sundance regorgent de belles histoires. Et la petite dernière en date, c’est celle de Palm Springs, charmante comédie romantique qui y a fait sensation avec d’être vendu à la plateforme Hulu pour une somme record pour un film « Sundance ». Depuis son lancement l’été dernier en streaming, Palm Springs cartonne. Et c’est mérité car en temps grisâtres plombés par la froideur de l’hiver et la pandémie de Covid-19, ce premier long-métrage du jeune Max Barbakow fait chaud au cœur. En France, la primeur en reviendra à Amazon Prime pour égayer cette nouvelle année 2021.

Palm Springs est un vrai feel good movie qui repend une formule que l’on connaît par cœur, celle de la boucle temporelle dans laquelle est coincée un protagoniste. Un Jour sans Fin, Source Code, Edge of Tomorrow, Happy Birthdead… On ne compte plus les films où un personnage doit revivre en boucle une même journée. Dans Palm Springs, ils sont deux. Nyles et Sarah sont deux marginaux chacun à leur manière, qui se rencontrent à la faveur d’un mariage (celui de la sœur de Sarah). Mais si chacun a ses raisons de trouver cette journée pourrie, ils ne sont pas au bout de leur peine puisqu’ils vont devoir la revivre en boucle… encore et encore.

Comme si Un Jour sans Fin rencontrait Il Etait Temps avec une petite dose de Quatre Mariage et Un Enterrement, Palm Springs a tout de la petite bulle temporelle estampillée « coup de cœur ». Non pas que Max Barbakow invente ou réinvente quelque-chose mais le jeune cinéaste nous plonge dans son histoire avec une délicieuse folie aussi pétillante qu’une bonne coupe de champagne.

Le concept du revival temporel fonctionne à merveille… du moins tant que l’on ne va pas chercher à se poser des questions métaphysiques sur la probabilité du truc. Parce qu’au fond, on s’en fout que ce soit plausible, que cela tienne la route ou pas. Et d’ailleurs, Max Barbakow s’en amuse, évoquant au détour d’une réplique, le très en vogue concept du multivers (cher à nos amis les super-héros et popularisé par la SF depuis la fin des années 50). Bref, au diable la théorie scientifique, Palm Springs, c’est juste du fun, de la légèreté, une délectable recette composée de romance, de drôlerie, d’un soupçon de fantastique et d’une grosse dose de sympathie à mettre au crédit d’un duo de personnages que l’on adore instantanément ! D’un coté, Nyles (excellent Andy Samberg), grand gaillard déluré qui fait tâche dans l’univers guindé de ce mariage chic avec sa décontraction lunaire, son bermuda et sa chemise hawaïenne. De l’autre, Sarah (géniale Cristin Milioti, la fameuse « mère » de How I Met Your Mother), sœur cynique à mort qui noie sa moue blasée dans l’alcool en espérant que la douloureuse journée passe plus vite. Ce duo que rien n’oppose (pour une fois) va être le fondement essentiel d’une fenêtre ouverte sur un délire savoureusement loufoque et injecté de bonne humeur. Puisqu’il est impossible pour eux de sortir de cette boucle, puisque plus rien n’a désormais de sens, alors autant s’éclater ! Et Palm Springs de nous réserver quelques sacrés bons moments d’hilarité balancés entre deux moments d’émotion, de romantisme ou de douce mélancolie.

Petit régal à consommer sans modération, Palm Springs est le film à voir en ce début d’année 2021. Une réjouissance qui conjugue parfaitement met délicat et bonbon acidulé, intelligence et désinvolture rieuse, grâce à une écriture vive et précise, plein de trouvailles visuelles et enfin un duo de comédiens qui régale de justesse.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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