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L’HOMME QUI A TUE HITLER ET PUIS LE BIGFOOT de Robert D. Krzykowski : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :

Nom : The Man who killed Hitler and then the bigfoot
Père : Robert D. Krzykowski
Date de naissance : 2017
Majorité : 04 janvier 2021
Type : sortie en VOD
Nationalité : USA
Taille : 1h38 / Poids : NC
Genre : Aventure, Drame

Livret de Famille :  Anastasia Tsikhanava, Sam Elliott, Aidan Turner…

Signes particuliers : Une curiosité qui ne ressemble pas forcément à ce à quoi l’on s’attend avec pareil titre bisseux.

 

 

UNE AVENTURE HUMAINE ÉTONNANTE

NOTRE AVIS SUR L’HOMME QUI A TUE HITLER ET PUIS LE BIGFOOT

Synopsis : Un soldat américain quitte l’amour de sa vie pour infiltrer les lignes allemandes et tuer Hitler. Des décennies plus tard, ce dernier est confronté à un tout autre ennemi, un authentique Bigfoot issu des montagnes canadiennes. 

Il y a quelques semaines, une curiosité a fait son apparition sur l’offre VOD, L’homme qui a tué Hitler et puis le Bigfoot. Ok, et là on se demande ce que les mecs ont bien pu fumer pour nous pondre une idée pareille. Le film marque la première réalisation côté long-métrage de l’américain Robert D. Krzykowski, lequel s’était illustré en 2016 avec le court Elsie Hooper. Tourné en 2017, L’homme qui a tué Hitler et puis le Bigfoot avait fait parler de lui au FanTasia canadien l’année d’après, avant de connaître une petite distribution sur le sol américain en 2019, fort de la présence du respecté Sam Elliott dans le rôle-titre.
« Bon, c’est quoi cette connerie nanardo-atomique qui mélange Hitler et le Bigfoot ?! ». Voilà ce que beaucoup vont se dire face à l’affiche ou au moment de lancer la modeste péloche de Krzykowski. Le pari était audacieux, désamorcer complètement les attentes d’un titre annonçant un programme bisseusement loufoque, pour filer sur les chemins escarpés du drame introspectif questionnant notre rapport aux mythes. Avec un patronyme aussi dévissé du ciboulot assurant une folie régressive classée « déjanté premium », on pouvait s’attendre à un drôle de DTV débile aux allures de vaste blague potache façon Iron Sky et compagnie. Plus rude est la chute ou plus belle est la surprise, c’est selon. Car L’homme qui a tué Hitler et puis le Bigfoot a étrangement rangé le plus gros de son esprit décalé dans la poche arrière de son pantalon pour servir un menu au sérieux… inattendu. Krzykowski marche sur un fil très fragile avec une entreprise qui en appelle au nanar rigolo mais qui, dans les faits, est bien plus droite dans ses bottes que prévu. Et si l’on voudrait saluer la démarche d’intention, ce positionnement entre-deux a quand même du mal à fonctionner à plein régime. On n’ira pas jusqu’à dire que la soupe est tiède et fade mais disons que l’assaisonnement est maladroit. D’un côté, L’homme qui a tué Hitler et puis le Bigfoot se veut qualitatif sur le plan narratif, de l’autre il tamponne doucement son côté barré en toile de fond. Et le spectateur d’avoir du mal à trouver sa place au milieu de cette étrange conciliation. Car au final, c’est surtout dans sa première partie que le film séduit le plus, sa partie plus dramatique, plus lente, plus amère, où il est question de la vie mélancolique d’un ancien héros de guerre abandonné à ses souvenirs. La seconde, plus rocambolesque et qui faisait saliver avec son postulat bisseux d’affrontement contre le Bigfoot, déçoit. Sa folie est contenue, brinquebalante voire sans réelle saveur. Bilan, L’homme qui a tué Hitler et puis le Bigfoot est un meilleur drame que série B décalée. En somme, l’histoire d’un mariage original qui n’a pas très bien tourné.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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