HEART OF THE BEAST de David Ayer : la critique du film

Partagez cet article

Nom : Heart of the Beast
Père : David Ayer
Date de naissance : 23 septembre 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h41 / Poids : NC
Genre : Aventure, Thriller

Livret de Famille : Brad Pitt, Uber , J.K. Simmons…

Signes particuliers : Décevant.

Synopsis : Après un terrible crash d’avion, James Belmont, ancien des forces spéciales, se retrouve perdu au cœur de l’Alaska avec son chien Odin, depuis toujours à ses côtés. Livrés à eux-mêmes dans une nature aussi magnifique qu’impitoyable, ils devront puiser dans leurs dernières forces pour survivre ensemble.

UN RÉCIT DE SURVIE HUMANO-CANIN

NOTRE AVIS SUR HEART OF THE BEAST

Des années que le réalisateur David Ayer souffle le chaud et le froid au cinéma. Pour des nerveux End of Watch ou Fury, des navets cataclysmiques tels que Sabotage, Suicide Squad ou The Tax Collector. Avec Heart of the Beast, le cinéaste se paye une star XXL (Brad Pitt), hérite d’un script présent sur la fameux black list des meilleurs scénarios en attente de production en 2017, voit le talentueux Damien Chazelle le soutenir à la production et embarque pour un récit de survie intense au coeur de l’impitoyable Alaska. Tout était réuni, il y avait plus qu’à, comme on dit.

Dans Heart of The Beast, un ancien des forces spéciales à la retraite sillonne l’Amérique avec son petit hydravion avec son chien Odin, en quête de quiétude et pour laisser loin de lui les tourments de son stress post-traumatique. Mais à la suite d’un crash, il se retrouve perdu aux confins de l’Alaska avec son fidèle berger allemand.

Heart of The Beast est un énième récit de survie opposant l’homme échoué et la nature hostile. Le tout avec un chien, comme si on n’avait pas eu notre dose d’amitié humano-canine avec le dernier Ridley Scott. On aimerait pouvoir dire que David Ayer fait parler son sens de l’efficacité, que son film est un bon récit d’aventure mélangeant le survival rugueux et les épopées à la Jack London, que les paysages sont aussi super que les interprètes (Brad Pitt et le chien Uber), que c’est solide, haletant, émouvant et bien foutu. L’ennui, c’est que Heart of the Beast est surtout profondément inintéressant et ça emporte tout sur son passage. Combien de fois a-t-on vu ce film ? Sûrement beaucoup trop. Ayer déroule une histoire que l’on a l’impression de connaître par cœur avant même de l’avoir vu. Malgré les intentions vissées sur le scénario et les ingrédients injectés à l’écran, le film n’arrive jamais à convoquer l’intensité qu’il pense fièrement afficher, pas plus qu’il ne nous attrape avec son chantage émotionnel pas finaud pour un sou. La B.O omniprésente et pénible, Les flashback grotesques, les animaux sauvages numériques et un final multipliant les symboliques lourdingues achèvent d’ériger la sépulture de ce truc qui a la finesse du vieux tonton René quand il sort des blagues de cul sur tata Georgette, bourré au jour de l’an. L’affaire en devient presque ennuyeuse malgré son rythme soutenu. Fallait le faire !

 

Par Nicolas Rieux

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *