PRESSURE d’Anthony Maras : la critique du film

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Nom : Pressure
Père : Anthony Maras
Date de naissance : 16 septembre 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : Angleterre
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Guerre

Livret de Famille : Andrew ScottBrendan FraserKerry Condon

Signes particuliers : Instructif et scolaire.

Synopsis : 3 jours avant le Jour J, une seule décision peut changer le cours de l’Histoire. Alors que les Alliés s’apprêtent à lancer le plus grand débarquement jamais organisé, une violente tempête menace de faire échouer l’opération. Le général Eisenhower et le colonel James Stagg, météorologue, font alors face à un choix impossible : attaquer malgré l’incertitude ou risquer de perdre la guerre.

LE BULLETIN MÉTÉO DU DÉBARQUEMENT

NOTRE AVIS SUR PRESSURE

Le débarquement allié en Normandie a été mainte et mainte fois raconté à l’écran, côté soldats ou côté dirigeants. Pressure en re-raconte les coulisses pour la énième fois mais en choisissant un angle plus original : le point de vue des météorologues chargés de déterminer si le temps allait permettre de maintenir l’opération au 05 juin ou s’il fallait en reporter la date. Basé sur une pièce de théâtre à succès, Pressure s’intéresse au rôle décisif du colonel James Stagg, météorologue britannique désigné pour analyser les données scientifiques et apporter des réponses urgentes au Général Dwight Eisenhower. Andrew Scott prête ses traits au Monsieur Météo, Brendan Fraser endosse le costume d’Eisenhower, le tout sous l’œil de la caméra d’Anthony Maras (l’anecdotique Attaque à Mumbai).

Encore une affaire de « petite histoire » cachée derrière la grande. Pressure est l’archétype parfait du film historique bien fait, correctement raconté, proprement réalisé, solidement interprété… et ça s’arrête là. Cette énième plongée dans les coulisses du débarquement est aussi instructive que didactique. Pour tenir le cap et éviter une dissolution narrative redoutée sous le poid de l’exercice trop scolaire, Anthony Maras essaie de nourrir son maigre suspense comme il le peut (pas simple car on connaît tous la finalité). Le cinéaste tente de « thriller-iser » sa dynamique et de surligner quelques enjeux personnels (la femme enceinte de Stag) pour signifier une tension nécessaire au bon déroulé de son entreprise. De quoi ainsi épaissir un récit globalement rigoureux et intéressant mais menant au final à un film assez linéaire et cinématographiquement anecdotique.

 

Par Nicolas Rieux

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