Nom : Karma
Père : Guillaume Canet
Date de naissance : 21 octobre 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 2h20 / Poids : NC
Genre : Thriller
Livret de Famille : Marion Cotillard, Denis Ménochet, Leonardo Sbaraglia…
Signes particuliers : Si long pour rien.
Synopsis : Dans un village au nord de l’Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie avec Daniel, qui ne connaît rien de son passé trouble. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne, disparaît mystérieusement… Afin d’échapper à la police qui la soupçonne, Jeanne se réfugie en France dans une communauté qu’elle a fuie quelques années auparavant. Daniel ne croit pas à la culpabilité de la femme qu’il aime et va tout faire pour la retrouver avant la police.

DANS L’ENFER D’UNE COMMUNAUTÉ SECTAIRE
NOTRE AVIS SUR KARMA

Probablement parce qu’il manquait cruellement de stars cette année, le festival de Cannes avait déroulé le tapis rouge à Karma… mais hors compétition. Le film y a reçu un accueil très mitigé et ça se comprend. 2h20, telle est son ample durée. Guillaume Canet avait beaucoup de choses à raconter apparemment. Et c’est bien là tout le problème, la réponse est non. Pourquoi donc 2h20 ? Tout simplement parce que le cinéaste nous pond un scénario alambiqué qui se perd en détours et en tricotage inutile. Karma accumule les sous-intrigues qui ne servent à rien, emboîte des directions narratives qui se parasitent les unes les autres, s’embourbe dans un suspense de pacotille ponctué de twists assez grotesques (concrètement on n’y croit pas une seconde à cette histoire). Karma souffre d’un réel problème d’écriture entre une cohérence discutable, des personnages auxquels on ne s’attache pas (l’héroïne incarnée par Cotillard en tête) et un récit beaucoup trop long pour ce qu’il raconte.
Deux films semblent coexister en un, le thriller âpre d’une mystérieuse disparition et le drame scrutant le fonctionnement de cette mystérieuse communauté sectaire dans laquelle Jeanne se réfugie, dirigée d’une main très autoritaire par Marc (excellent Denis Ménochet), leader-gourou aussi charismatique que terrifiant. L’ennui, c’est que c’est ce récit-là qui était vraiment intéressant dans l’affaire, pas l’intrigue de polar coulée à la truelle par-dessus. Long et franchement peu passionnant, Karma n’inspire qu’un ennui poli et ses rebondissements prévisibles à des kilomètres réveillent à peine un spectateur anesthésié.
Par Nicolas Rieux
