Nom : Whalefall
Père : Brian Duffield
Date de naissance : 14 octobre 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h46 / Poids : NC
Genre : Thriller, Aventure
Livret de Famille : Austin Abrams, Josh Brolin, Elisabeth Shue…
Signes particuliers : Deux tiers valables, un tiers catastrophique.
Synopsis : Au large de la côte californienne, Jay Gardiner part à la recherche de la dépouille de son père récemment disparu. Alors qu’il sonde les fonds marins, le jeune plongeur se retrouve soudainement avalé par un énorme cachalot. Piégé dans l’estomac de l’animal, il ne lui reste plus qu’une heure d’oxygène. Tandis que le compte à rebours est lancé, Jay prend conscience que les leçons de vie durement transmises par son père pourraient bien être la clé de sa survie…

PINOCCHIO VERSION SURVIVAL
NOTRE AVIS SUR ENGLOUTI
Un jeune plongeur se retrouve piégé dans le ventre d’un cachalot. Réalisé par Brian Duffield, ancien scénariste (Divergente 2, Underwater) reconverti réalisateur (Traquée), Englouti c’est en gros Pinocchio version survival. Avec le jeune Austin Abrams (le héros du dernier Resident Evil) en figure de proue de ce thriller de série B misant sur la tension suffocante d’une course contre la montre en mode huis clos dans un tube digestif, le tout quasi en temps réel.

La difficulté était de tenir 1h40 avec si peu. Étonnement, Brian Duffield s’en sort plutôt bien… pendant un temps. Le réalisateur installe ses enjeux, tricote une histoire père-fils traumatique (Jay a plongé pour retrouver les restes de son paternel qui a mis fin à ses jours au fond de la mer), sous-intrigue qu’il écrit en flashback réguliers ponctuant le récit premier afin de lui apporter une dimension dramatico-humaine et de casser la monotonie claustrophobique du huis-clos silencieux et en espace restreint. Mais c’est surtout dans le survival qu’il va réussir son affaire. Dans ses deux premiers tiers, Englouti est un peu intense, un peu angoissant et plutôt efficace. Même si tout est globalement bas de plafond, Duffield nous tient en haleine, certes sans faire des étincelles, mais son divertissement tient plus ou moins la route malgré son petit lot d’incohérences et ses ficelles grossières. C’est dans son dernier acte que le film va complètement dévisser… et tout gâcher.
Au moment de livrer son final, Duffield va excaver cette intrigue secondaire d’une relation père-fils houleuse qui n’a pas pu se terminer comme elle aurait dû. Et là, le drame. Plutôt que de se concentrer sur la pure efficacité de son thriller de survie honnête quoique brinquebalant, Englouti devient carrément bête comme ses pieds en empilant les métaphores grotesques sur le deuil filial. Un apport narratif qui, au lieu de rendre service à l’intrigue, la dessert fortement en la rendant profondément stupide et risible. Tout le dernier acte d’Englouti est d’une crétinerie rare, fracassant toute notion de « réalisme » viscéral contre une falaise de drama larmoyant à s’en taper la tête contre les murs. Dommage, Englouti aurait pu être une petite distraction futile mais sympathique, il s’achève dans un grand n’importe quoi avec son récit de réconciliation/reconstruction à l’existentialisme proche du zéro.
Par Nicolas Rieux
