RESIDENT EVIL de Zach Cregger : la critique du film

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Nom : Resident Evil
Père : Zach Cregger
Date de naissance : 16 septembre 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Horreur

Livret de Famille : Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Zach Cherry…

Signes particuliers : Enfin un bon Resident Evil !

Synopsis : Bryan, coursier médical, s’engage dans une course effrénée pour survivre, alors qu’autour de lui le monde s’enfonce dans un chaos total.

LE FILM D’HORREUR DE L’ANNÉE !

NOTRE AVIS SUR RESIDENT EVIL

Quand on parle jeu vidéo & cinéma, c’est généralement pour dire que les adaptations sur grand écran de licence à succès sont ratées, à quelques rares exceptions près comme le Silent Hill de Christophe Gans, le méconnu Forbidden Siren ou la série The Last of Us. L’univers du célèbre jeu horrifique de Capcom a été malmené dès ses débuts au cinéma avec le nanardeux Resident Evil du tâcheron Paul WS Anderson incarné par Milla Jovovich. Lequel a appelé derrière lui un gros paquet de suites toutes plus foirées et foireuses les unes que les autres, jusqu’au dernier en date Bienvenue à Raccoon City. On avait perdu la foi de voir un jour un bon Resident Evil. Et puis Zach Cregger est arrivé. Son sobrement intitulé Resident Evil enterre allègrement tout ce qui a été fait jusqu’à présent, en plus de s’imposer comme une bonne adaptation de jeu vidéo, et comme l’un des meilleurs films d’horreur de l’année.
Ceux qui ne le connaissaient pas pour Barbare ont pu mesurer tout son talent l’an passé avec Evanouis. Zach Cregger avait tout de la bonne tête de p’tit génie de l’horreur et l’on avait hâte de voir où et comment il allait rebondir après avoir signé le meilleur film d’épouvante de 2025. S’attaquer à un nouveau reboot de la licence Resident Evil était un pari audacieux, périlleux surtout, même pour un gars brillant comme lui. A ce moment précis de sa carrière alors qu’il a le vent en poupe, Cregger prenait un risque considérable. Mais c’était sans imaginer l’étendue de son talent. Oui, il était largement assez grand pour soutenir le péril d’une entreprise suicidaire.

Dès les premières minutes, le cinéaste montre que l’on est loin de la médiocrité nanardesque des bisseries de Paul W.S Anderson. Fidèle à son style mêlant tension extrême, horreur graphique et pointes d’humour subtilement burlesque, Cregger nous entraîne dans son univers comme un néo Sam Raimi nous entraînerait en enfer. Ce Resident Evil 2026 installe une ambiance qui semble nous susurrer à l’oreille que tout va être possible dans cette sorte de dimension parallèle aux allures de cauchemar effrayant et intense. Pour matérialiser ses intentions et nous faire vivre un roller coaster vibrant d’épouvante, Cregger multiplie les idées de… génie. On y revient. Sa mise en scène follement inspirée et créative (mettant en images un scénario malin et bien écrit) booste l’ampleur d’un film qui régale, naviguant constamment entre l’humour, le frisson, le gore craspec, le survival intense et le nihilisme noir. Et à l’arrivée, on a envie de dire merci m’sieur Cregger pour ce moment jubilatoire collant aux basques d’un héros dépassé par un cauchemar délirant, rappelant en cela le périple du Ash d’Evil Dead.

 

Par Nicolas Rieux

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