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HOLY LANDS d’Amanda Sthers : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Holy Lands
Mère : Amanda Sthers
Date de naissance : 2018
Majorité : 16 janvier 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : James Caan, Tom Hollander, Jonathan Rhys-Meyers, Rosanna Arquette, Patrick Bruel…

Signes particuliers : Un film choral artificiel et complètement loupé.

LE CYCLE DE LA VIE CONDENSÉ

LA CRITIQUE DE HOLY LANDS

Synopsis : Harry, juif apostat et cardiologue à la retraite, originaire de New York, décide soudainement d’aller s’établir comme éleveur de porcs à Nazareth, en Israël. Une décision mal vécue par les locaux comme par sa propre famille. Restée à New York, après s’être découvert un cancer, son ex-femme Monica tente de gérer la vie de leurs grands enfants Annabelle et David, et revisite son histoire d’amour avec Harry. Contre toute attente, c’est auprès du Rabbin Moshe Cattan, qu’Harry va accepter d’affronter la vie et son issue. Deux ans après le plutôt séduisant Madame avec Toni Colette, la réalisatrice Amanda Sthers est de retour avec Holy Lands, un drame suivant les différents protagonistes d’une famille dysfonctionnelle, entre un vieil américain juif ashkénaze parti élever des cochons en Terre Sainte d’Israël, son fils dramaturge homosexuel, sa fille qui refuse de grandir, son ex-femme atteinte d’un cancer. Autour d’eux, un rabbin, un cardiologue, un prêtre intégriste…

A travers sa fresque chorale suivant plusieurs personnages sur plusieurs continents, Amanda Sthers cherchait à parler de la complexité des liens familiaux, de l’amitié, de la religion, du non-sens de notre monde actuel et de bien d’autres choses comme le cycle de la vie en général. Malheureusement pour elle, son exercice, plombée par une lourdeur assommante et une totale absence de finesse, se révèle complètement raté, alors que ses thématiques s’évaporent sur le brasier ardent d’une narration branlante et d’une mise en scène de téléfilm. En dehors d’une maigre poignée de jolies scènes, les bonnes intentions de l’œuvre ne se matérialisent jamais dans ce qui ressemble de près, à une belle catastrophe artistique pas même sauvée par la bonne prestation de ses excellents comédiens. Suivi de près par une formulation ampoulée qui accompagne une terrible naïveté et une petite forme de prétention totalement involontaire (on ne doute pas de la sincérité de la démarche de Sthers) mais malheureusement déplacée compte tenu du résultat proposé, Holy Lands voit son intérêt balayé par le grotesque qui habite en permanence toutes ses tentatives. On ne résume pas la vie en 1h40, à moins d’avoir un talent de dingue qui ferait que les raccourcis ne deviendraient pas de grosses ficelles maladroites.


BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

5 thoughts on “HOLY LANDS d’Amanda Sthers : la critique du film

  1. Très beau film,avec des situations culturelles et familiales contrastées dont on apprend plus que dans nos films franco- français intimistes et narcissiques.
    D’ou parle la critique de cinéma pour casser un film ! quel privilège ou quel manque de responsabilité

  2. Pourquoi être désagréable et sentencieux lorsque l’on fait une critique de film ??
    La photographie est extraordinaire et le film donne un début d’explication sur une situation géopolitique complexe à travers une situation familiale qui l’est également .. ce n’est déjà pas si mal !

  3. Tres beaufilm. Qui montre. Les conflits familiaux ´religieux

    Dans un pays dechire

    Une belle histoire d amitie et d amour finalement

  4. Holy Lands est une carte postale .
    Belle image, bons sentiments, formulation convenue certes mais ça fait toujours chaud au coeur de recevoir une carte postale, on voyage, on est ému, on touche fugitivement l’essentiel… et on sort meilleur de ce film, n’en déplaise aux coupeurs de cheveux en quatre !

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