THE CLOVERFIELD PARADOX de Julius Onah : la critique du film
Netflix

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Carte d’identité :
Nom : The Cloverfield Paradox
Père : Julius Onah
Date de naissance : 2018
Majorité : 04 février 2018
Type : Dispo sur Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre
: SF

Livret de famille : Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl, John Ortiz, Zhang Ziyi, Elizabeth Debicki…

Signes particuliers : L’opus le plus faible de la franchise.

CLOVERFIELD SPACE

LA CRITIQUE DE THE CLOVERFIELD PARADOX

Résumé : Après un accident avec un accélérateur à particules, une station spatiale américaine découvre que la Terre a disparu. Les résidents de la station vont alors être confrontés à l’étrange présence d’une autre station spatiale tout près de leur position.

J.J. Abrams continue d’étendre l’univers de Cloverfield avec un troisième film qui a déboulé par surprise sur Netflix il y a quelques semaines alors qu’on l’attendait depuis des lustres au cinéma. Comme pour 10 Cloverfield Lane juste avant lui, ce nouvel opus est à la fois détaché et rattaché à l’initial Cloverfield de Matt Reeves, sorti il y a déjà dix ans. Rattaché, car il s’offre comme une sorte de prequel en mode « origins », et détaché car il invente un nouveau contexte très différent et anachronique pour qui chercherait la cohérence totale du lien qui l’unirait à son aîné. Dans The Cloverfield Paradox, l’humanité est au pied du mur, une grave pénurie d’énergie provoquant un contexte explosif et tendu où l’effondrement des sociétés est proche. Sur une station spatiale ultra-avancée, des scientifiques du monde entier travaillent d’arrache-pied pour trouver une solution au problème. Jusqu’au jour où l’une de leur tentative fonctionne… tout en engendrant un contre-effet gravissime. Précisément, une distorsion des dimensions amenant deux réalités parallèles à se rencontrer. De cette agression contre les lois de la nature, va naître un dangereux chaos spatio-temporel.

Emmené par un solide casting riche en têtes de seconds rôles que l’on a l’habitude de croiser et par un réalisateur débutant plutôt prometteur (Julius Onah, dont c’est le deuxième long-métrage après une pelleté de courts), lequel s’illustre avec une mise en scène efficace et capable d’inspirations, The Cloverfield Paradox ne fait illusion que par intermittence. Si le cinéaste se débrouille plutôt bien du haut de ses 45 millions de budget (soit le triple du premier Cloverfield), il n’avait malheureusement pas un scénario à la hauteur pour proposer un grand film. A défaut d’être révolutionnaire, le script tenait pourtant de bonnes bases avec son idée de paradoxe temporel détraquant la réalité d’une poignée de personnages enfermés sur cette station spatiale devenue terrifiante alors que la Terre a disparu des écrans radar. Mais il est vite plombé par son extrême prévisibilité et par la faiblesse de son écriture diminuée par les facilités, les incohérences et des personnages inexistants. Lorgnant du côté du Sunshine de Danny Boyle, The Cloverfield Paradox transpire l’opportunisme, et s’il se regarde d’un œil distrait, il s’impose comme l’épisode le plus faible de l’univers étendu que tente de monter J.J. Abrams et ses collaborateurs.

BANDE-ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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