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LES PETITS FLOCONS de Joséphine de Meaux : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Les Petits Flocons
Mère : Joséphine de Meaux
Date de naissance : 2018
Majorité : 23 janvier 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h25 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de famille : Joséphine de Meaux, Grégoire Ludig, Gustave Kervern, Thomas Scimeca…

Signes particuliers : Circulez, y’a rien à voir.

UN DÉLIRE PERSONNEL

LA CRITIQUE DE LES PETITS FLOCONS

Synopsis : Des sommets enneigés, le ciel bleu… En vacances à la montagne, Wanda ne peut pas skier, sa jambe a triplé de volume à cause d’une phlébite. Pas de veine pour une mannequin jambe ! Pendant que son mari Thomas et leurs deux enfants s’éclatent sur les pistes, Wanda se console en s’occupant de son invité Sami, un ex-taulard fraichement sorti de prison. Mais les moniteurs de ski et l’air de la montagne ont tôt fait de monter à la tête de tout ce petit monde… 

On a coutume d’entendre que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, alors Joséphine de Meaux s’est elle-même servie. Avec Les Petits Flocons, la comédienne réalise son premier long-métrage de cinéma, une comédie nourrie par beaucoup d’éléments personnels. Présenté au festival de l’Alpe d’Huez, Les Petit Flocons s’attache à une mannequin-jambe atteinte d’une phlébite au moment de partir en famille au ski. Pendant que son mari (Grégoire Ludig) et ses enfants s’éclatent sur les pistes, Wanda passe son temps avec Sami (Gustave Kervern), un ex-taulard fraîchement sorti de prison et dont elle s’occupe. Alors que rien n’est simple pour Wanda, la peur du « syndrome du moniteur de ski » va remonter à la surface…

A l’origine des Petits Flocons, il y a des souvenirs personnels dans lesquels beaucoup pourraient se retrouver. Les vacances en famille, les premières fois au ski, le beaux moniteurs sur lesquels les filles flashaient… Et puis c’est à peu près tout. D’ailleurs, pour ceux qui n’auraient jamais mis les pieds dans les stations de sport d’hiver, autant dire que Les Petits Flocons risque de vous passer très largement au-dessus de la tête. Mais à la limite, ce n’est pas le plus important, on n’a jamais vécu à la Préhistoire et ça ne nous empêche pas de s’éclater devant Jurassic Park. Non, là où ça coince, c’est que Joséphine de Meaux se sert de son film comme d’une espèce de mini-psychanalyse en misant sur le fait que le spectateur se fera complice de ce qu’elle livre. Sauf qu’on en a un peu rien à cirer en fait et ce pour plusieurs raisons. D’abord, parce que l’apprenti-réalisatrice ne parvient jamais à nous attacher à ses personnages (pas plus qu’à son histoire d’ailleurs), ensuite parce que l’écriture ultra-poussive mène à une sorte de patchwork d’idées collées en vrac sans jamais qu’elles s’emboîtent adroitement pour faire un tout uni et cohérent, aussi parce que pour une comédie le film oublie cruellement d’être drôle, et enfin parce que Les Petits Flocons trahit assez vite le fait qu’il tourne à vite. Un court-métrage aurait peut-être été une bonne idée mais franchement là, sur la durée d’un long, tout s’étiole très vite face au manque de consistance, pauvreté narrative qui se retrouve dans la mise en scène désespérément vide de cinéma.


BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

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