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VANGUARD de Stanley Tong : la critique du film

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Carte d’identité :

Nom : Vanguard
Père : Stanley Tong
Date de naissance : 2019
Majorité : Prochainement
Type de sortie : Indéterminée
Nationalité : Chine
Taille : 1h48 / Poids : NC
Genre : Action

Livret de Famille : Jackie Chan, Yang Yang, Miya Muqi…

Signes particuliers : Un insipide navet.

 

 

LA FIN DE L’ÈRE JACKIE CHAN ?

NOTRE AVIS SUR VANGUARD

Synopsis : Une équipe de sécurité privée protège un businessman et sa fille contre les menaces d’une organisation terroriste. 

Jackie Chan et Stanley Tong, c’est une histoire qui dure depuis un bon bout de temps maintenant. En 1992, l’acteur et le metteur en scène signent Police Story 3, gros carton au box office local. Depuis, ils ne sont jamais vraiment quittés. Police Story 4, Jackie Chan dans le Bronx, The Myth, Kung Fu Yoga, le duo se retrouvent régulièrement pour le meilleur et… souvent pour le pire. Et justement dans le pire, on pourra désormais ranger Vanguard, leur nouvelle collaboration. Film d’action qui pétarade dans tous les sens comme un feu d’artifice dans un garage, Vanguard suit les aventures d’une société de sécurité privée qui doit protéger un homme d’affaire et sa fille des griffes d’une organisation terroriste. Ladite société -baptisée « Vanguard »- est constituée d’agents valeureux et dévoués, dirigés par un ancien du terrain qui en a encore un peu dans le capot (Jackie Chan).

Comme toutes les stars du cinéma d’action qui ont marqué une époque, Jackie Chan vieillit. Et ça ne s’est peut-être jamais autant vu que dans Vanguard, actionner boiteux où le chinois bondissant s’efface doucement à travers un rôle de « mentor », une néo-jeunesse étant là pour remplir le frigo à spectacle et assurer le plus gros des scènes qui déménagent. Sa notoriété obligeant (qui dit « film de baston avec Jackie Chan » dit « le public veut voir Jackie Chan se bastonner« ), l’acteur assure un rôle d’entre-deux dans Vanguard : il est la star, mais une star qui passe le relai, une star plus effacée. A l’image d’un film qui s’efface au fur et à mesure qu’il se regarde.

Vanguard est ce que l’on pourrait qualifier trivialement de film au rabais, du genre où rien n’imprime la rétine, du genre qui se traverse avec un détachement à la mesure de la futilité de ce que l’on regarde. Rien ne marque car rien ne cherche à dépasser un minimum le lambda syndical qui caractérise tant le scénario (plus bête qu’une allumette) que la mise en scène (visuellement hideuse avec son montage dynamico-épileptique). Reste l’action bas du front… Ah on ne pourra pas reprocher au film de Stanley Tong son manque de générosité. Au bas mot, 80% du film est composé d’action spectaculaire (courses-poursuites, gunfight, bastons). Sauf que comme dans les restos chinois, ce n’est pas parce que le buffet est à volonté que la bouffe est bonne. A part son déluge d’action tonitruante (sur l’eau, sur terre, en l’air, en bagnole, à pieds…) dégueulée sans style dans un sublime non-effort narratif, Vanguard n’a rien à défendre et sombre sous ses oripeaux de vulgaire production insipide.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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