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THE RENTAL de Dave Franco : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : The Rental
Père : Dave Franco
Date de naissance : 2019
Majorité : 19 août 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h28 / Poids : NC
Genre : Thriller, Épouvante

 

Livret de famille : Dan Stevens, Alison Brie, Sheila Vand, Jeremy Allen White…

Signes particuliers : Trop sage et peu palpitant.

 
 

FALLAIT RESTER CONFINER AU LIEU DE PARTIR EN WEEKEND

NOTRE AVIS SUR THE RENTAL

Synopsis : Deux couples louent une sublime maison face à l’océan pour un week-end de fête. Les quatre amis comprennent très vite que derrière la beauté de l’endroit, un danger les guette : une présence mystérieuse semble les espionner et révèle des secrets inavouables sur chacun d’eux. La tension monte et le week-end de rêve va virer au cauchemar absolu… 

Deux couples, un weekend dans une belle baraque au bord de l’océan et une mystérieuse menace qui va s’incruster pour ruiner leur weekend… Bon, en gros, dis comme ça, The Rental ne décoifferait pas un pangolin, fleurant bon le petit film d’horreur ultra-classique élaboré selon tous les poncifs du genre. La traditionnelle « bande d’amis » a cédé sa place à deux couples et la « vieille bicoque en forêt » devient une immense luxueuse maison perchée sur une falaise face à l’Atlantique, mais ça reste du pareil au même. On espérait juste que The Rental réussisse à dérouler une partition avec quelques notes surprenantes et non un truc artificialo-neuneu entendu mille et une fois. Au casting, Alison Brie et Dan Stevens sont les noms porteurs les plus connus de cette série B signée Dave Franco, le frère de James, qui s’essaie pour la première fois à l’écriture et à la réalisation après avoir emmagasiné pas mal d’expérience en tant qu’acteur.

Alors, surprenante la partition horrifique de The Rental ? Bah non. Comme c’est étonnant… Pourtant, les choses ne commençaient pas si mal. Dans ses premières images, le film de Dave Franco se montre plutôt soigné malgré une photographie élégante mais un peu trop souvent sous-éclairée. Toujours est-il que même si l’on n’est pas chez Frédéric Lopez et que l’on patauge au contraire en terres bien connues, The Rental arrive à nous prendre à son jeu en suivant quelques pistes donnant une direction intéressante à son récit. Malheureusement, la blague ne va pas durer. La tension que Franco essaie d’installer dans un premier temps va faire pschitt comme un coca trop secoué, l’effet de jaillissement en moins. Lentement mais sûrement, The Rental s’embourbe dans sa dynamique toute en mollesse, plombé par son manque d’enjeux forts, par sa capacité à saboter ou ignorer ce qu’il aurait pu avoir de meilleur et surtout par son extrême retenue le transformant en un objet aussi lisse qu’une pomme lustrée. Longtemps on aura attendu qu’un vent de fun vienne un peu souffler dans les bronches de cette torpeur nonchalante mais il était apparemment écrit que The Rental se contenterait de petits frissons éparses et n’embrasserait jamais l’horreur tant espérée pour sauver les meubles. Alors que les personnages -pas vraiment bien plantés- flirtent à la lisière l’agaçant, le spectateur n’a qu’une envie, c’est de les voir se faire défourailler et éparpiller façon Lego dans une chambre d’enfant. Mais trop sage, Dave Franco ne franchira jamais le pas et restera dans le gentil petit thriller où rien ne dépasse. De fait, The Rental devient totalement inintéressant, désespérément vide, et passablement ennuyeux pour les habitués du cinéma d’épouvante.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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