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THE GRUDGE de Nicolas Pesce : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : The Grudge
Père : Nicolas Pesce
Date de naissance : 2020
Majorité : 15 janvier 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h34 / Poids : NC
Genre : Horreur

Livret de famille : Andrea Riseborough, Demian Bichir, John Cho, Lin Shaye, Jacki Weaver…

Signes particuliers : Aussi inutile qu’insipide.

L’ANNÉE COMMENCE MAL POUR L’HORREUR

NOTRE AVIS SUR THE GRUDGE

Synopsis : Une nouvelle version tortueuse de ce classique du genre, de cette histoire horrifique, inspirée du film Ju-On : The Grudge de Takashi Shimizu.

C’est une aberration qui laisse mi-songeur mi-sans voix. Qui s’est dit un beau matin en se rasant devant son miroir, « Oh je sais, on va faire un nouveau The Grudge ! ». Typiquement, en voilà qui aurait mérité de s’étouffer dans sa mousse histoire de vite penser à autre chose. Pas de bol, le bonhomme a foncé tête baissée dans le mur de sa nouvelle idée. Produit par la même bande qui nous a offert Don’t Breathe ou le remake d’Evil Dead (Sam Raimi entre autres donc), cet improbable résurrection de The Grudge tente donc de relancer le mythe de la petite fille aux cheveux sales, mais en quittant le Japon pour les États-Unis. Faut pas déconner quand même, fallait bien trouver au moins une idée pour se démarquer…

L’année 2020 commence décidément très mal pour le cinéma de genre qui inaugure cette nouvelle décennie avec une première purge à l’intérêt plus que discutable. Pourquoi être allé exhumer The Grudge, on n’en sait rien. Mais le vrai problème est surtout de savoir pourquoi être allé exhumer The Grudge pour en faire… ça. Non pas que ce nouveau chapitre soit mauvais, ce serait presque flatteur de lui coller cette étiquette. Non, le film de Nicolas Pesce est au-delà de ça, abandonné à une nullité qui est presque une insulte faite aux amateurs de cinéma horrifique. C’est bien simple, sur l’approximative heure et demi qui compose la chose, on ne croise pas la route d’un embryon d’idée nouvelle, voire d’un embryon d’idée tout court. Nicolas Pesce (l’obscur Piercing il y a deux ans) se contente d’aligner toutes les images standards associées au mythe de The Grudge et de dérouler un programme que l’on a déjà vu 20.000 fois. Sorte de gigantesque recyclage à peine déguisé, avec un peu de Conjuring et plein d’autres choses parce que c’est à la mode, The Grudge est un film en mode pilotage automatique, sans surprises, routinier, prévisible… et de facto d’un ennui à mourir. Avec une nouvelle intrigue érigée aux forceps et plaquée dans une construction complètement portnawak (le film largue le spectateur en route tant il est poussif et confus), on finit par se borner à regarder des images d’épouvante épouvantables, faute d’avoir quelque chose de vraiment consistant à se mettre sous la dent. On vous le donne en mille, rien ne viendra. Jusqu’au bout, The Grudge est aussi insipide que stupide. Pauvre Takashi Shimizu, lui qui avait fait du si bon boulot sur les originaux et remakes américains. Ce « sidesequel » (en gros une suite au même moment mais ailleurs) doit le consterner autant que nous. Ah et sinon, il s’agirait peut-être de se réveiller Mr Sam Raimi car à produire des navets pareils, la caution « crédibilité » risque de ne pas tenir bien longtemps.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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