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MAISON DE RETRAITE de Thomas Gilou : la critique du film

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Nom : Maison de Retraite
Père : Thomas Gilou
Date de naissance : 2021
Majorité : 16 février 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Comédie (enfin, il paraît)

Livret de Famille : Kev AdamsGérard Depardieu, Daniel Prévost, Marthe Villalonga, Jarry, Jean-Luc Bideau, Mylène Demongeot, Liliane Rovère, Firmine Richard, Antoine Duléry…

Signes particuliers : Overdose de Kev Adams. 

Synopsis : Afin d’éviter la case prison, Milann, 30 ans, est contraint d’effectuer 300 heures de travaux d’intérêts généraux dans une maison de retraite, Les Mimosas. Ses premières semaines sont un véritable enfer ! Mais il se fait rapidement adopter par les retraités, en particulier par une bande de 7 inséparables qui lui apprennent, chacun à leur manière, leur vision de la vie. Au fil des semaines, Milann découvre que l’établissement profite de la vulnérabilité de ses pensionnaires pour les arnaquer. Il décide alors d’organiser une grande évasion, mais il n’est pas au bout de ses peines…

 

TOUS AUX ABRIS

NOTRE AVIS SUR MAISON DE RETRAITE

Acteur, producteur, scénariste voire même coréalisateur dans l’ombre de Thomas Gilou (qui faut se l’avouer, n’a jamais rien fait de potable à part La Vérité Si Je Mens), ça faisait quand même beaucoup de Kev Adams à affronter dans le nouveau Kev Adams. Gare à l’overdose quand même, s’agirait pas gâcher un tel concentré de talent…  Montagne pentue qui demandait un surplus certain de motivation pour être escaladée, Maison de Retraite est une comédie tournée en partie avant le confinement et terminée juste après. Comme quoi la parenthèse confinée n’a pas été propice à la réflexion pour le cinéma français qui n’en a manifestement pas fini avec ses crimes contre le cinéma.

On cite Thomas Gilou, réalisateur de Maison de Retraite donc : « C’est l’histoire d’un jeune qui va faire des TIG dans une maison de retraite alors qu’il a une phobie des personnes âgées. Mais ce qui est original, c’est qu’au contact de ces vieux, il va apprendre quelque-chose d’eux et eux vont apprendre quelque chose de lui ». Ok… Et donc ça c’est original ? Sérieusement ? MDR (oui, ils assument vraiment ce jeu de mot) nous ressort l’éternelle trame du récit d’apprentissage sur-ventilé, fondé sur la rencontre entre des êtres « que tout oppose ». Rien qu’à l’écrire, on n’en peut plus de cette phrase que l’on doit ressortir au moins 643 fois par an. Si au moins le film en faisait quelque chose, à la limite… Mais même pas. Après tout, pourquoi s’embêter a la vie à pondre un truc un brin imaginatif quand on peut se contenter de dérouler une enfilade de banalités dans un produit en plastic à peine digne d’un téléfilm TF1 ?

Pourtant, les choses ne commençaient pas pire. 2/3 traits amusants, quelques personnages qui avaient l’air de fonctionner (Depardieu, Villalonga et consorts), Maison de Retraite démarrait plan-plan mais sans trop sombrer dans l’instantanément détestable. La brève éclaircie allait vite être cachée par les nuages menaçants. Il ne faudra pas attendre une demi-heure avant que la lourdeur déboule en jouant des coudes, poussant dans le fossé tout ce qui aurait pu être intéressant (le rire associé à un propos sur le scandale des Ehpad). Le ménage fait, il ne reste plus qu’un grand champ vide que Kev Adams tente de remplir en brassant du vent, des blagues pourries et des clichés consternants.

Écrit et réalisé avec un je-m’en-foutisme qui fait écho dans le vide abyssal, Maison de Retraite fait l’effet d’un verre de White Spirit avalé cul-sec. C’est moche, sans imagination, la plupart du temps en roue-libre. Et plus ça avance, plus c’est terrifiant. Avec une mention pour le dernier acte, modèle d’indigence et de bêtise concentrant toute la faiblesse de cette « farce » générée par un algorithme sadique réglé sur le mode « pilotage automatique ». On n’en demandait pas du Billy Wilder non plus mais juste un minimum de respect pour le cinéma. Thomas Gilou et son p’tit accordéon nous pond un film plombé par ses longueurs. Pour bien faire, il aurait fallu couper environ 1h37 pour avoir un résultat satisfaisant.

Par David Huxley

12 thoughts on “MAISON DE RETRAITE de Thomas Gilou : la critique du film

  1. J’aime beaucoup le cinéma et J’ai aimé ce film. Il fait sourire, rire même, avec beaucoup de tendresse et de respect pour le vieillissement Les critiques mauvaises ci-dessus manquent d’humanité et c’est triste si elles empêchent des gens d’aller le voir.

  2. Vu avec mes petits enfants, nous avons passé un très bon moment, nous avons bien ri, ce film est une bonne leçon de vie. Je trouve les critiques très méchantes et injustifiées. On aime ou pas, c’est tout, pas utile d’être si vindicatifs. Bravo a kev Adams il a grandi et a compris notre société.Film écrit avant scandales Orpea !!! Un visionnaire

  3. Non mais les gens qui se sont exprimés jusqu’à maintenant n’ont aucun sens critique cinématographique, ce n’est pas possible. Je vous rejoins entièrement. Obligée d’amener ma gd mère le voir, histoire de lui changer les idées: résultat, même elle a trouvé cela très moyen. Moi je me suis endormie, c est toujours ça de gagner quand on perd son temps.

  4. Bon petit film divertissant avec des acteurs qu’on ne voit plus… pas fan de kev habituellement mais là c’est tout de même pas mal… dans ce monde de malheurs quotidien acceptons la légèreté et arrêtons de critiquer à tort et à travers…

  5. J ai beaucoup aimé ce film kev Adams y devient un bon acteur. Divertissant mais un peu moralisateur. Depardieu est décevant ds ce rôle. Un film à voir.

  6. J’ai vu maison de retraite. Toutes les salles sont pleines depuis sa sortie. Alors, monsieur le critique, ferme ta gueule. On sent de la haine dans tes propos. Jaloux ????

    1. Pathétique!! Pensez vous vraiment qu’un critique de cinéma, un vrai, puisse sentir de la jalousie d’un cinéaste? Déjà ils ne font pas la même profession, son rôle est de rédiger une CRITIQUE, bonne ou mauvaise, donc de quelle jalousie parlez vous? Ensuite, oui ce film est une daube, ne vous en déplaise.
      Et puis vient votre vulgarité bien typique d’une opinion sans arguments pertinents, à défaut d’émettre une opinion constructive opportune qui aurait pu rouvrir le débat.
      Enfin, les « salles pleines de monde pour aller voir ce film »…Ok,on ne vit pas dans le même monde alors.Moi,c est plutôt la Terre;vous, une galaxie que même la moquette ne permet pas d’atteindre;on est sur le buvard là carrément, non?

  7. Ce film est très sympathique. Plein d humour et aussi parfois de fatalisme je ne suis absolument pas d accord avec la critique ci dessus. Son auteur doit avoir des comptes à régler… C est plein de verite et de clin d œil a la vie en maison de retraite et a la fraternité qui peut en decouler .
    . Une façon de passer une bonne soirée

    1. Effectivement j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce film
      Je n’ai pas vu le temps passé. C’est l’essentiel

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