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LES TRADUCTEURS de Régis Roinsart : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Les Traducteurs
Père : Régis Roinsart
Date de naissance : 2019
Majorité : 29 janvier 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h45 / Poids : NC
Genre : Thriller

Livret de famille : Lambert Wilson, Olga Kurylenko, Riccardo Scamarcio, Eduardo Noriega, Sidse Babett Knudsen, Alex Lawther, Frédéric Chau, Sara Giraudeau, Patrick Bauchau…

Signes particuliers : Un whodunit qui se perd en route.

9 TRADUCTEURS EN COLÈRE

NOTRE AVIS SUR LES TRADUCTEURS

Synopsis : Neuf traducteurs triés sur le volet sont confinés dans un luxueux bunker afin de traduire le dernier roman d’un auteur très connu en un temps record. Mais malgré ces précautions, les dix premières pages du livre sont dévoilées sur Internet. L’éditeur se retrouve au coeur d’un chantage financier : il doit verser la somme de 5millions d’euros pour que le piratage cesse. La chasse est alors lancée pour découvrir qui est le fautif. 

Huit ans que l’on attendait le retour de Régis Roinsard, cinéaste qui s’est révélé avec son premier long-métrage, l’apprécié Populaire avec Déborah François et Romain Duris. Depuis, plus rien, Roinsard n’avait jamais enchaîné. Il le fait enfin avec Les Traducteurs, thriller ambitieux aux ambitions justement multiples. Il y a d’abord l’envie de signer un véritable dédale cinématographique, un thriller machiavélique où tout n’est qu’illusion et jeux de miroir, où il est impossible de prendre pour acquis chaque ligne de l’histoire. Un pur Whodunit énigmatique où la réponse ne sera dévoilée que dans les toutes dernières minutes. Autre ambition, l’idée de faire un film à onze, avec une impressionnante galerie de comédiens internationaux, chose bien plus difficile qu’il n’y paraît en terme de mise en scène et de gestion des personnages. Le pitch ? Onze traducteurs de différents pays sont réunis dans un bunker pour traduire dans le plus grand secret, le dernier tome d’une saga littéraire à succès. Mais quand les dix premières pages fuitent sur la toile, la course contre la montre commence. Le coupable est forcément dans la pièce…

Sur le papier, tout était réuni pour faire des Traducteurs, un thriller redoutablement haletant, une sorte de toile d’araignée dans laquelle on serait happé et pris dans l’intensité d’un engrenage implacable, avide d’avoir le fin mot de l’histoire. Malheureusement, rien ne va se passer comme espéré pour Régis Roinsart, et pour son film. Premier poids que va se traîner Les Traducteurs comme un boulet au pied, une construction plus que maladroite. Plutôt que de jouer intelligemment la carte du huis clos au suspens palpitant, Les Traducteurs va passer son temps à casser son postulat par différents artifices de mise en scène. A commencer par des aller-retour incessant dans une prison où le personnage de l’éditeur fou incarné par le classieux Lambert Wilson échange avec le mystérieux « coupable » que l’on ne voit jamais, bien évidemment. Un parti pris qui morcelle le film et affaibli sa montée en puissance en brisant les codes du film d’enfermement. Puis Les Traducteurs bascule et quitte définitivement son principe en virant au film de torture puis de vengeance. Trop de choses vont se rencontrer au point de rendre le film branlant, en plus de le faire ronronner. A rechercher constamment la surprise, la bonne astuce de petit malin qui scotcherait le spectateur, Les Traducteurs finit par perdre toute crédibilité et devenir complètement improbable. Comme un puzzle qui s’emboîterait mal.

BANDE-ANNONCE :

Par Wilfried Rennahan

One thought on “LES TRADUCTEURS de Régis Roinsart : la critique du film

  1. Eh bien moi je l’ai trouvé très bien ficelé, ce film ! La gymnastique intellectuelle qu’il nous impose renforce la puissance des situations, malgré des transitions parfois brusques. Cependant, si certains acteurs sont bons, d’autres sont moyens ou même carrément insignifiants. Dommage.

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