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CUBAN NETWORK d’Olivier Assayas : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Wasp Network
Père : Olivier Assayas
Date de naissance : 2019
Majorité : 29 janvier 2020
Type : Sortie en salles
Nationalité : France, Brésil
Taille : 2h05 / Poids : NC
Genre : Thriller, Espionnage

Livret de famille : Penélope Cruz, Édgar Ramírez, Gael García Bernal, Ana de Armas, Wagner Moura…

Signes particuliers : Olivier Assayas a du mal à faire fonctionner son thriller historico-politique.

MIAMI, NID D’ESPIONS

NOTRE AVIS SUR CUBAN NETWORK

Synopsis : Début 90. Un groupe de Cubains installés à Miami met en place un réseau d’espionnage. Leur mission : infiltrer les groupuscules anti-castristes responsables d’attentats sur l’île. 

Olivier Assayas est souvent là où on ne l’attend pas. Et cette fois, il est du côté du thriller politique hispanophone avec Cuban Network, fiction basée sur une histoire vraie qui évoque un réseau d’espionnage cubain installé à Miami dans les années 90 alors que les États-Unis et l’île communiste étaient sous tension. Cuban Network, où Cuba qui espionnait Cuba puisqu’il s’agissait d’infiltrer les groupuscules anti-castristes émigrés sur le sol américain.

Après avoir dirigé (deux fois) Kristen Stewart, Olivier Assayas s’offre cette fois-ci une autre star d’envergure internationale avec la toujours formidable Penélope Cruz, fondue dans une belle distribution latine réunissant Edgar Ramirez, Gaël Garcia Bernal ou encore Ana de Armas. Un casting prestigieux pour un film qui tient essentiellement grâce aux prestations de ses comédiens. Car derrière eux, Assayas a bien du mal à tenir les rênes d’un film qui pêche autant dans sa construction que dans son écriture générale. Cuban Network est orchestré comme une gigantesque toile d’araignée piégeant le spectateur dans un récit voulu haletant et constamment capable de renverser ce que l’on pensait établi et acquis. Surprenant, notamment au détour d’un énorme renversement narratif à mi-parcours, le film d’Olivier Assayas est surtout dense, détaillé, bourré de ramifications et articulé autour de très nombreux personnages, l’histoire essayant de passer de l’un à l’autre avec le maximum de fluidité possible. Mais c’est là où le cinéaste loupe le coche, dans cette fluidité qu’il recherche sans vraiment parvenir à bien la saisir et surtout à la maintenir à la hauteur de l’exigence de ce qu’il raconte. Noyant le spectateur sous un déluge d’informations, Cuban Network devient vite confus, difficile à suivre, et son pari de vouloir surprendre le spectateur en chemin se retourne contre lui, la « bascule » étant fort mal gérée et enfonçant un clou assassin dans une clarté déjà en péril. Alors que le film pâtit de ses (trop) nombreux points de vue qui empêchent de vraiment s’accrocher aux personnages, tous étant finalement presque « secondaires » par manque d’un héros vraiment défini, Cuban Network finit par nous perdre dans son dédale. Ajoutez à cela un point de vue général obscur et l’on obtient un film intéressant mais mal maîtrisé. Et de fait, inabouti.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

One thought on “CUBAN NETWORK d’Olivier Assayas : la critique du film

  1. C’est un peu sévère. La construction est sans doute un peu trop complexe, mais c’est une caractéristique des films noirs (et ce n’est peut-être pas gratuit). Et je trouve les personnages attachants, surtout le couple principal. En plus le côté politique est passionnant.

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