L’INVITATION d’Olivia Wilde : la critique du film

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Nom : The Invite
Mère : Olivia Wilde
Date de naissance : 16 septembre 2026
Type : sortie en salle
Nationalité : USA
Taille : 1h47 / Poids : NC
Genre : Comédie dramatique

Livret de Famille : Seth RogenOlivia WildePenélope Cruz, Edward Norton…

Signes particuliers : Décevant.

Synopsis : Angela et Joe invitent leurs mystérieux nouveaux voisins du dessus à dîner. La soirée va alors rapidement faire voler en éclats toutes leurs certitudes.

NEUVIÈME REMAKE

NOTRE AVIS SUR L’INVITATION

En 2020, le réalisateur espagnol Cesc Gay signait Sentimental, un vaudeville dans lequel un couple en proie à des difficultés conjugales reçoit à dîner leurs voisins du dessus, deux amants super-sexy dont les ébats bruyants les dérangent. La soirée va évidemment déraper. Malgré quelques nominations aux Goyas (et une récompense), Sentimental a vite été oublié. En revanche, il va générer une série de remakes dans le monde entier, de l’Italie à la Corée du Sud, de la Suisse à la Russie, en passant par la France (le médiocre Et plus si affinités), la Tchéquie ou encore le Portugal. Et maintenant les Etats-Unis avec L’invitation, nouveau long-métrage en tant que réalisatrice d’Olivia Wilde, quatre ans après le troublant Don’t Worry Darling. Une Olivia Wilde derrière mais aussi devant la caméra, puisqu’elle y partage l’affiche avec Seth Rogen, face au couple torride Penélope Cruz et Edward Norton.

La plupart des remakes de Sentimental n’ont pas vraiment convaincu. L’invitation ne fait guère mieux à son tour. Au moins, il ne fait pas pire, à l’inverse de notre version française. Si le film d’Olivia Wilde essaie de se montrer piquant et parfois même troublant en mélangeant le rire et le malaise (souvent avec l’idée que le second attire le premier), reste que l’ensemble s’étiole beaucoup trop vite, et ce malgré un rythme d’écriture qui s’efforce d’être incisif. Le principal problème, c’est qu’outre la sensation d’avoir déjà vu ça mille fois, L’invitation donne l’impression de faire constamment du surplace, piétinant tout autour de son sujet sans réellement avoir quelque chose de bien passionnant à raconter. Le film enfonce des portes grandes ouvertes en brandissant un pseudo ton provocateur aussi impressionnant qu’un couvercle de poêlon au milieu d’une guerre au bazooka. Tout cela manque cruellement d’originalité, d’un ton caustique vraiment féroce, de personnages que l’on ne détesterait pas trop, et si Olivia Wilde nous extirpe quelques sourires fugaces, sa proposition -interprétée avec cabotinage- ne marque jamais. Pire, elle finit par ennuyer.

 

Par Nicolas Rieux

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