DJANGO TIRE LE PREMIER (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Django Spara per Primo (aka Django shoots first)
Père : Alberto De Martino
Livret de famille : Glenn Saxson (Django), Fernando Sancho (Gordon), Ida Galli (Jessica), Nando Gazzolo (Cluster), Erika Blanc (Lucy), José M. Martin (Ringo), Guido Lollobrigida (Ward)…
Date de naissance : 1966
Nationalité : Italie
Taille/Poids : 1h23 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Un western agréable, léger et sympathique, avec tous les éléments du genre entre trahison, fusillade, romance et humour.

Signes particuliers (-) : Très mineur. Assez basique et cliché, pas un grand représentant du genre.

 

DJANGO CHAINED…

Résumé : Django croise et tue dans le désert un chasseur de prime qui venait d’exécuter son père. saisissant l’occasion, il se dirige vers la ville voisine, le cadavre de son père avec lui, pour empocher ironiquement la prime à tant qu’à faire. Sur place, il en découvre des belles et notamment, qu’il serait propriétaire de la moitié de la ville mais qu’il est en passe d’être spolié au niveau d’une histoire d’héritage…

Django est le prénom le plus utilisé dans l’univers du western. Il personnalisait à lui seul un type de personnage, sorte de justicier involontaire errant, toujours au mauvais endroit, au mauvais moment, mais du coup se retrouvant toujours dans des histoires ou aventures dont il ressortait à moitié héros/moitié anti-héros. En 1966, l’italien Sergio Corbucci allait donner ses lettres de noblesse au personnage de Django avec son chef d’œuvre sobrement intitulé… Django. Interprété par Franco Nero, le film gagna la réputation de western spaghetti le plus violent jamais fait à l’époque. Le succès du film amorcera une vague de plus d’une trentaine de productions réutilisant à tout-va le personnage de Django dans différentes intrigues. Parmi elles et parmi les premières productions dégainées surfant sur le phénomène, Django tire le premier, film du nanardeux transalpin Alberto de Martino (Le Triomphe d’Hercule, Holocauste 2000, L’Antéchrist ou l’affreusement rigolo L’incroyable Homme Puma) avec Glenn Saxson en vedette, acteur dont la carrière n’a jamais vraiment décollé et on comprend assez facilement pourquoi vu son jeu tout en… »finesse ». Entouré de quelques figures de la série B du genre à l’italienne comme Guido Lollobrigida, cousin de Gina, Fernando Sancho (dont la carrière erre dans la série B entre westerns, films d’aventures bis ou d’horreur) ou José Manuel Martin (grosse activité dans le western spaghetti) et des belles Erika Blanc (Opération Peur de M. Bava) et Ida Galli, Saxson est donc chargé de donner vie à une nouvelle aventure tout en humour, en amour et en fusillades de notre célèbre pistolero de l’Ouest, ultra-rapide.

On est très loin du film de Corbucci cette fois avec De Martino qui signe un film plus léger, plus divertissant et plus mécanique aussi. Le metteur en scène ne recherche pas vraiment la qualité mais surfe essentiellement sur une tendance à la mode (comme il l’a fait durant toute sa carrière) en faisant le boulot pas trop maladroitement. Il nous pond une série B correcte, n’allant pas chercher bien loin, ne proposant pas grand-chose de bien transcendant dans le genre mais faisant passer un agréablement moment à tout amateur de westerns. Django tire le premier est construit sur des bases simples mais qui ont façonné le genre : mésaventure, honneur, argent, trahison, et romance. Tout est finalement assez banal dans un western pas forcément mémorable mais au moins sympathique et qui se regarde sans voir le temps passer, au son d’une splendide BO composée par Bruno Nicolai. Alors pour ceux qui viendraient tout juste de se prendre la baffe tarantinesque avec son Django Unchained, n’hésitez pas à vous faire un petit moment de nostalgie en repartant dans les anciens. Si le Corbucci reste la perle au sommet de la montagne et le film à privilégier, le plaisir peut-être prolongé ensuite avec celui-ci, qualitativement pas extra mais attachant.

A défaut de trailer, la magnifique BO du film :

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