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ROAD HOUSE de Doug Liman : la critique du film [Prime Video]

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Nom : Road House
Père : Doug Liman
Date de naissance : 21 mars 2024
Type : Disponible sur Amazon Prime Video
Nationalité : USA
Taille : 1h54 / Poids : NC
Genre : Action

Livret de Famille : Jake GyllenhaalConor McGregorDaniela Melchior, Jessica Williams..

Signes particuliers : 50% fun, 100% con. 

Synopsis : Dalton, un ancien combattant de l’UFC tente d’échapper à son sombre passé et à son penchant pour la violence, dans ce film d’action bourré d’adrénaline. Dalton se débrouille à peine avec la réputation qui lui colle à la peau lorsqu’il est repéré par Frankie, propriétaire d’un relais routier dans les Keys de Floride. Elle l’engage comme nouveau videur dans l’espoir d’empêcher un gang violent, travaillant pour le patron du crime Brandt, de détruire son bar bien-aimé. Même à cinq contre un, l’équipe de Brandt ne fait pas le poids face aux compétences de Dalton. Mais les enjeux deviennent de plus en plus importants avec l’arrivée de Knox, l’impitoyable tueur à gages. Alors que les bagarres brutales et les effusions de sang s’intensifient, les Keys tropicaux s’avèrent plus dangereux que tout ce que Dalton a pu affronter dans l’octogone.

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NOTRE AVIS SUR ROAD HOUSE

S’il y a bien un acteur fantastique dont on a beaucoup de mal à lire la trajectoire professionnelle, c’est Jake Gyllenhaal. Monstre de talent, le bonhomme qui a accumulé les prestations admirables et saluées n’a de cesse depuis quelques temps de se confondre dans des films insignifiants (au mieux) ou des navets (au pire). Avec visiblement un léger appétit pour les remakes. Après The Guilty puis Ambulance (on ne compte pas Brothers, c’était il y a longtemps), Jake Gyllenhaal vient traîner sa carcasse charismatique dans Road House, remake 2024 du classique des 80’s signé Rowdy Harrington avec Patrick Swayze. Réalisé par un spécialiste de l’action en la personne de Doug Liman (Mr & Mrs Smith, le premier Jason Bourne, Edge of Tomorrow), Road House prend quelques libertés avec l’original mais garde l’idée générale. Un homme adroit de ses poings est engagé pour assurer la sécurité d’un bar malfamé dans un bled lointain. Arrivé sur place, il se rend compte que la ville est sous l’emprise de criminels qui font régner la terreur.

Et roule ma poule pour 2 heures de castagne où ça défonce sèchement du nez et des rotules. D’autant que Jake Gyllenhaal -tout en muscles apparents- incarne un ancien combattant d’UFC retiré des rings depuis un drame survenu lors de son dernier combat. Une différence avec l’original, pas la seule cela dit. A défaut d’être bon, Road House trouve au moins dans ce ressort scénaristique, de quoi envoyer le pâté question action. Problème, c’est aussi dans le pâté que rétropédale son intrigue, tellement lisible que le spectateur a constamment 2 coups d’avance sur l’histoire. Prévisible à mort et hyper-programmatique, Road House n’a pas grand-chose à défendre côté scénario. On ne va pas se mentir, le film de Doug Liman est con comme la lune et ne cherche jamais à élever le niveau plus haut que les genoux émiettés qu’il s’amuse à filmer. Cette fadeur narrative couplée à une artificialité constante rend le film très vide, là où le premier avait le mérite d’avoir pour lui une ambiance un peu plus sombre. Cette version 2024 n’a rien… si ce n’est des bagarres épiques.

Mais même de ce côté là, Road House ne révolutionnera certainement pas le genre, bien au contraire puisqu’il vient d’inscrire dans la continuité d’un néo-style d’action très « tendance » popularisé par des John Wick et autre Kingsman (et repris par des Atomic Blonde, Bullet Train, Argylle et on en passe) à base de violence sèche, de défonçages de gueule stylisés et d’humour second degré jaillissant des affrontements épiques. Un cocktail parfaitement incarné par exemple par Conor McGregor, l’ancien légendaire champion d’UFC, dont le personnage caricaturalement taré est peut-être ce que le film offre de plus marrant à voir.

Au final, on prend un léger plaisir désintéressé à suivre la trajectoire bastonneuse de ce videur de bar improvisé et reconverti en sauveur de la veuve et de l’orphelin. Le film de Doug Liman affiche des faiblesses congénitales (disons même qu’il est une faiblesse tout court) mais dans sa médiocrité évidente, s’extirpe un certain capital fun quand ça y tabasse sévère et que l’on se marre un peu (McGregor est vraiment une régalade). C’est globalement pas bon et d’un non-intérêt absolu (à l’image de sa pseudo love story débile à souhait) mais son efficacité intermittente lui sauve les miches des tréfonds de la purge.

 

 

Par Nicolas Rieux

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