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ASTRID de Pernille Fisher Christensen : la critique du film

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Spectateurs

La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Unga Astrid
Mère : Pernille Fisher Christensen
Date de naissance : 2018
Majorité : 08 mai 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Danemark
Taille : 2h03 / Poids : NC
Genre : Drame, Biopic

Livret de famille : Alba August, Maria Bonnevie, Trine Dyrholm…

Signes particuliers : Un biopic intéressant mais qui manque d’hardiesse.

ET ASTRID CRÉA FIFI BRINDACIER

LA CRITIQUE DE ASTRID

Synopsis : En 1920, Astrid Lindgren a 16 ans et des rêves plein la tête. Elle décroche un travail de secrétaire dans un journal local, tombe amoureuse de son patron, se retrouve fille-mère. Talentueuse et résiliente, libre et déterminée, elle inventera des héroïnes à son image, dans des romans qui la rendront célèbre.

Peu connaissent le nom d’Astrid Lindgren et pourtant, beaucoup connaissent la partie immergée de son œuvre. La romancière suédoise est tout simplement la quatrième auteure de livres pour enfants la plus traduite dans le monde derrière Blyton, Andersen et les frères Grimm, et c’est à elle que l’on doit notamment l’incontournable et emblématique Fifi Brindacier. Réalisé par Pernille Fisher Christensen, Astrid se fait l’écho de l’histoire mouvementée de l’écrivaine et se focalise plus particulièrement sur sa jeunesse, là où l’on trouve les clés pour comprendre les subtilités de son œuvre, autant que son engagement reconnu en faveur des droits des enfants.

L’intérêt du film biographique de Pernille Christensen tient dans l’idée d’avoir évité l’écueil du biopic factuel déroulant un panorama linéaire de la vie de la romancière Astrid Lindgren. A ce procédé très classique, la réalisatrice a préféré se concentrer sur une partie spécifique de sa vie, période de sa jeunesse où elle a quitté l’adolescence pour entrer violemment dans l’âge adulte et qui va expliquer à elle-seule toutes les thématiques qui jalonneront son œuvre à venir. Le film use de l’artifice habituel du flashback, partant d’une Astrid Lindgren vieillissante lisant des lettres de jeunes admirateurs pour remonter le fil de son lointain passé, quand elle tombera enceinte de son patron déjà marié. Une situation mal vue et mal venue à l’époque, qui va la conduire sur le chemin d’un drame bouleversant. Cette idée narrative d’avoir mis en parallèle des lettres d’enfants lui parlant de son œuvre inspirante et son passé torturé va se transformer alors en une belle explication de texte montrant à quel point le vécu anticonformiste de l’auteure va se retrouver dans son travail littéraire, Fifi Brindacier et d’autres n’étant que des héroïnes à son image, libres, intrépides, déterminées, et défiant les conventions. On regrettera seulement que le film n’affiche pas le caractère frondeur de son héroïne-sujet et se contente de baigner dans un classicisme un peu trop sage. Reste la belle performance d’Alba August (fille du réalisateur Bill August) qui brille et fait une magnifique Astrid Lindgren de cinéma.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

One thought on “ASTRID de Pernille Fisher Christensen : la critique du film

  1. Un très beau portrait de femme? Quelle modernité et quelle courage pour s’assumer ainsi. Tien n’est caricatural, les parents ne peuvent faire autrement, le point de l’église…Dans les années 30 il en fallait du courage pour et de l’abnégation pour être Astrid. Courrez voir ce très joli film et sa superbe actrice.

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