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FUGUE d’Agnieszka Smoczynska : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Fugua
Mère : Agnieszka Smoczynska
Date de naissance : 2018
Majorité : 08 mai 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : Pologne
Taille : 1h40 / Poids : NC
Genre : Drame

Livret de famille : Gabriela Muskala, Lukasz Simlat, Malgorzata Buczkowska…

Signes particuliers : Une réflexion sur l’identité.

A LA RECHERCHE DE SOI

LA CRITIQUE DE FUGUE

Synopsis : Alicja a perdu la mémoire et ignore comment elle en est arrivée là. En deux années, elle parvient à se reconstruire et ne souhaite plus se remémorer le passé. Quand sa famille la retrouve enfin, elle est contrainte d’endosser les rôles de mère, de femme et de fille auprès de parfaits inconnus. Comment réapprendre à aimer ceux que l’on a oubliés. 

Comment réapprendre à aimer ceux que l’on a oubliés ? C’est la question que pose l’histoire de Fugue, drame polonais de la réalisatrice Agnieszka Smoczynska (The Lure) qui avait fait parler de lui l’an passé dans le cadre de la Semaine de la Critique à Cannes. Fugue raconte l’histoire d’Alicja, une femme qui a perdu la mémoire et qui retrouve les siens après deux années d’absence. Sa famille, son mari, son fils, ses proches, tous sont pour elles des étrangers désormais.

Les trois grandes forces du film d’Agnieszka Smoczynska sont d’une part sa mise en scène, d’autre part la profondeur de son écriture et enfin son éblouissante comédienne. Un trio gagnant qui participe à faire de cette œuvre pas forcément aimable de prime abord, un drame intense, tantôt lancinant tantôt oppressant, qui happe le spectateur dans son vertige mémoriel. La mise en scène tout d’abord. Smoczynska compose son film dans une vision du cinéma à cheval entre minimalisme radical et poussées d’esthétisation soudaines, discrètes et fascinantes. Un entredeux qui sied finalement bien à cette œuvre étrange, insaisissable, dont les images marquent et nourrissent sans cesse un scénario à l’écriture fine, laissant parler autant ses dialogues brutaux que ses silences lourds de sens. Et pour illustrer cette dynamique artistique, Gabriela Muskala, comédienne investie de tous les plans, qui apporte force et présence et jouant une partition dingue entre froideur distancée et émotion à fleur de peau pour matérialiser cette réflexion sur l’identité.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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