ADAM’S APPLE (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Adams æbler
Père : Anders Thomas Jensen
Livret de famille : Ulrich Thomsen (Adam), Mads Mikkelsen (Ivan), Nicolas Bro (Gunnar), Ali Kazim (Khalid), Nikolaj Lie Kaas (Holger), Ole Thestrup (Kolberg), Paprika Steen (Sarah)…
Date de naissance : 2005
Nationalité : Danemark, Allemagne
Taille/Poids : 1h34 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Un brillant OVNI décalé venu du Danemark. Féroce et singulier, une comédie noire et acerbe sur la religion.

Signes particuliers (-) : La mécanique du grotesque recherchée à tout prix, peut finir par lasser sur la durée.

 

POMME D’AMOUR

Résumé : Ivan dirige une paroisse accueillant des anciens taulards avec la volonté de leur venir en aide pour se réinsérer et changer de vie. C’est ainsi qu’Ivan accueille Adam lorsqu’il débarque avec son look de néo-nazi…

La vitalité du cinéma danois pour explorer de nouveaux horizons, de nouveaux styles, de nouvelles thématiques, n’est plus à prouver depuis des lustres. Le pays nordique, célèbre pour son immense cinéaste visionnaire Carl Theodor Dreyer, pour son déjanté et expérimental Lars Von Trier et son stylistique dogme95, affiche une forme exceptionnelle depuis le début des années 2000. Lars Von Trier en figure de proue ayant attiré les projecteurs sur un pays discret dans lequel a pu s’épanouir des réalisateurs de grands talents comme Thomas Vitenberg (Festen) ou Nicolas Winding Refn (Pusher, Drive). Et dans le sillage de ces noms plus connus, Anders Thomas Jensen, auteur du réputé Les Bouchers Verts et de ce Adam’s Apples en 2006 avec en co-vedette, la révélation de la trilogie Pusher, j’ai nommé Mads Mikkelsen en pasteur étrangement énervant.

Sur le mode de la comédie noire grinçante, Adam’s Apple est le récit d’une opposition physique et idéologique. Physiquement, le violent Adam s’oppose au pieux Ivan mais ce duel humain prend des allures de combat spirituel entre le bien et le mal, entre la vertu et l’égoïsme, entre la nature sombre de l’homme affichée ouvertement et les apparences de gentillesse sociale masquant parfois des facettes bien plus tordues. Car c’est au final ce que l’on se demande dans cette biblique rivalité où deux antagonismes avancent en affichant les valeurs et idéologie qu’ils représentent avant que les cartes ne se brouillent. Qui des deux est finalement le plus taré, le plus instable, le plus dérangé ?

A la fois cynique, pessimiste et désespéré et pourtant par ailleurs lumineux, Adam’s Apple, gentil OVNI original se veut une comédie décalée à l’humour bien particulier et fortement irrévérencieux. Et dans cette histoire de rédemption aux trajectoires croisées, mêlant loufoque et excentricité mordante, Jensen rend homme un combat descendant des cieux pour s’incarner sur terre et permettant au passage, de passer au crible le fanatisme et l’extrémisme religieux. Décapant et bien ironique.

Bande-annonce :

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