SHERLOCK HOLMES (critique)

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Carte d’identité :
Nom : Sherlock Holmes
Père : Guy Ritchie
Livret de famille : Robert Downey Jr (S. Holmes), Jude Law (Dr Watson), Mark Strong (Blackwood), Rachel McAdams (Irene), Kelly Reilly (Mary), James Fox (Sir Thomas), Eddie Marsan (Lestrade)…
Date de naissance : 2009
Nationalité : Etats-Unis, Australie, Angleterre
Taille/Poids : 2h08 – 90 millions $

Signes particuliers (+) : Une relecture des aventures du détective anglais pleine de peps et de bonne humeur avec tout ce qu’il faut de folie et d’inventivité. Une réussite.

Signes particuliers (-) : On est quand même bien loin du chef d’oeuvre de Billy Wilder.

 

LONDON CALLING

Résumé : Le célèbre détective Sherlock Holmes capable de percer n’importe quel mystère, doit avec l’aide de son fidèle associé le Dr Watson, faire face à une panique générale sur Londres. Le diabolique Lord Blackwoord, adepte de magie noire et de rituels sacrificiels, annonce lors de son exécution qu’il reviendra d’entre les morts pour se venger. Et il semblerait qu’il disait vrai…

On pensait le cancre Guy Ritchie totalement perdu, abandonné à sa triste nullité et dans l’incapacité d’étonner un jour. Et pourtant, comme quoi tout peut arriver. Délaissant son horripilant style nauséeux comme un mauvais trip sous acide et qui lui aura pourtant valu un certain succès auprès de ses adeptes, avec ses Snatch, Arnaque, Crimes et Botanique et autres Revolver ou RocknRolla, le cinéaste, qui s’était résumé en un film exemplaire avec le nanardesque A la Dérive, campé par sa compagne Madonna, se voit confié l’adaptation des aventures du grand Sherlock Holmes.

Le plus fin des détectives anglais n’aura pourtant jamais vraiment eu droit à un traitement lui rendant pleinement hommage au cinéma malgré ses 204 apparitions cinématographiques, faisant de lui le personnage le plus utilisé dans le septième art. Sa jeunesse avait fait l’objet du délicieux Young Sherlock Holmes produit par Amblin dans les années 80 mais une version moderne remettant  un peu le personnage dans la lumière après avoir été délaissé ces dernières années, ne pouvait que faire du bien et éventuellement permettre de lancer une nouvelle franchise.

Si la présence de Guy Ritchie en capitaine du navire avait donc de quoi terrifier, Sherlock Holmes est finalement une surprise inattendue, loin des blockbusters ultra-codifié et formaté sans pour autant tomber dans la singularité du style du réalisateur anglais. Et Ritchie de prouver que non, divertissement ne rime pas forcément avec insipidité !

Original, inventif, virevoltant, emballé avec vivacité et énergie sans pour autant tomber dans la surdose et la surenchère, Sherlock Holmes surprend par son élégant et parfait mariage entre modernité stylistique efficace et charme rétro de l’Angleterre du XIXème. Un mélange apportant un nouveau regard sur le personnage sans pour autant le dénaturer. Mené par une musique entraînante et un tandem délicieux duquel émerge un Robert Downey Jr en plein renouveau de carrière (pour notre plus grand bonheur) et qui semble s’éclater comme un gosse, ce Sherlock Holmes nouvelle formule évite la grosse production désincarnée et se regarde comme un agréable divertissement jubilatoire. Une belle réussite surprise.

Bande-annonce :

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