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THE DOORMAN de Ryûhei Kitamura : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : The Doorman
Père : Ryûhei Kitamura
Date de naissance : 2019
Majorité : Inconnue
Type : sortie inconnue
Nationalité : USA
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Thriller d’action

Livret de Famille : Ruby Rose, Jean Reno, Aksel Hennie…

Signes particuliers : Rien que l’affiche, on aurait dû se barrer dans l’autre sens…

 

 

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NOTRE AVIS SUR THE DOORMAN

Synopsis : Une membre des Marines, après avoir vécu des événements traumatisants, est de retour chez elle. Devenue concierge d’un immeuble new-yorkais, elle va se retrouver confrontée à des mercenaires bien décidés à mettre la main sur une précieuse œuvre d’art. 

Ruby Rose et Jean Reno dans un thriller d’action de série B à la Die Hard sorti directement en digital aux Etats-Unis sans passer par la case cinéma. Franchement, on ne va pas se mentir, il y a suffisamment d’alertes rouges dans cette phrase pour se dire qu’il ne faut pas y aller. Non, non, non… Noooooooon… Bon allez ok on le tente, mais vraiment parce que c’est Ryûhei Kitamura qui réalise (Versus, Azumi, Midnight Meat Train, No One Lives) et comme on aime bien le bonhomme et sa propension à la folie…

Pour la faire courte (en même temps le film ne mérite pas vraiment qu’on développe une critique vu que lui ne se fait pas chier à développer un script), The Doorman aurait adoré qu’on le compare à du Die Hard moderne #MeToo avec son héroïne super-balèze qui défonce du mercenaire à gros bras. Malheureusement, on oublie vite Die Hard, le résultat ressemble plus à du Steven Seagal au féminin. Calé confortablement en mode faiseur qui prend son chèque et « basta on m’oublie », Kitamura est venu avec son savoir-faire en matière d’action et livre le strict minimum syndical pour illustrer le script pondu par trois tocards (ouais, ils s’y sont mis à trois quand même pour nous raconter une histoire pourtant très très allégée en matières grasses). Une ex-Marine traumatisée se reconvertit en concierge dans un immeuble new-yorkais. Comme par hasard, elle atterrit dans l’immeuble où vit son veuf de frère et ses deux enfants et comme par hasard, une armée de méchants mercenaires débarque et prend tout le monde en otage car dans les murs de l’appartement du frère veuf, des tableaux de maître auraient été planqués par un ancien officier allemand. Évidemment notre concierge ex-Marine va pas se laisser faire… Et c’est parti pour une chasse à l’homme la femme en huis-clos dans l’immeuble pendant 1h30. Mais attention, sans l’humour et l’originalité de Die Hard, sans le charisme de Bruce Willis (faudra se contenter de la mâchoire serrée de Ruby Rose ou des yeux de cocker battu de Jean Reno) et enfin sans la classe de la mise en scène de John McTiernan… En gros, The Doorman mérite bien son statut de DTV. Platitude et prévisibilité sont les deux crédos d’un nanar qui se regarde avec la même excitation qu’un rendez-vous « prostate » chez le toubib.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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