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SKYFIRE de Simon West : la critique du film

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : Skyfire
Père : Simon West
Date de naissance : 2019
Majorité : Indéterminée
Type : Indéterminée
Nationalité : Chine, USA
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Film catastrophe

Livret de Famille : Jason Isaacs, Hannah Quinlivan, Xueqi Wang…

Signes particuliers : Si l’on se fie à l’affiche, ça sent la daube. Si on voit le film… aussi.

 

 

ERRUPTION NANARDESQUE

NOTRE AVIS SUR SKYFIRE

Synopsis : Un volcan qui est au milieu d’un parc à thème se réveille. Un jeune scientifique doit convaincre le propriétaire du site touristique d’évacuer l’île de ses visiteurs avant qu’il ne soit trop tard…

Nooooon mais qui revoilà ? Simon West ?? Le grand retour de la légende du navet ?!! Pendant que Netflix s’échine à attirer les plus grands cinéastes de la planète, le cinéma chinois s’évertue lui à récupérer les zonards américains (ou assimilés) dont les carrières patinent parce que leur nullité commence à se voir après quelques années d’esbroufe. Depuis quatre ans, le tâcheron Renny Harlin est parti bosser dans l’Empire du Milieu. Tranquillou Bilou et bien payé, il diffuse son expérience des blockbusters hollywoodiens dans le cinéma local et enchaîne les productions de premier plan (la comédie policière à succès La Filature, le bide intégral Legend of the Ancient Sword ou la pâle copie de Die Hard Funeral Killers). Après Harlin, c’est au tour du non moins tâcheron Simon West de faire la traversée du globe pour aller titiller du blockbuster à la chinoise. Comme Harlin, il a enchaîné les sous-productions bidons depuis son calamiteux Expendables II et ce n’est pas demain la veille qu’on va lui confier un film de premier plan. Le voilà servi avec Skyfire. Le cinéma chinois a déroulé le tapis rouge au paternel du fendard Les Ailes de l’enfer (on se calme, le gars est aussi responsable du premier Lara Croft et du remake de Terreur sur la ligne) qui se retrouve aux manettes d’un gros film catastrophe prêt à envoyer du cataclysme par kilotonnes. L’histoire ? Elle est simple et lui a été livrée clé à main. Sur une île paradisiaque, un riche entrepreneur ricain a construit un parc à thème révolutionnaire sur les volcans. Problème, malgré les alertes d’une scientifique, le volcan de l’île va se réveiller brutalement.

Lancé sur les écrans juste avant le premier confinement, Skyfire a été un gros succès en Chine, le public y étant toujours avide de grosses machines ultra-spectaculaires faites maison. Il faut avouer que de la première à la dernière minute, Skyfire ne lésine pas sur le pâté et envoie tout ce qu’il a dans le coffre avec des ingrédients qui ont fait leurs preuves, de l’action, de l’action et de l’action. Et un scénario ? Bah non, pourquoi faire. Après tout, les gens ne veulent pas d’un « scénario », ils veulent juste des images qui défouraillent la rétine. On a un pitch, ça suffira, on se démerdera avec. Et voilà que le bûcheron Simon West sort sa tronçonneuse à images et expédie son blockbuster avec les moyens techniques à disposition. Skyfire est une série B bodybuildée à coup d’amphétamines bon marché, du genre gaulée comme Christophe Willem mais qui voudrait se mesurer à Mister T. Et même si elle essaie de faire illusion, elle ne trompe personne. Le film empile les scènes spectaculaires en faisant fi du grotesque du haut de ses SFX commandés chez Lidl, lesquels sont injectés sur des fonds verts dégueulasses et des décors en studio aussi crédibles que Donald Trump sur Twitter. Mention à ce générique de fin constitué d’images de making-of enfonçant le clou sur la cheaperie du bousin. Des images pas loin de l’involontairement comique, de surcroît entrecoupées du clip officiel du film à vous refiler une otite foudroyante.

Concrètement, Skyfire se voudrait fun avec son spectacle aux allures de croisement génétique entre Le Pic de Dante et Jurassic Park avec un peu du Pompéi de Paul WS Anderson. Mais servi par une plâtrée de comédiens pour qui l’Actor’s Studio doit être le nom d’une boutique de tirage de photos, Skyfire est une belle foirade sino-yankee comme on en voit que dans les bacs à DTV en promo à 1€ (ou l’après-midi sur SyFy Channel). D’une débilité aussi profonde que l’antre de son volcan numérique (construire un parc à thème au pied d’un volcan actif, bah bien sûr mon nigaud), le gloubi-boulga thermonucléaire de Simon West est trop consternant pour être réellement fun. Personnages faiblards et/ou inexistants, intrigue bâtie à coups de pelle à tarte, CGI immondes, comédiens en-dessous du niveau de la mer (même le sympathique Jason Isaacs)…Finalement, mieux vaut se repayer un tour de Greenland, seul bon blockbuster vraiment fun de l’année 2020.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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