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VELVET BUZZSAW de Dan Gilroy : la critique du film [Netflix]

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : Velvet Buzzsaw
Père : Dan Gilroy
Date de naissance : 2018
Majorité : 1er février 2019
Type : Sortie Netflix
Nationalité : USA
Taille : 1h52 / Poids : NC
Genre : Thriller, Epouvante

Livret de famille : Jake Gyllenhaal, Billy Magnussen, Toni Collette, John Malkovich, Rene Russo, Natalia Dyer, David Deegs…

Signes particuliers : De bonnes idées pour un résultat raté.

L’ART CONTEMPORAIN, C’EST MORTEL !

LA CRITIQUE DE VELVET BUZZSAW

Synopsis : Le thriller Velvet Buzzsaw se déroule dans le milieu de l’art contemporain à Los Angeles, où artistes et collectionneurs richissimes sont prêts à débourser des fortunes pour des pièces pouvant rapporter gros.

Cinq ans après l’excellent Night Call, le réalisateur Dan Gilroy retrouve Jake Gyllenhaal pour une virée conjointe du côté du film de genre sur l’aire de jeu qu’est Netflix. Avec Velvet Buzzsaw, Gilroy s’intéresse au fonctionnement de ce petit microcosme qu’est l’art contemporain. Artistes, collectionneurs, critiques d’art, directeurs de galeries, conservateurs et agents, voilà de quoi est composé le petit monde de Velvet Buzzsaw, petit monde qui va s’agiter quand une mystérieuse œuvre fascinante est découverte. Mais rapidement, ce sont ses pouvoirs étranges qui vont inquiéter alors qu’une série de morts est recensée autour d’elle…

Il y a du jubilatoire dans Velvet Buzzsaw, au moins autant qu’il y a de la déception couplée à une forme de frustration de voir l’immense potentiel du film de Gilroy sacrifié sur l’autel d’une œuvre inégale et bancale. Dès les premières minutes, on est happé par cet univers étrange et méconnu, dont la cruauté et le cynique sont présentés entre humour et férocité. Gilroy emploie un ton grinçant pour dresser son portrait, Jake Gyllenhaal -notre véhicule d’entrée- régale avec son délicieux cabotinage comique, idem pour les seconds rôles qui tournent autour de lui (René Russo, John Malkovich, Toni Colette) et Velvet Buzzsaw parvient à nous embarquer dans l’originalité de son monde, de son ton et de sa démarche proche de la douce folie pop-décalée. Alors plus proche de la comédie portraitiste mordante, égratignant un milieu replié sur lui-même en pointant du doigt ses travers parfois ridicules voire pathétiques, Velvet Buzzsaw amuse avec ses interactions jubilatoires, ses échanges vifs, ses coups bas et son esprit un brin loufoque. Mais progressivement, Dan Gilroy introduit l’argument principal de son film, à savoir la part d’épouvante qui est censée en faire un thriller horrifique. Malheureusement, c’est là que Velvet Buzzsaw dérape. Le cinéaste ne réussit jamais à faire jaillir l’atmosphère malsaine et angoissante qu’il cherche à cultiver. Aucun suspens ni aucune tension ne parviennent à naître et au final, on en vient à se dire que le film était bien meilleur quand il se cantonnait à la satire, juste avant de s’aventurer sur le terrain du genre qu’il ne maîtrise de toute évidence pas, en plus de maladroitement l’emboîter au reste.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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