MY LADY de Richard Eyre : la critique du film
Sortie cinéma

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Carte d’identité :
Nom : The Children Act
Père : Richard Eyre
Date de naissance : 2017
Majorité : 1er août 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : Angleterre
Taille : 1h42 / Poids : NC
Genre
: Drame

Livret de famille : Emma Thompson, Stanley Tucci, Fionn Whitehead, Ben Chaplin…

Signes particuliers : Un film trop mal informé sur son sujet pour avoir une quelconque crédibilité.

EMMA THOMPSON, JUGE OU COUPABLE ?

LA CRITIQUE DE MY LADY

Résumé : Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

Après L’Affranchie l’an passé, My Lady cette année. A croire que le cinéma s’est donné une mission d’utilité publique pour dézinguer les Témoins de Jéhovah. Sauf qu’encore une fois, ce sont des généralités de bas étages qui sont véhiculées, et la crédibilité du film de Richard Eyre emmené par Emma Thompson s’en trouve vite entamée, sauf pour les profanes qui prendront sûrement pour acquis les idées reçues encore une fois étalées sans vergogne. C’est peut-être le plus grave dans l’histoire.

Au cœur de My Lady, un cas de justice. Hospitalisé pour une grave leucémie, un adolescent de 17 ans refuse d’être transfusé sur la foi de ses convictions religieuses. L’hôpital fait appel à une juge de la Cour pour trancher sur la situation et lui accorder le droit de passer outre la décision des parents et du jeune garçon concerné. Doit-on respecter le droit moral de l’individu ou le contraindre pour son bien supposé ? Telle est la question en suspens. Et Richard Eyre de faire mine de poser un débat non sans une pointe d’hypocrisie car au fond, c’est un débat auquel il n’a jamais eu l’intention de répondre, My Lady étant clairement partisan et son propos intentionnellement sans appel. Par la manière dont il va basculer dans le drame à visée lacrymale, le cinéaste prouve cette triste volonté d’éviter la confrontation idéologique passionnante, au profit d’un mélo tragique à charge. D’autant que dans son final, My Lady remet en question ses positions mais se garde bien de le mettre en exergue pour éviter de se casser la gueule et faire chuter son propos. Les rares tentatives d’ouvrir la discussion de manière honnête et impartiale se limitent au final à une pauvre scène de tribunal expédiée sans ménagement. Quoi de plus normal, la seule intention du récit se cantonnant à justifier sa diatribe envers les Témoins de Jéhovah, diatribe essentiellement élaborée sur des clichés traduisant une méconnaissance terrible du sujet auquel le film se frotte.

Que dirait-on d’un film ou un enfant musulman meurt victime d’un malaise hypoglycémique en plein ramadan ? Que dirait-on d’un film présentant tous les prêtres comme des pédophiles dangereux pour la jeunesse ? Que dirait-on d’un film sur un enfant passant une nuit dehors par -15° parce qu’il n’a pas le droit s’ouvrir la porte électrique de son immeuble un soir de Shabbat ? On parlerait de caricature grotesque et on s’indignerait des raccourcis employés pour en venir à une finalité critique. Dès lors, pourquoi accepter cela d’un film contre les Témoins de Jéhovah, à demi-mots encore une fois présentés comme un exemple de secte (c’est une religion, pas une secte, il serait bien de l’assimiler une bonne fois pour toute ou de réviser la définition du dictionnaire). Quand on s’attaque à quelque-chose, il est important d’être bien informé pour éviter de dire des âneries. Richard Eyre aurait bien fait de mieux travailler sa copie, qui coule à pic dans le fond comme dans la forme d’ailleurs. Car sur un plan purement cinématographique, My Lady est d’une pauvreté affligeante. Richard Eyre est un metteur en scène de théâtre, et ça se voit tant son film est d’un statisme mortifère, se limitant à une illustration des plus basiques. Seule maigre satisfaction, une Emma Thompson toujours aussi impeccable et le regard intimiste d’un couple à la dérive (une des sous-intrigues du film) sacrifié sur l’autel d’un métier trop prenant. Intéressant mais encore une fois, Richard Eyre et sa passivité d’illustrateur n’arrive pas à saisir à vif ce déclin amoureux.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

18 commentaires à propos de “MY LADY de Richard Eyre : la critique du film
Sortie cinéma

  1. Bonjours
    pardon pour les fautes que je fait. Je suis pas témoins mais musulman et j’ai vécu en Syrie , je suis né la bas. je trouve que vous été trop sur eux il y a des problème plus important qui font des millier de victimes dans ma religion, il tue des village entier tout les jours , j’ai perdu tout ma famille et vu ma mère mourir devant moi il me reste plus que ma tante et on a eu la chance de pouvoir venir en france . J’ai vu que certain pays persécuté des religions car il les aimer pas . Je trouve ça triste que dans des pays où il se batte pour la liberté vous voulais le contraire. avant d’être méchant oublier pas c’est des humaine comme vous. J’aurais voulu voir un film une fois qui dénonce ceux que fait l’état ou les faux musulmans font pourtant c’est accepter que il tue des million de gens sans réfléchir . jeté des bombe sans réfléchie sans regarde que il y a des enfants qui meurt aussi et beaucoup plus . Il y a des gens méchant et bien dans tout les religions faut pas généraliser tout le monde

  2. Vous avez été TJ pendant 25 ans…Vous en avez mis du temps à comprendre avant d’en sortir ! En tous cas, concernant l’ignorance dans laquelle les membres seraient soi-disant gardés, on voit bien que vous ne vous êtes pas documentés. Les TJ sont probablement plus informés sur les alternatives à la transfusion et autres pbs médicaux que certains médecins. Je l’ai moi-même constaté.

  3. les chiens aboient, la caravane passe…. Ils verront bien dans quelques temps qui est du bon côté. Pas la peine de perdre son temps a s’offusquer.

  4. Franchement, voilà la critique la plus bête que j’aie jamais lu à propos d’un film. D’ailleurs tout le site me semble être tenu par de parfaits incultes, qui s’auto proclament amoureux de cinéma mais ne sont pas fichus d’analyser correctement des plans, de se renseigner sur l’écriture du scénario bref qui se contentent d’aligner clichés sur clichés en ne s’intéressant qu’aux « histoires ». Sachez messieurs les ignares que ce film est tiré d’après « L’intérêt de l’enfant » du romancier britannique Ian McEwan (lisez, ça vous instruira!). Vous avez raison finalement: continuez d’avoir des « coups de coeur » (chiante cette expression bateau qu’on retrouve partout) pour Alex Lutz: là c’est à votre niveau. Incroyable de lire des c…. pareilles!

  5. Je suis bien d’accord avec l’auteur de cet article. Quoi de plus affligent qu’un film basé sur l’ignorance, les « ont dit » et les clichés dont la société se repaît avec gloutonnerie.
    Pour avoir fais un master en études religieuse je peux affirmer que les témoins de Jéhovah ne sont pas une secte et que certains mouvements religieux, qui se clament chrétiens, sont bien plus dangereux que des témoins de Jéhovah poussés par des idéaux pacifiques.

    • Vous avez peut être un Master mais cela reste de la théorie. Quand vous en ferez partie et que vous reviendrez on en reparlera.

      • alors vous vous ne connaissez rien des tj même si vous avez fait peut être partie de cette religion du moins par intérêt mais surement pas pour le créateur de toutes choses

  6. Pour être à ce point féroce, Monsieur Huxley ne semble encore rien avoir compris à la complexité humaine. C’est ce que ce film tente de montrer. Désespérant de lire une critique aussi binaire.

  7. je suis moi même un enfant temoin de Jéhovah et a aucun moments mes parents mon forcé a prendre des decisions. J’ai decidé de rester dans cette religions et cela est un choix personel. Comme il est dit plus haut il existe des alternatives a la transfusion ( qui sont d’ailleur bien plus efficace ). Et meme dans les cas les plus extremes, je trouve que l’intégrité religieuse et spirituelle est plus importante quel’intégrité physique. Je suis d’accord avec l’auteur de la critique, je pense que le réalisateur c’est mal informé et que le but est juste mettre a mal les témoins de Jéhovah

  8. L’auteur de la critique connaît t il peut être mieux le sujet dont il clame l’ignorance de celui qui le traite? Si vous aviez un peu mieux connaissance de ce que sont les témoins de jehovah et de l’ignorance dans laquelle ils entretiennent leurs adeptes peut être n’auriez vous pas écrit ce torchon. Enfin de compte si vous n’aviez pas été suffisamment ignare pour méconnaître la différence entre le Ramadan et sa gestion, la pédophilie chez les prêtres (qui n’est pas une pratique instituée comme le refus systématique de la transfusion sanguine comme acte de foi chez les Témoins de Jehovah mais un scandale) peut être aurais vous éviter qu une opinion aussi pauvre quarrogante se retrouve en quatrième résultat Google apparaissant lorsque j’ai entrée « critique m’y lady. Hors chez les Témoins de jehovah ces tragédies sont vus comme des actes de martyrs. Ce n’est pas comparable au diabète du Ramadan mais au Djihad de Daesh.

    Confrontation idéologique…. Vous n’en auriez manifestement rien compris si elle avait eut lieu.

    • Non seulement l’auteur connaît très très bien son sujet mais outre votre stupide agressivité, votre commentaire est un ramassis de conneries et d’incompréhension du fond de la critique. Mais bon, il en fait partout des comme vous. Sur ce.

      • Ah, et renseignez vous sur les TJ avant de débiter de telles inepties. Votre méconnaissance du sujet saute aux yeux (il existe d’autres solutions que la transfusion sanguine pour commencer et les TEmoins de Jéhovah ne cherchent pas à se poser en martyrs de quoi que ce soit).

        • Je l’ai été et je confirme les propos de ce monsieur. Vous ne connaissez pas l’envers du décor pour boire les paroles des tj. .. Votre critique n’est qu’un ramassis de mensonges bien globes. Et je sais de quoi je parle j’ai été tj plus de 25 ans !

          • Pas de chance pour vous, l’auteur de la critique l’a été aussi. Et de ce fait, il sait très bien de quoi il parle.

  9. Je ne suis pas surpris par la critique après avoir vu un extrait.Très bonne critique.Bravo à ce monsieur Huxley

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