UNE FAMILLE ITALIENNE de Gabriele Muccino : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : A casa tutti bene
Père : Gabriele Muccino
Date de naissance : 2016
Majorité : 1er août 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : Italie
Taille : 1h48 / Poids : NC
Genre
: Comédie dramatique

Livret de famille : Stefano Accorsi, Carolina Crescentini, Elena Cucci, Tea Falco, Pierfrancesco Favino, Sabrina Impacciatore, Ivano Morescotti, Claudia Gerini…

Signes particuliers : Une comédie chorale aux allures de soap bas de gamme.

DES CLICHÉS À L’ITALIENNE

LA CRITIQUE DE UNE FAMILLE ITALIENNE

Résumé : Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Pour son nouveau long-métrage, le réalisateur italien Gabriele Muccino (Juste un Baiser, Sept Vies) s’intéresse à un pilier majeur de la vie italienne : la famille. Dans le sobrement baptisé Une Famille Italienne, titre qui ouvre le film sur une volonté d’universalité du discours, Muccino dresse le portrait d’une tribu sur quelques jours, dont les retrouvailles vont faire des étincelles entre petites histoires d’amour, de jalousie, de rivalité et autres. En somme, une comédie dramatique chorale qui se voudrait drôle, touchante et haute en couleurs.

Pour parler de la famille dans toute sa splendeur, Gabriele Muccino a choisi de construire son film sur le principe d’une tempête, laquelle sera aussi bien météorologique que relationnelle puisque dans Une Famille Italienne, les membres d’une famille réunis sur une île pour un mariage, vont s’y retrouver bloquer quelques jours en raison d’une tempête les privant de ferry pour rentrer. Et les interactions entre les personnages de se calquer sur la météo mouvementée dans un pseudo drama comique qui tente de prendre l’épaisseur d’une fable. Au commencement, il fait beau et tout le monde est heureux de se retrouver, puis le vent se lève, comme les petites tensions qui se dessinent entre les uns et les autres. L’orage éclate à l’instar des conflits qui vont enflammer la villa et tout débouchera sur l’accalmie avec le retour du soleil, synonyme d’apaisement. Ou pas, car parfois, la violence de l’orage aura fait quelques dégâts… Au cœur de l’image déployée, l’idée que la vie nest jamais un long fleuve tranquille comme dirait Chatiliez, que les familles subissent toujours des vents passionnels mais qu’au fond, elles ont toujours cette faculté à braver les tempêtes car elles sont comme des phares pour ses matelots qui y trouvent refuge. La parabole sur la vie est aussi grossière qu’un mauvais Claude Lelouch, et enfonce des portes largement ouvertes sans jamais faire preuve de la moindre intelligence du regard. En même temps, Muccino n’est pas Ettore Scola, ni Dino Risi, et encore moins Visconti. Et lui qui n’a jamais été réputé pour la finesse de son style, le réalisateur se caricature lui-même dans cet effort choral qui tombe dans la chronique grotesque quelque part entre du Claude Sautet bas de gamme et le soap godichon.

Car outre l’inconséquence de son fond dont la profondeur égale celle d’une micro-pataugeoire, Une Famille Italienne dévisse à tous les niveaux et fait de l’auto-sabotage, un sport pratiqué avec talent. Muccino empile les clichés comme on empile les couches d’un mille-feuille, ses comédiens semblent tous en roue libre dans un film tour à tour béat ou hystérique, on n’y compte même plus les faux raccords tant ils sont légion à la minute et la mièvrerie niaise de l’ensemble fait écho à des dialogues d’une bêtise poilante qui font sauter les derniers fusibles de décence encore en place. Pitrerie au spectacle tristement affligeant, aussi mal réalisée que racontée, Une Famille Italienne finit par en devenir comique à ses dépends tant il se vautre dans son irrespect pour lui-même. Mièvre, niais, sur-appuyé… En fait, Une Famille Italienne souffre des éternels mêmes défauts typiques du cinéma de Muccino, mais cette fois en pire.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

6 commentaires à propos de “UNE FAMILLE ITALIENNE de Gabriele Muccino : la critique du film”

  1. Monsieur David Huxley
    Je crois que vous n’avez rien compris ! Désolée pour vous ! Vous êtes un très mauvais critique ! Pas du tout psychologue ! Et surtout vous ne comprenez pas l’italien !
    C’est un film magnifique ! Plein de vérités ! Avec de grands acteurs !
    Très bien tourné dans un endroit paradisiaque !
    Je suis étonnée à quel point l’on peut se tromper et écrire ce que vous avez publié !!!!!
    Andrea D’Onghia

  2. Une fois de plus, on reproche au cinéma italien actuel de ne pas être celui de l’après guerre. Le critique se montre incapable de concevoir qu’un autre cinéma puisse exister. On peut reprocher à ce film d’être un exercice voulant présenter tous les cas possibles dans une famille. Mais les acteurs sont excellents, au service d’une très forte tension.

    • IL n’est nulle part question d’opposer ce film au cinéma Italie d’antan, juste de pointer du doigt sa médiocrité.

      • Mettre les pieds dans le plat avec ses propres moyens et patauger comme vous dites
        Du mieux qu’il est possible en exprimant tout le suc des vieux poncifs c’est ÇA la comédie italienne.La prochaine fois on vous la fera avec des marionnettes pour faire plus distancé.

  3. quand la prétention du faux savoir se complète d’une agressivité déplacée on
    découvre la nature profonde du critique professionnel qui se doit de médire pour
    avoir l’impression d’exister –
    j’avais lu ce genre de critique a propos de « Forrest Gump » pourtant classé par
    votre site comme meilleur film de tous les temps

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