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JACK LEMMON – UNE VIE DE CINEMA de Clara & Julia Kuperberg : le 02 janvier sur OCS Géants

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Spectateurs

Carte d’identité :
Nom : Jack Lemmon – une vie de cinéma
Père : Clara & Julia Kuperberg
Date de naissance : 2020
Majorité : 02 janvier 2021
Type : sur OCS Géants (à 22h30)
Nationalité : France
Taille : 53 min. / Poids : NC
Genre : Documentaire

Signes particuliers : L’humilité de l’homme, la grandeur de l’artiste. Le portrait passionnant de l’un des plus fabuleux acteurs de sa génération.

 

 

L’HISTOIRE D’UN GENIE EMOUVANT

Synopsis : Jack Lemmon, véritable Monsieur-tout-le-monde doté d’une facette plus ambigüe, comprenait le cinéma et ses changements artistiques mais aussi sociologiques. Il s’était adapté à la fin des grands studios, mais aussi au Nouvel Hollywood, sentant venir la Nouvelle Vague européenne et un cinéma plus engagé. OCS Géants vous propose une soirée spéciale consacrée à cet acteur inoubliable avec le cultissime Certains l’aiment chaud de Billy Wilder, suivi d’un portrait inédit signé Clara et Julia Kuperberg.


Après nous avoir parlé d’Orson Welles, de Douglas Fairbanks, Gene Tierney, Ronald Reagan, Billy Wilder ou plus récemment de Rita Hayworth, c’est une autre légende de la grande histoire d’Hollywood que nous racontent Clara et Julia Kuperberg, les sœurs documentaristes spécialisées dans l’histoire du cinéma américain. Et encore une fois, le voyage dans la mémoire du septième art est passionnant. Peut-être plus passionnant que jamais car la star mise en lumière est l’une des plus fascinantes qui soit. Jack Lemmon, c’est l’histoire d’une icône qui n’en était pas une justement, c’est l’histoire d’un immense artiste dont l’humilité est au moins égale à son génie.

Avec Une Vie de Cinéma, les sœurs Kuperberg raconte Jack Lemmon, probablement l’un des plus grands comédiens de l’histoire du cinéma, pas forcément le plus ronflant, pas forcément le plus « iconique », pas forcément celui à qui l’on pense quand on évoque les plus grandes stars de l’âge d’or du cinéma américain. Et pourtant. En réalité, c’est même pour toutes ces raisons que Jack Lemmon a été si grand, parce qu’il était le visage du monsieur tout-le-monde dans un cinéma yankee qui ne jurait que par la beauté, l’exceptionnel et le charismatique. Jack Lemmon n’était pas le puissant John Wayne, il n’était pas l’élégant Cary Grant, il n’était pas le viril Burt Lancaster ou  l’imposant Gary Cooper, ps plus qu’il n’était le tombeur Clark Gable. Non, Jack Lemmon était l’homme simple sur qui tombaient des situations incroyables. Il était le voisin, le copain, le mec normal dépassé par ses aventures. Il était génialement « le banal ». Avec lui, le processus d’identification fonctionnait tellement plus qu’avec n’importe quel autre de ses confrères. Et grâce à son sens du jeu inspiré de la screwball comedy, grâce à la tendre et innocente naïveté qu’il dégageait, grâce à sa compréhension du cinéma, des scènes, des rôles et des films, Jack Lemmon sublimait les comédies chanceuses de l’avoir, parce qu’il croyait fermement en ses personnages et leur réalité. Quand on parle de ses comédies, on pense bien sûr en premier lieu à celles de Billy Wilder, dont Lemmon était la muse. Certains l’aiment chaud, La Garçonnière, Irma la Douce, Avanti… Tant de chefs-d’œuvre que Wilder n’aurait pas pu faire sans Jack Lemmon, son innocence imagée permettant de tout faire passer, y compris des sujets qui auraient en temps normal hérissé le poil de la censure à l’époque. Mais avec Lemmon, tout passait, tout se pardonnait.

Entre extraits de films, images d’archives (dont de formidables interviews) et intervenants passionnés maîtrisant bien le sujet, Une Vie de Cinéma met en images et en mots pourquoi on aime tant Jack Lemmon. Le documentaire commence par évoquer ses débuts puis sa fantastique percée dans la comédie. Mais il ne s’arrête pas là. Car beaucoup ont vite fait de résumer le comédien à ses comédies justement. Or Jack Lemmon, c’était tellement plus. C’était un artiste qui a su afficher une longévité rare. 40 ans de carrière au premier plan, un renouvellement constant, des prises de risques et quand certains de ses illustres amis glissaient dans une fin de carrière déclinante, lui rebondissait, différemment, autrement. Il s’est battu pour faire le sombre Le Jour du Vin et des Roses avec Blake Edwards qui traitait du sujet peu glamour qu’est l’alcoolisme, un film qu’il a lui-même produit à une époque où peu nombreux étaient les comédiens se lançant dans la production. Chose méconnue, on lui doit aussi Luke la main froide avec Paul Newman. En vieillissant et alors qu’Hollywood, l’Amérique et le monde changeaient, Lemmon ne s’est pas laissé tomber dans les productions cachetonneuses du genre « film catastrophe à la sauce 70’s » (bon oui, il a fait le faiblard Les Naufragés du 747, mais passons). Lui a su évoluer avec son temps, embrasser les mouvances sociétales de son époque et aller « au-delà du denier rôle marquant ». En 1974, il sera nommé à l’Oscar face à la nouvelle génération des Redford, Pacino et autre Nicholson. Il gagnera, en larmes. Puis viendront les mémorables Le Syndrome Chinois ou Missing. Et un peu à la manière d’un Eli Wallach, il jouera, jusqu’au bout. Parce que jouer était sa vie. Et celle des cinéphiles aura toujours le cœur qui battra la chamade quand Jack Lemmon est à l’écran, que ce soit chez Billy wilder, que ce soit avec son éternel complice Walter Matthau ou que ce soit quand son visage angélique irradiait l’écran dans le rire, dans la mélancolie ou dans la douleur. Merci Jack Lemmon, merci aux soeurs Kuperberg pour cette mise en lumière.

 

JACK LEMMON – UNE VIE DE CINEMA

LE 02 JANVIER SUR OCS GEANTS APRES « CERTAINS L’AIMENT CHAUD »

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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