EVERYBODY KNOWS d’Asghar Farhadi : la critique du film
sortie cinéma / festival de Cannes

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Carte d’identité :
Nom : Todos los saben
Mère : Asghar Farhadi
Date de naissance : 2018
Majorité : 09 mai 2018
Type : Sortie en salles
Nationalité : Espagne
Taille : 2h12 / Poids : NC
Genre
: Drame

Livret de famille : Penélope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darín…

Signes particuliers : Asghar Farhadi déçoit.

LE COUPLE CRUZ/BARDEM RÉUNI À L’ÉCRAN

LA CRITIQUE DE EVEROBDY KNOWS

Résumé : A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui. 

Deux ans après la consécration de Le Client, récompensé du prix du scénario (puis d’un Oscar), l’iranien Asghar Farhadi retrouve la compétition cannoise avec Everybody Knows, un thriller dramatico-psychologique qui s’est offert une belle vitrine en faisant l’ouverture du 71ème festival de Cannes. Emmené par le couple glamour Penélope Cruz/Javier Bardem, Everybody Knows prend la direction de l’Espagne profonde, où un petit village se prépare à vibrer pour un mariage. Venu d’Argentine où elle est partie vivre avec son mari, Laura revient parmi les siens avec ses enfants. Les retrouvailles vont être joyeuses jusqu’au drame…

On était curieux de voir ce qu’allait faire Asghar Farhadi dans un exercice un peu différent, loin de son Iran natal dont il n’avait de cesse d’observer la société malade de film en film dans des œuvres souvent engagées déployant des commentaires pertinents sur son état actuel. Avec Everybody Knows, le réalisateur de Le Passé plonge dans l’ambiance villageoise de ces petites bourgades campagnardes espagnoles, et tente de saisir à vif leur atmosphère fascinante via un long-métrage oscillant entre le fait divers et la romance tragique. Comme à son habitude, Farhadi parle du couple et de la famille, et ajoute une tonalité polar à son étude. Malheureusement, le cinéaste iranien déçoit.

Pourtant, Everybody Knows est joliment fait, non seulement agréable à l’œil mais avec en plus du style, chose de plus en plus rare au cinéma. Le film repose sur une intrigue qui tient en haleine, sur des comédiens de talent, et sur une certaine complexité des personnages. Alors que tout semble fluide, joyeux et festif, et que les protagonistes ont chacun leur place bien rangée dans l’histoire, un grain de sable va enrayer la machine et les relations vont se disloquer, Everybody Knows observant ainsi la solitude humaine face au drame, la force du désespoir et la manière dont un déraillement peut entraîner une onde de choc bousculant des vies tel un jeu de domino. Mais au-delà de ces bonnes intentions, il ne reste étrangement rien du film après sa découverte. D’autant que derrière ses apparences de film faussement solide, Everybody Knows se craquelle de toute part. De son allure de télénovelas cinématographique mêlant passion crime et secrets de famille à ses effets de manche narratifs aussi attendus que trop théâtralisés, en passant par des longueurs handicapantes ou un récit artificiel et cousu de fil blanc bordés de raccourcis d’écriture, Everybody Knows abîme ce qu’il pouvait avoir de meilleur et sans jamais couler, il boit plusieurs fois la tasse à l’image de sa distribution alternant le meilleur et le cabotin.

BANDE-ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

3 commentaires à propos de “EVERYBODY KNOWS d’Asghar Farhadi : la critique du film
sortie cinéma / festival de Cannes

  1. Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse trop long trop prévisible Pénélope est moins convaincante que Bardem on s’ennuie presque….

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