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THE CRAFT – LES NOUVELLES SORCIÈRES de Zoe Lister-Jones : la critique du film

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Carte d’identité :
Nom : The Craft Legacy
Père : Zoe Lister-Jones
Date de naissance : 2019
Majorité : 28 octobre 2020
Type : sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre : Fantastique

Livret de Famille : Cailee Spaeny, Gideon Adlon, Lovie Simone, Zoey Luna, Michelle Monaghan, David Duchovny…

Signes particuliers : Un film qui ne sert à rien.

 

 

LE REBOOT NUL D’UN TRUC DÉJÀ NUL A LA BASE

NOTRE AVIS SUR THE CRAFT

Synopsis : L’introvertie Hannah arrive dans un nouveau lycée. Elle se lie d’amitié avec trois autres camarades. Les jeunes femmes commencent à pratiquer la magie et invoquent les plus puissants esprits afin de transformer leurs rêves en réalité.

On se demande encore comment en réunion a pu sortir l’idée d’aller faire une suite à The Craft, semi-nanar pour ados culte des années 90 qui réunissait à l’époque Fairuza Balk, Robin Tunney, Neve Campbell et Rachel True (soit un casting dont la moitié pointe à Pôle Emploi aujourd’hui). Pour rappel, l’histoire du film fantastique d’Andrew Fleming tournait autour de 4 copines étudiantes qui formaient un groupe de magiciennes/sorcières. Mais alors qu’elles expérimentaient leurs pouvoirs, des dissensions allaient grignoter le groupe. 24 ans pus tard, voilà les sorcières de The Craft. Une « suite » selon le studio, davantage un remake/reboot en réalité puisque le pitch de cette nouvelle version signée Zoe Lister-Jones est sensiblement le même.

Comme on pouvait s’en douter (allez savoir pourquoi, une vague intuition), cette nouvelle revisite version 2020 ne vaut guère mieux que son aînée. Voire pire si l’on peut encore arguer que le casting originel avait un certain charme nostalgique que cette suite n’a pas avec son gang de midinettes archétypal. Mais au-delà de ça, c’est surtout l’écriture qui fait l’effet (désagréable) d’un gravier dans la chaussure. The Craft semble s’ingénier constamment à paraître plus bête qu’il n’est. Et comme il l’est de base, autant dire que ça fait une grosse dose de bêtise cumulée au final. Lancé sur les pistes clichés aux pieds, le film de Zoe Lister-Jones ne fait strictement rien pour que l’on croit un minimum à ce qu’il nous raconte. Nos quatre donzelles pas super-populaires au collège (avec des scènes d’une connerie abyssale style le coup des règles abondantes qui dégoulinent sur la chaise de cours dès le premier de classe histoire de bien marginaliser son héroïne déjà marginale à l’origine) se sont trouvés. Cool, on va faire de la magie ensemble. Cinq minutes plus tard, elles sont capables d’arrêter le temps, faire voler des trucs, jeter des charmes méga-puissants. On a connu mieux dans le genre « évolution d’une histoire ». Mais visiblement très pressé par le temps, The Craft ne s’embarrasse pas de détails et fait des bonds d’un point narratif à un autre… tout en mettant près d’une heure afin de nous faire entrevoir le moindre enjeu. Avant, on est condamné à se gaufrer une heure de « lolilol » dans une production fadasse qui fait son max pour esquiver la moindre pointe d’intelligence. « Oh une thématique intéressante ! Vite, fuyons dès fois qu’on la chope au vol par mégarde !« 

D’une nullité qui confère au génie (même la photo est dégueulasse), The Craft semble avoir été frappé par le pouvoir du vide, ce sort de magicien fielleux qui consiste à transformer une production ultra-standardisée en grosse daube aussi creuse que le crâne d’une pintade. Les 1h30 du film ne sont qu’une longue traversée du désert où l’on croise vaguement une histoire plate au possible et qui ne tient pas deux secondes, un quatuor d’actrices aussi convaincantes que de casseroles Lidl, quelques balises qui clignotent dès fois que l’on soit trop crétin pour avoir compris où l’autoroute pantouflarde nous mène et une petite poignée d’effets spéciaux d’une ringardise absolue. En dehors de la tête d’un David Duchovny qui a l’air de croire que, comme la vérité, le scénario est ailleurs, il n’y a strictement rien à voir dans cette purge ado tartignole aussi inutile qu’un préservatif troué.

BANDE-ANNONCE :

Par David Huxley

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