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MARIA RÊVE de Laurianne Escaffre & Yvonnick Muller : la critique du film

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Nom : Maria Rêve
Père : Laurianne Escaffre & Yvonnick Muller
Date de naissance : 2021
Majorité : 28 septembre 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h33 / Poids : NC
Genre : Comédie romantique

Livret de Famille : Karin ViardGrégory GadeboisPhilippe Uchan, Noée Abita…

Signes particuliers : Si toutes les comédies romantiques pouvaient ressembler à ça…

Synopsis : Maria est femme de ménage. Mariée depuis 25 ans, réservée, timide et maladroite, elle ne quitte jamais son carnet à fleurs dans lequel elle écrit des poèmes en secret. Lorsqu’elle est affectée à l’École des Beaux-Arts, elle rencontre Hubert, le gardien fantasque de l’école, et découvre un lieu fascinant où règnent la liberté, la créativité et l’audace… Dans ce monde si nouveau, Maria, qui a toujours été dévouée et discrète, va-t-elle enfin se laisser envahir par la vie ?

ET SI ON RÊVAIT AVEC MARIA ?

NOTRE AVIS SUR MARIA RÊVE

Il y a deux ans, Laurianne Escaffre et Yvonnick Muller quittaient la scène des César des larmes plein les yeux après le sacre de leur court-métrage Pil Poil. Aujourd’hui, les voici de retour avec un long-métrage qui pourrait les emmener très loin à son tour. Emmené par Karin Viard et Grégory Gadebois (qui était déjà de l’aventure Pil Poil), Maria Rêve est une comédie romantique articulée autour de la rencontre entre une femme de ménage discrète et un brin maladroite et l’immuable gardien de la prestigeuse école des Beaux-Arts à Paris où elle vient d’être embauchée. Une romance sur fond d’initiation à l’art contemporain.
Aaaaaah, si toutes les comédies romantiques pouvaient ressembler à ça ! Non pas que Maria Rêve soit un miracle d’originalité ou qu’il casse radicalement les codes de la rencontre amoureuse mais le tandem Escaffre & Muller dessine une bluette aussi fondante en bouche qu’une friandise de chef. Ce qui fait la différence et qui confère une magie délicieusement charmante, c’est la poésie qui s’infiltre dans toutes les pores du film. Poésie dans la relation qui se noue entre cette femme de ménage joliment lunaire et ce gardien d’école faussement bourru, poésie dans la rencontre de ces deux grands coeurs, poésie dans la manière dont sont croqués ces jolis personnages mi-taiseux mi-décalés, et enfin poésie inspirée par les lieux, la réputée école des Beaux-Arts, servant à la fois de cadre et d’inspiration artistique, offrant notamment un support à quelques scènes magnifiques où l’art et la rêverie se mêlent à l’amour naissant.
Porté par deux comédiens nourrissant une alchimie joliment bouleversante, Maria Rêve s’érige en conte confectionné dans la douceur, la tendresse, la beauté. Il n’y a pas d’âge pour aimer mais surtout il n’y a pas d’âge pour rêver. Le propos est simple. Mais ça ne l’empêche pas de donner un peu de consistance à cette fable pleine de sourire, de rires (on s’esclaffe beaucoup et franchement) et surtout emplie d’un délicat romantisme. Le genre de film coup de cœur qui fait un bien fou en plus d’être séduisant à l’âme et à l’oeil (la mise en scène distillant quelques passages sublimes).

 

Par Nicolas Rieux

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