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LA DERNIÈRE FOLIE DE CLAIRE DARLING de Julie Bertuccelli : la critique du film

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La Mondo-Note :

Carte d’identité :
Nom : La Dernière Folie de Claire Darling
Mère : Julie Bertuccelli
Date de naissance : 2018
Majorité : 06 février 2019
Type : Sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h35 / Poids : NC
Genre : Drame, Comédie dramatique

Livret de famille : Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Samir Guesmi, Laure Calamy, Alice Taglioni…

Signes particuliers : Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni jouent ensemble pour la 13eme fois au cinéma. Un chiffre qui a porté bonheur au nouveau film de Julie Bertuccelli.

MAGNIFIQUE DENEUVE, MAGNIFIQUE FILM

LA CRITIQUE DE LA DERNIÈRE FOLIE DE CLAIRE DARLING

Synopsis : À Verderonne, petit village de l’Oise, c’est le premier jour de l’été et Claire Darling se réveille persuadée de vivre son dernier jour… Elle décide alors de vider sa maison et brade tout sans distinction, des lampes Tiffany à la pendule de collection. Les objets tant aimés se font l’écho de sa vie tragique et flamboyante. Cette dernière folie fait revenir Marie, sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis 20 ans. Pour son retour au cinéma après deux documentaires, la réalisatrice Julie Bertuccelli s’offre un beau casting en réunissant pour la 13ème fois Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, mère et fille à la ville comme à l’écran dans ce drame adapté d’un roman de Lynda Rutledge et coécrit à quatre mains avec la complicité d’Hélène Fillières (La Belle et la Belle). Dans La Dernière Folie de Claire Darling, une femme se réveille au petit matin persuadée de vivre la dernière journée de son existence. Claire Darling décide alors de vider toute sa maison et de tout brader dans un gigantesque vide-grenier improvisé dans son jardin. Une folie qui va faire réapparaître sa fille Marie, qu’elle n’avait plus vue depuis 20 ans.

À partir d’une idée un peu saugrenue qui aurait très bien pu inspirer une comédie légère au charme gentiment loufoque, Julie Bertuccelli tricote un drame bouleversant avec toute la sensibilité qu’on lui connaît et qui avait accompagné Depuis qu’Otar est parti et L’Arbre. Sans jamais tomber dans le pathos ni dans l’anxiogène malgré le sérieux de son regard et ménageant avec subtilité quelques petites touches d’humour bienvenues pour apaiser la mélancolie qui habite en profondeur les pores de ce portrait empreint de tristesse, la cinéaste compose un film onirique qui évolue dans un entre-deux émouvant et profondément magnifique dont le cœur existentialiste est à aller chercher dans cet amoncellement d’objets qui encombrent la maison de cette touchante et mystérieuse Claire Darling. On se demande souvent quel est l’intérêt d’entasser autant d’objets, de meubles, de photos, de babioles et de souvenirs divers. Est-ce par pur matérialisme ? Est-ce une incapacité pathologique à jeter ? Ni l’un ni l’autre en réalité. Cette multitude d’objets que va vendre Claire Darling dans sa braderie précipitée sont en réalité un symbole, ils incarnent la thématique fondamentale du film au-delà même de son histoire et des ses personnages. Ils représentent la mémoire d’une vie, ils incarnent une mémoire de substitution de ce qui est parti et qui nous manque, la jeunesse, les bons souvenirs, les drames, les personnes que l’on a aimé, notre existence en général. En organisant ce grand ménage dans lequel part une large partie de sa mémoire, Claire Darling ne fait ni plus ni moins que lâcher-prise, laisser filer sa vie en se libérant du poids du passé. Et avec ses flashbacks remontant délicatement le fil d’une existence meurtrie, La Dernière Folie de Claire Darling de prendre un ton poétique, tragique, nostalgique aussi. Et en creux, Julie Bertuccelli de dresser aussi un regard doux-amer sur la vieillesse, l’heure du bilan ou encore la complexité des relations mères-filles. Porté par une formidable Catherine Deneuve qui trouve là l’un de ses plus beaux rôles récents, La Dernière Folie de Claire Darling touche en plein cœur par son universalité.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

2 thoughts on “LA DERNIÈRE FOLIE DE CLAIRE DARLING de Julie Bertuccelli : la critique du film

  1. bonjour
    j’ai bien aimé les actrices Deneuve, les objets de brocante
    un peu dure le passé, le présent
    un doute qui est la petite fille blonde qui a pris les pièces qui se trouvaient dans les livres lors de la vente
    merci de me préciser

    1. Ne serait ce pas elle ? Retour en enfance mémoire lointaine gout de collectionner de cacher. Les objets sont entreposés dans la cabane de ses enfants les prénoms sont gravés sur le tronc de l’arbre. Elle agit comme les enfants qui se constituent des trésors secrets

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