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CHAMPAGNE ! de Nicolas Vanier : la critique du film

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Nom : Champagne !
Père : Nicolas Vanier
Date de naissance : 2021
Majorité : 08 juin 2022
Type : sortie en salles
Nationalité : France
Taille : 1h43 / Poids : NC
Genre : Comédie

Livret de Famille : Elsa ZylbersteinFrançois-Xavier DemaisonStéphane De Groodt, Eric Elmosnino, Stéfi Celma, Sylvie Testud, Valérie Karsenti, Marie-Julie Baup…

Signes particuliers : Les mauvaises comédies françaises cabotines semblent avoir encore de beaux jours devant elles. 

Synopsis : Jean, Patrick, Joanna, Romane et Guillaume se connaissent maintenant depuis plus de 30 ans. Leurs mariages et leurs enfants n’ont pas réussi à les éloigner et justement, ce week-end, la bande de cinquantenaires se retrouve en Champagne pour l’enterrement de vie de garçon de Patrick, le dernier célibataire de la bande. Mais la future épouse, arrivée à l’improviste, ne semble pas faire l’unanimité… Dans ce sublime vignoble, au fil des fous rires, des engueulades et des réconciliations, les tensions rejaillissent… car en amitié, tout le monde trinque !

UN CHAMPAGNE BOUCHONNÉ

NOTRE AVIS SUR CHAMPAGNE !

Les mauvaises comédies françaises recyclant à gogo ce que d’autres ont fait avec elles (en bien mieux) ont visiblement encore de beaux jours devant elles. Champagne ! en est l’énième démonstration. Le film de Nicolas Vanier n’a strictement rien à défendre si ce n’est sa légèreté formatée et son pompage peu inspiré est aussi visible qu’Isabelle Huppert en robe Balanciaga verte sur le tapis rouge cannois. En croisant le registre de la « comédie de potes » et l’univers viticole (précisément du champagne), le cinéaste espérait sans doute accoucher d’une comédie guillerette aux bulles pétillantes faisant joyeusement tourner les têtes. Il accouche surtout d’un naufrage brassant petitement tous les éléments ayant fait le sel de classiques comme Les Copains d’abord, Un éléphant ça trompe énormément, Le Cœur des Hommes et on en passe car la liste serait trop longue. Et côté univers viticole, le cadre demeure constamment un prétexte traité par-dessus la jambe, loin du regard sincère et authentique d’un Klapisch sur Ce qui nous lie. Sauf qu’au-delà du recyclage en règle, tout sonne faux. Du casting sur-composé (avec toujours les mêmes têtes) à l’écriture sur-fainéante en passant par la mise en scène sur-absente, rien n’est vraiment crédible et tout semble s’évertuer à cocher des cases dans un cahier des charges sur-établi. Bâti sur des clichés empilés à la truelle les uns sur les autres, l’édifice, caricatural au possible, déroule son mélange préfabriqué de bonne humeur et d’amertume avec quelques relents de méchanceté et de misogynie, même si la « morale » veut triompher au final. Bah oui parce que les potes, y’a des hauts et des bas mais l’amitié triomphe toujours. Voilà, on vous a résumé le truc en deux secondes et vous avez gagné deux heures de votre vie.

Et par pitié, pas l’argument fatigué du « c’est un film léger pour pas se prendre la tête ». Il existe des tas de films légers, drôles, feel good et pas « prise de tête » bien meilleurs que cette futilité paresseuse qui n’a même pas l’argument du second degré satirique pour assumer ses moments les plus gênants.

 

Par David Huxley

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