Nom : Leviticus
Père : Adrian Chiarella
Date de naissance : 07 octobre 2026
Type : sortie en salles
Nationalité : Australie
Taille : 1h28 / Poids : NC
Genre : Drame, Romance, Epouvante
Livret de Famille : Joe Bird, Stacy Clausen, Mia Wasikowska…
Signes particuliers : Intriguant.
Synopsis : Deux adolescents doivent échapper à une entité violente qui prend la forme de la personne qu’ils désirent le plus : l’un l’autre.

UNE HISTOIRE D’AMOUR MAUDITE
NOTRE AVIS SUR LEVITICUS

L’ennui avec des films comme Leviticus, c’est que l’on ne vient pas y chercher le spectacle d’un gros roller coaster à frissons intenses. Sa nature de film d’auteur davantage orienté vers un regard intimiste nous invite plutôt à espérer y trouver une forme d’originalité artistique, un geste de cinéma nouveau, une volonté de casser la norme, de chercher de nouvelles formes d’expression. Or, Leviticus paraît un peu trop soumis à l’ombre de quelques prédécesseurs. Un surtout. On pense instantanément au It Follows de David Robert Mitchell, son modèle d’inspiration évident. Mis à part une esthétique léchée et quelques plans intéressants, Leviticus peine ainsi à emporter, à séduire, à subjuguer… dans un premier temps. Et puis progressivement, le temps d’emprise finit par faire son travail et l’univers parvient à s’installer non sans un certain hypnotisme. Dans son dernier quart débutant notamment par une superbe conversation romanesque à travers un grillage de porte, Leviticus semble enfin décoller sur le tard, aussi bien dans l’émotion de sa romance queer que dans l’épouvante tranchante. Son histoire d’amour gay frappée du sceau de la malédiction dessine enfin les contours d’une tragédie fantastique et Chiarella réussit à terminer sur une bonne impression. Pendant longtemps, Leviticus ronronne, répète, étire, avec une certaine sagesse, comme s’il était écrasé par le sérieux de son sujet. Et puis, dans le sillage de ses excellents jeune comédiens (dont un formidable Joe Bird, vu dans La Main), le film déploie au long cours une sensation de mystère intriguant, un peu comme le récent The Plague de Charlie Polinger.
Par Nicolas Rieux
