WAR ON EVERYONE de John Michael McDonagh : la critique du film
Critique Blu-ray/DVD

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note 0.5.-5
Carte d’identité :
Nom : War on Everyone
Père : John Michael McDonagh
Date de naissance : 2016
Majorité : 11 avril 2017
Type : Sortie Blu-ray/DVD
Nationalité : Angleterre
Taille : 1h37 / Poids : NC
Genre : Thriller, Comédie

Livret de famille : Michael Peña, Alexander Skarsgård, Tessa Thompson, Theo James, Paul Reiser, Caleb Landry Jones…

Signes particuliers : Trop de caricature tue la caricature.

AMIS DE LA LOURDEUR, BONSOIR !

LA CRITIQUE DE WAR ON EVERYONE

Résumé : Plus durs que Starsky et Hutch, plus drôles que Laurel et Hardy et plus séduisants que Siegfried et Roy ! Terry et Bob, deux flics ripoux, terrorisent le Nouveau-Mexique jusqu’à ce que le hasard les conduise jusqu’à Birdwell, le gérant d’un club de strip-tease local, et à son excentrique patron, croisement inquiétant entre gentleman anglais et junkie, James Mangan. Flairant le bon coup, Terry et Bob décident de les faire chanter. Mais quand ils découvrent le terrible secret que cache Mangan, l’affaire tend à ressembler à s’y méprendre aux pires de leurs cauchemars sous acides… Nos deux anti-héros réussiront-ils alors à se racheter en décidant de servir enfin ce qui est juste et en offrant leur protection à celui qui est innocent. war_on_everyone_1

Avec John Michael McDonagh, la comédie prend toujours des accents de farce marginale carburant à un humour noir délicieusement décalé et irrévérencieux. Après son excellent The Guard puis le féroce Calvary, le cinéaste britannique s’attaque au buddy movie, avec un nouveau délire s’amusant à brocarder un genre que le cinéma hollywoodien a souvent balisé avec une culture de la déconnade populaire, pour le meilleur (L’Arme Fatale) et pour le pire (les récents méfaits beaufs et gras, style Agents Presque Secrets et consorts).war_on_everyone_2

Venant d’un artiste au style aussi atypique que McDonagh, on se doutait bien que War on Everyone ne se contenterait pas de se ranger dans le filon des buddy movie actuels sans chercher un quelconque décalage, dérivant loin des sentiers traditionnels. Ca n’a pas loupé. Le cinéaste prend bien la tangente, et signe une comédie furieusement radicale, prenant un malin plaisir à foncer les deux pieds en avant, dans des portes que le genre effleure d’ordinaire, sans vraiment oser s’y aventurer vraiment. Ainsi, on reconnaîtra à War on Everyone de faire preuve d’une franchise totale dans sa démarche, contrairement à l’immense majorité de ses congénères. Là où le cinéma américain croit faire dans l’impertinence pseudo-trashouille quand il met en scène de faux anti-héros presque exécrables mais en réalité sympathiques car il ne faudrait pas trop braquer le spectateur, McDonagh opte pour deux véritables flics totalement antipathiques et 100% connards jusqu’au bout. Fallait oser.war_on_everyone_3

Mais à trop vouloir forcer le trait de la caricature de ces flics corrompus et antisystème, McDonagh réussit trop bien son pari et finit par voir sa démarche se retourner violemment contre lui, au point de provoquer un rejet épidermique. Lui qui avait été si malin quand il avait peint le portrait de ce flic irascible campé par Brendan Gleeson dans The Guard, McDonagh perd ici tout sens de l’équilibre et s’enferme dans son idée au point de rendre ses personnages vraiment détestables et son histoire rebutante de grossièreté artificielle. D’une pénibilité pachydermique avec ses gags encore plus lourdingues que ceux alimentant les pires médiocrités ricaines, War on Everyone n’amuse jamais, pire, il ennuie profondément devant un spectacle lamentablement faux et profondément raté, faisant de son impertinence, un unique argument qui ne sert pas le film.

BANDE-ANNONCE :

Par Nicolas Rieux

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