TWO EYES STARING (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Zwart Water
Père : Elbert Van Strien
Livret de famille : Hadewych Minis (Christine), Barry Atsma (Paul), Isabelle Stokkel (Lisa), Charlotte Arnoldy (Karen), Philippe Colpaert (Peter), Els Dottermans (Juf),
Steven Boen, Warre Borgmans
Date de naissance : 2010
Nationalité : Hollande
Taille/Poids : 1h51 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Peut-être une scène éventuellement « inquiétante » et encore…

Signes particuliers (-) : Vu et revu, un énième film de fantôme dont on se contrefout allègrement. Et en plus il est ennuyeux.

 

DEUX YEUX COUPE-FAIM

Résumé : Un couple déménage en Belgique pour investir un manoir dont la femme vient d’hériter de sa famille qu’elle ne voit plus depuis longtemps. Mais Lisa, la fille du couple, vit une étrange fillette morte rôder dans les lieux…

On pourrait disserter des dizaines et des dizaines de minutes autour de Two Eyes Staring mais cela ne servirait pas à grand-chose tant son inutilité est évidente. Ce petit et modeste film d’horreur néerlandais se contente d’enfiler ses pieds patauds dans les chaussons de la vague horrifique des films de fantômes vengeurs sur fond de lourds secrets familiaux enfouis dans le passé. Sauf qu’il arrive trop tard, bien après la bataille, alors que les amateurs ont été sevrés par quantité de productions américaines, asiatiques et surtout dernièrement espagnoles et ce n’est pas son manque d’originalité formel comme narratif qui va l’aider à trouver sa place dans le genre. D’un inintérêt total, le film de Elbert Van Strien (un réalisateur qui a essentiellement officié pour la télé et dans le court-métrage) a tout de la petite péloche qui viendra alimenter tranquillement les bacs à DVD puisqu’il sortira directement dans ce format notamment chez nous, et c’est tant mieux car il n’y a pas vraiment d’utilité à bloquer une salle de cinéma pour ce copier-coller sans grande originalité et inspiration, pompant à tout va ce que d’autres ont déjà fait et en mieux.

Alors classiquement, on va avoir droit à une immense bâtisse limite manoir, une petite fille qui voit des choses, un fantôme de petite fille qui fait des bêtises, un secret de famille bien gardés et dont personne ne veut parler y compris la concernée, une mère de famille interprétée par Hadewych Minis, sorte de vague sosie discount de Noomi Rapace. On se fait franchement chier devant cette production néerlandaise monotone et guère palpitante qui nous ménage un twist de fin assez amusant car aussi énorme soit-il, la vérité, c’est qu’on s’en contrefout. Two Eyes Staring essaie de jouer la carte du mystère, de l’atmosphère planante angoissante, de la fin étonnante sans réelle explication claire et laissant planer le doute sur l’interprétation possible. Ok, chacun pourra donc se livrer au petit jeu du « moi je l’ai compris comme ça » vs « ah non, moi, j’ai plutôt compris que… » mais la réalité est que dans tous les cas, on ne sera certainement pas scotché par les théories proposées puisque toutes ont été déjà vues/déjà faites. Two Eyes Staring n’est donc pas plus compliqué qu’il n’y paraît, juste un film d’horreur à ambiance quelconque, peu dynamique et du coup, ayant du mal à nous tenir en haleine, pris dans son faux suspens qui repose sur pas grand-chose.

Van Strien essaie de faire un peu plus sombre que la moyenne mais malheureusement, son film passe pour un ersatz local de ce que la production horrifique ibérique fait depuis quelques années. Les espagnols se sont imposés comme maîtres du genre et Two Eyes Staring fait dans le resucé guère talentueux et qui ne captivera pas grand monde. Quand on pense que les amerloques ont acheté les droits du film en vue d’en produire un remake (Charlize Theron est sur les rangs pour le rôle principal), on se demande dans quel monde l’on vit. Un film copie d’autres films et ceux qui ont fait les autres films veulent faire maintenant un remake du film qui a copié les leurs… Ouch, migraine. Espérons que si la présence de Scott Deriksson (Sinister, L’exorcisme d’Emily Rose) se confirme, l’on aura au moins droit à du déjà-vu mais un peu plus trépidant qu’ici. Allez, possession, schizophrénie, doppelganger, tueur caché ou autre, choisissez votre camp pour Two Eyes Staring… si toutefois vous ne vous endormez pas avant la fin.

Bande-annonce :

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