THE PRINCE de Brian A. Miller
Critique – Sortie DVD/Blu-ray

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The_PrinceMondo-mètre
note 4 -10
Carte d’identité :
Nom : The Prince
Pères : Brian A. Miller
Date de naissance : 2014
Majorité : 28 janvier 2015
Type : Sortie DVD, Blu-ray
Nationalité : USA
Taille : 1h34 / Poids : 18 M$
Genre : Action, Thriller

Livret de famille : Jason Patric (Paul), Bruce Willis (Omar), John Cusack (Sam), Jessica Lowndes (Angela), Curtis 50 Cent Jackson (Le pharmacien), Gia Mantegna (Beth), Rain (Mark), Don Harvey (Reilly)…

Signes particuliers : Réunion de stars en roues libres dans un petit DTV sans saveur, comme il s’en tourne des dizaines chaque mois aux États-Unis.

LE FILM QUI RESSEMBLE À PLEIN D’AUTRES

LA CRITIQUE

Résumé : Paul semble être un garagiste sans histoires : il vit seul et garde contact par ordinateurs interposés avec sa fille partie étudier à la Nouvelle-Orléans. Mais lorsque celle-ci ne donne plus signe de vie, il part tout de suite à sa recherche. Dans sa quête, il révèle alors un passé de tueur à gages et devra faire face à de vieux ennemis, comme Omar, qui a un compte à régler avec Paul depuis plusieurs années…the prince 4L’INTRO :

Un ancien truand dont la fille a disparu, va revêtir le costume du passé et se lancer dans une croisade vengeresse pour la retrouver en espérant qu’elle soit encore vivante… Comment, ça vous rappelle des choses ? Normal, le pitch de ce The Prince est semblable à mille pitch déjà lus par le passé. Dernier exemple en date, il nous rappelle vaguement celui du récent Nicolas Cage, Tokarev, qui déjà nous rappelait celui du Mystic River de Clint Eastwood. Bref, ici, point de Nicolas la moumoute Cage qui cabotine en défonçant du méchant malgré ses os rouillés, point de Sean Penn dans un drame puissant et crépusculaire, mais une série B d’action emmenée par de vieux briscards pour la plupart fatigués. En premier lieu, le revenant Jason Patrick, dont la carrière semble s’être arrêtée au moment de Speed 2, entouré de seconds rôles confiés à des guests tels que John Cusack, qui vivote entre films potables et nanardises irréelles, Bruce Willis, qui avait juré qu’il voulait arrêter le cinéma d’action mais qui a besoin de ses émoluments astronomiques pour vivre, ou encore Curtis Jackson, qui n’a pas dû être payé plus de 50 Cents, vu la teneur de son rôle. Une bombe (Jessica Lowndes, parce qu’il en faut une), une gamine en danger (Gia Mantegna, fille de Joe), des flingues et un script expéditif plus tard, The Prince est prêt. L’affaire a été confiée à Brian A Miller (alias j’ai un nom passepartout), faiseur ayant bossé sur tout une ribambelle de DTV du même acabit (parce que The Prince est un DTV, au passage) telles que The Outsider, Officer Down, Crossfirethe prince

L’AVIS :

Ce serait mentir de dire que The Prince est un bon film. Ce serait aussi mentir de dire qu’il s’agit d’une petite surprise originale et pleine de fraîcheur, tout comme ce serait mentir de dire que son casting luxueux régale. En revanche, on n’ira pas non plus jusqu’à affirmer la bisserie de Brian Miller est une purge indigne de tout. Si le mythique rendez-vous du samedi soir sur TF1, Hollywood Night, existait encore, il aurait pu accueillir sans problème ce The Prince. Thriller d’action musclé sur fond de croisade laissant les cadavres s’empiler sur le chemin décidé de son héros, anciennement terreur du milieu mais aujourd’hui garagiste au fin fond du trou du c** du Mississipi (dis comme ça, ça sonne comme un pitch de film pour Steven Seagal), The Prince est une distraction efficace et très humble (en même temps, elle ne peut pas prétendre à mieux) qui fait passer son petit 1h30 sans réel déplaisir à condition de s’être préalablement auto-programmé en mode « cerveau débranché et exigences qualitatives commutées sur off ».the prince 2

Pas détestable dans l’esprit avec son crédo « plus c’est con… plus c’est con », The Prince ne marquera sans doute pas l’année DTV avec son scénario ultra-limité et basique à souhait, sa distribution, certes de renom, mais où tout le monde cabotine confortablement installé sur du talent en roues libres, ou sa mise en scène sans relief. En tout cas, il pourra faire office de bouche-trou de fin de soirée pour les amateurs d’ersatz de Taken, en moins bien. L’avantage, c’est que c’est sans temps morts et que ça distrait sur le moment.

BANDE-ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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