THE DARKEST HOUR (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : The Darkest Hour
Parents : Chris Gorak
Livret de famille : Emile Hirsch (Sean), Rachael Taylor (Anne), Olivia Thirlby (Natalie), Joel Kinnaman (Skyler), Max Minghella (Ben), Dato Bakhtadze (Sergueï)…
Date de naissance : 2011
Nationalité : États-Unis
Taille/Poids : 1h29 – 44 millions $

Signes particuliers (+) : Un concept assez original pour tenir la route. De beaux effets spéciaux.

Signes particuliers (-) : Ne se casse même pas la tête pour accoucher du minimum syndical. Prévisible, idiot et d’une triste banalité.

 

L’EDF CONTRE-ATTAQUE !

Résumé : La Terre est attaquée par des extraterrestres se présentant sous la forme d’arc électrique. Après avoir anéantie la population, ils traquent les quelques survivants. A Moscou, un groupe de jeunes touristes essaient de s’en sortir…

Attention Timur Bekmanbetov est de retour, tous aux abris ! Le cinéaste russe qui doit certainement tourner ses films ivre mort à la vodka pour ne pas se rendre compte à quel point ils sont sacrément mauvais (Wanted, Night Watch et sa suite Day Watch par exemple), ne se contente plus de nous brûler les yeux en tant que réalisateur, désormais, il passe la seconde et veut nous broyer le cerveau en passant producteur histoire de nous cerner de toutes parts. Après avoir été derrière des films comme Numéro 9 ou le discuté Apollo 18, le colosse ruskoff produit The Darkest Hour, en 3D s’il vous plaît, second film du tâcheron Chris Gorak après Los Angeles : Alerte Maximum.

Film américain tourné en Russie avec Emile Into The Wild Hirsh en vedette, The Darkest Hour est une petite série B de luxe produite pour 40 millions et qui se veut ambitieuse en essayant d’exploiter au mieux son pognon. Roulant sur les sentiers de la SF avec son invasion extraterrestre plutôt originale (les créatures se présentant sous la forme d’arc électrique), le film de Gorak suit un canevas classique avec une poignée de survivants s’entraînant les uns les autres pour échapper à la menace, offrant ainsi rebondissements, action avec un soupçon de cinéma catastrophe dans des destructions massives, jolis moments de bravoure mais qui étaient dans la bande-annonce alors bon…

Chris Gorak est un faiseur, inexpérimenté de surcroit, et ça se sent. Plutôt lisse limite transparent, il fait office d’artisan impersonnel se contenant de torcher un script minimaliste et de mettre en boîte ce qu’il contient avec autant d’âme que dans la peau d’un zombie de chez Romero. Il faut dire que les bases sur lesquelles il prend appui, n’étaient quand même pas bien stables à l’origine. Le scénario signé du néophyte Jon Spaiths (qui depuis a collaboré sur une petite prod peu connue du nom de Prometheus dirigée par un certain Ridley Scott) est un modèle de concision indigente. Sur un postulat plutôt malin et original avec son invasion quasi-invisible et ses aliens électrisés qui désintègrent les gens rendant, en l’espace de quelques heures, la planète désolée et l’humanité en voie d’extinction, Spaiths brode une piètre histoire qui se contente de ses grandes lignes et où tout est prévisible au millimètre. Narrativement, The Darkest Hour est d’une pauvreté famélique, accumule les clichés en tout genre et chaque situation ou rebondissement n’y sert qu’à faire avancer l’intrigue sur une autoroute balisée ou l’on voit tout venir des kilomètres à l’avance. Personnages inintéressants, intrigue limitée, le script ne fait pas dans le détail et se résume au minimum syndical. En même temps, ce n’est pas ce que l’on attendait de cette petite péloche qui impressionnait surtout visuellement lors de ses premiers trailers et bandes-annonces. C’est d’ailleurs bien là que The Darkest Hour trouve sa seule véritable qualité, lui qui était attendu au tournant avec l’espoir que le spectacle soit soigné et efficace. Sans atteindre des sommets, on peut dire que le film de Gorak fait le boulot, une fois de plus en se contentant du minimum.

Sabré par la critique à sa sortie, on en attendait tellement rien que l’honneur serait presque sauf au final. « Presque » seulement. Car mis à part de beaux effets spéciaux, son Moscou apocalyptique réussi et un spectacle routinier mais divertissant, cette production marquée du sceau Bekmanbetov est quand même bien mauvaise et fade. Avec son peu discret nationalisme russe, The Darkest Hour ressemble à un DTV friqué n’apportant pas grand-chose au moulin du genre. Se résumant à ses clichés et à son intrigue cousue de fil blanc, le film de Gorak fait passer un moment, ni bon ni mauvais, juste insipide. Aussi vite oublié qu’il n’est vu, The Darkest Hour est trop simpliste pour qu’il en reste quoique ce soit de substantiel et malgré son joli visuel et ses quelques bonnes idées originales, on zappe rapidement de cette série B SF qui sonne creuse, reposant sur un script d’une bêtise à faire passer Dumb et Dumber pour des génies.

Bande-annonce :

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