IRON SKY (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Iron Sky
Parents : Timo Vuorensola
Livret de famille : Julia Dietze (Renate Richter), Gotz Otto (Klaus Adler), Udo Kier (Wolfgang Hoss), Christopher Kirby (James), Tilo Prückner (Dr Richter), Peta Sergeant (Vivian Wagner), Stephanie Paul (La Présidente)…
Date de naissance : 2012
Nationalité : Finlande, Allemagne, Australie
Taille/Poids : 1h33 – 7,5 millions $

Signes particuliers (+) : Une absurdité délirante et déjantée. De gros moyens pour un résultat visuel pas mal. Très drôle dans sa connerie et fun.

Signes particuliers (-) : S’essouffle un peu passé l’effet de surprise. Quelques manquements dans le rythme.

 

L’AVÈNEMENT DU IVème REICH : AÏE HITLER.

Résumé : Une mission spatiale vers la lune fait une incroyable découverte. Après leur chute à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les nazis se sont réfugiés sur la face cachée de la lune et y ont construit une énorme station spatiale en forme de croix gammée, attendant leur heure pour reconquérir la planète…

Une mission spatiale américaine vers la lune de nos jours qui découvre qu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le régime nazi a fuit pour se réfugier sur la face cachée de la lune où ils ont construit une immense base de repli en forme de croix gammée, tel est le pitch complètement délirant de Iron Sky, série B barrée venue de Finlande et d’Allemagne et pondue par le jeune Timo Vuorensola, auteur auparavant d’un court-métrage et d’un DTV pseudo dérivé parodique de Star Trek intitulé Star Wreck. De deux choses l’une, soit cette gigantesque connerie filmique se veut fun et déjantée assumant son côté nanardesque bisseux par un humour décalé, soit elle cherche à s’imposer en jouant des coudes comme une sérieuse œuvre de SF qui dès lors, laisserait franchement dubitatif. Heureusement, c’est la première option qui nous est offerte dans un film effectivement totalement débile mais réjouissant, mélange de SF spectaculaire aux effets pas dégueu du tout, d’action fulgurante à grand renfort de combats interplanétaires et de destructions de masse et d’humour parodique aussi bien des plus cons que des plus subtils par moments.

Iron Sky s’essouffle un peu passé son hallucinant postulat dérangé et sacrément déroutant et hilarant mais dans l’ensemble, cette farce SF de Vuorensola trouve quand même le temps de se rendre attachante et rigolote. Les États-Unis, après les années Bush, sont dirigés par une sorte de Sarah Palin complètement neuneu et à tarter, les nazis n’ont qu’une envie, celle de revenir en force pour reconquérir la Terre et imposer leur idéal « pacifique et fraternel » alors que la plupart de la nouvelle génération qui compose cette communauté n’est même pas au fait des tristes exploits de leurs ancêtres, l’histoire ayant subi une relecture sacrément différente dans ce microcosme lunaire. Pour preuve, la jolie institutrice fascinée par un court-métrage de 10 minutes à la gloire du nazisme intitulé Le Dictateur par un passionné du Reich nommé Charlie Chaplin, film qu’elle a toujours connu tronqué dans une version tellement remontée qu’il passe pour son contraire, une apologie du « formidable idéal nazi » ?!! Et dans tout ça, un pauvre mannequin black crétin ayant eu le tort d’accepter de participer à cette mission et qui sera blanchi par les nazis une fois capturé pour correspondre et être converti à l’idéal raciste, déclenchant son mal être, sa colère et sa soif de vengeance !

Oui, Iron Sky est un brin irrévérencieux mais le film ne cherche pas à faire dans l’engagement ou la politique pas plus qu’il ne veut délivrer de message. Il aspire juste à être une loufoquerie chtarbée et y parvient. Agréable dans l’ensemble malgré quelques baisses de rythme et incohérences, il remplit aisément le peu qu’on en attendait : un cocktail d’humour, d’action, de spectacle et de fun, pas trop cheap. Assez réjouissant dans son mélange de bêtise et de pseudo-blockbuster, Iron Sky est une série B nanardesque comme on les aime car nous offrant du fun décomplexé et rigolo où l’inénarrable Udo Kier vient faire un petit tour de cabotinage pas piqué des hannetons. C’est quand même sympa le ciné quand ça se passe comme ça.

Bande-annonce :

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