THE COLLECTOR (critique – horreur)

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note 6
Carte d’identité :
Nom : The Collector
Père : Marcus Dunstan
Livret de famille : Josh Stewart (Arkin), Juan Fernández (the collector), Michael Reilly Burke (Michael), Andrea Roth (Victoria), Karley Scott Collins (Hannah), Daniella Alonso (Lisa), Madeline Zima (Jill)…
Date de naissance : 2009
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 1h30 – 6 millions $

Signes particuliers (+) : Un bon gros film d’horreur sans complexe qui tâche, dans la veine des volets suivants de la saga Saw mais en meilleur. Malicieux, parfois ingénieux, bien exécuté et assez haletant pour distraire.

Signes particuliers (-) : Le second volet est encore meilleur que ce premier, galop d’essai sympa mais un peu prévisible et très légèrement redondant quand il s’étire en longueur sur la fin.

 

LE CAMBRIOLEUR ARROSÉ

Résumé : Arkin, un ex-cambrioleur qui a raccroché à sa sortie de prison pour devenir un honnête ouvrier, est contraint d’enfiler à nouveau son costume de criminel quand son ex-petite-amie qui élève seule leur fille, est menacée par des créanciers peu compréhensifs qui réclament l’argent qu’elle leur a emprunté. Par besoin d’argent avant minuit le jour même, Arkin accepte un coup assez simple sur le papier : voler pour un petit caïd local, une pierre précieuse enfermée dans le coffre d’une maison où il vient de travailler et dont il sait les propriétaires en en vacances. Sauf que pas de chance, il va opérer le même jour qu’un tueur psychopathe qui a choisi cette famille comme prochaine victime de sa folie machiavélique…

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L’histoire de The Collector est celle d’un aboutissement douloureux étalé sur près de dix ans, par deux fans de cinéma de genre qui y ont cru jusqu’au bout. A l’origine, le script était censé être un court-métrage écrit sur les bancs de la fac de cinéma en 1999. Acheté, il a ensuite été développé sous le titre de The Midnight Man pour être une préquelle à la saga Saw. Devant l’opposition des producteurs, The Collector aurait pu tomber dans l’oubli mais l’énergie de ses deux auteurs, Marc Dunstan et Patrick Melton, l’ont poussé à devenir un long-métrage à part entière qui, après quelques passages de mains en mains, connaîtra une distribution en salles, assorti d’un classement « R » amplement mérité vu ses beaux (ou plutôt sales) moments de bravoure. Et la cerise sur le gâteau sera la sortie d’une suite, The Collection, dont on vous avait déjà parlé par ici.

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Âmes sensibles s’abstenir, The Collector est une sorte de torture porn dégueulasse jouant malicieusement sur le concept du pauvre gars au mauvais endroit, au mauvais moment, croisé avec celui de l’arroseur arrosé. Arkin est un ex-repris de justice désormais simple ouvrier dont l’ex-compagne est en galère d’argent et sous la menace de créanciers peu compréhensifs. Ce besoin de liquidités impératif et d’urgence, va le pousser à ré-enfiler son ancien costume de cambrioleur pour tenter de ravir dans une maison de bobos en vacances qu’il connaît bien pour avoir travaillé pour eux, une pierre précieuse d’immense valeur gardée jalousement dans un coffre. Sauf que voilà, le cambriolage facile se transforme en cauchemar quand au même moment, un psychopathe de la pire espèce l’a devancé, s’étant infiltré dans la dite baraque pour y torturer ses occupants séquestrés avec des pièges tous plus ingénieux, sadiques et mortels les uns que les autres. Arkin va devoir à la fois échapper à ce meurtrier fou, essayer de ravir la pierre convoitée et sauver les pauvres habitants victime de la folie de ce dingue au masque en cuir.

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Quand on vu le second volet, The Collection, on sait que l’on va passer un sale quart d’heure en découvrant son opus précédent. The Collection était le comble du massacre de masse où rarement autant de cadavres n’avaient été empilés dans un seul et même film. C’était d’ailleurs un peu le risque de découvrir ce dytique à l’envers. L’extrémisme irréel, presque second degré, de The Collection risquait de faire passer son prédécesseur pour un Mickey Mouse. Et c’est un peu le cas dans un sens. Le tort de les avoir découvert « à l’envers » fait que l’on est finalement à la fois soulagé de voir un film un peu moins bourrin et gorissimement brutal que sa suite et dans le même temps, presque un peu déçu de ne pas se repayer une telle tranche d’hardcore halluciné et hallucinant. Un peu moins mais quand même, The Collector reste du bon cinoche à base de bidoche étalée et démembrée dans tous les sens même si le carnage a moins d’ampleur. Madeline_Zima_The_Collector_1080p-03Les amateurs d’horreur bien craspec auront de quoi se réjouir devant un film généreux en tortures et autres scènes graphiques, qui fait bien mieux que nombre des volets successifs de la saga Saw dans le sillage de laquelle il s’inscrit. Marcus Dunstan (qui a officié sur la franchise en question, scénariste des médiocres volets 4, 5, 6 et 7 d’où ce goût pour les pièges sadiques) fait dans le brutal avec une pointe d’ironie permanente en mode « pas de bol » pour son pauvre personnage d’arroseur arrosé, cambrioleur tombant sur la mauvaise baraque, le mauvais jour et déambulant avec ses gros écarquillés sans comprendre ce qui vient de lui tomber sur le coin de la gueule (un sympathique Josh Stewart). On savait d’ailleurs le cinéaste assez doué pour faire dans l’entertainement cradingue amusant puisqu’il était derrière le scénario de Feast de John Gulager, qui avait remporté la troisième saison du Greenlight Project (une sorte de télé-réalité cinéphilique diffusée sur HBO, suivant de jeunes auteurs essayant de monter leur premier film avec au final, un gagnant. La chose était produite par notamment Matt Damon et Ben Affleck). Mais cette fois, The Collector ne fait pas vraiment dans l’humour, loin de là (quoique la scène du chat…). Plus dans l’ironie du sort, on va dire.

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Quasi huis clos bien sympa mais réservé aux amateurs du genre, The Collector est un bon thriller trash adroitement foutu, exploitant ingénieusement son scénario très simple et direct et son concept à la croisée du survival, du slasher et du torture porn. Bien travaillé dans sa mise en scène et globalement haletant, il déploie une belle ambiance lugubre dans cette grande demeure qui se transforme en théâtre du grand guignol où s’installe un véritable jeu du chat et la souris assez imaginatif. Si dans l’ensemble le second volet, plus barré et déchaîné et surtout mieux maîtrisé, arrive à supplanter son aîné, ce premier film en tant que réalisateur de Marcus Dunstan est un efficace moment d’horreur, un galop d’essai un peu prévisible et tirant un peu en longueur sur la fin (c’est ballot, ça fait moins d’1h30) mais dans l’ensemble distrayant, assumant sa radicalité sans se prendre la tête. Pas de psychologie de bazar ou de script fumeux et faussement prétentieux, Dunstan et son pote Melton proposent juste une bonne grosse série B se contentant d’être efficace et linéaire. On prend volontiers.

Bande-annonce :

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2 commentaires à propos de “THE COLLECTOR (critique – horreur)

  1. Je n’ai vu qu’un extrait du film et bien que j’aime assez les films d’horreur il m’a vite déplu.
    Pour ce qui est de la critique :
    « … ne fait pas vraiment dans l’humour, loin de là (quoique la scène du chat… »
    il ne peut y avoir d’humour qu’aux yeux d’un sadique qui en veut aux chats
    Je vous laisse deviner l’estime que je peux vous porter, le film s’en sort mieux.
    Rm .

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