RENCONTRE AVEC CHARLOTTE LE BON POUR LA SORTIE DE « LES RECETTES DU BONHEUR »

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charlotte le bonEn marge du Festival Américain de Deauville où le film était présenté, on a eu la chance de s’entretenir avec le comédien américain Manish Dayal et la belle québécoise Charlotte Le Bon, tous deux venus présenter Les Recettes du Bonheur de Lasse Hallström (en salles depuis le 10 septembre 2014). Classe et hautement sympathique, Manish Dayal a répondu à nos questions. Dans la foulée, place à la complètement déjantée et hilarante, Charlotte Le Bon… L’interview de Charlotte Le Bon.

Retrouvez l’interview de Manish Dayal ici.

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Charlotte Le Bon entre avec une équipe du Petit Journal qui la suivait pendant le Festival. Le chroniqueur Maxime Muscat a relevé le défi d’être son esclave personnel pendant son passage à la célèbre manifestation cinématographique normande. Il comprendra sa douleur au cours de notre entretien avec la comédienne, filmé par les caméras de l’émission.

Comment s’est déroulé le tournage ?

(Charlotte demande à Maxime Muscat de lui masser les épaules pendant l’interview). Très bien. C’est bizarre de commencer par cette question, on dirait que je ne sais pas quoi répondre ! Avec Manish Dayal, ça s’est très bien passé. C’est quelqu’un de super cool et on est devenus potes très vite. C’était facile d’improviser et ça, c’est important. Il y a plusieurs scènes improvisées, comme la scène où il m’annonce qu’il va intégrer la cuisine de madame Mallory. Il fallait qu’il y ait une vraie alchimie pour faire ça. Il me disait justement que la méthode de travail était différente avec moi, par rapport à Helen Mirren car avec moi… (elle s’arrête pour recadrer Maxime Muscat qui a cessé subitement de lui masser les épaules et lui demande de ne pas la décoiffer au passage). Avec elle, c’était très technique et avec moi, plus instinctif. Et avec Helen Mirren, malheureusement, je n’ai que quatre scènes, ce qui est déjà pas mal cela dit (elle demande à maxime de ne pas faire de commentaires quand elle parle). Mais je voulais juste la regarder, j’avais même plus envie de jouer ! Elle est tellement géniale. En plus, elle est drôle et elle fait des blagues salaces. Elle charme tout le monde, les chiens, les hommes, les femmes… Je veux être comme elle, plus tard !034074.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Le tournage a duré combien de temps ?

Deux mois dans le Midi-Pyrénées, près d’Albi et un mois dans les studios de Besson à Paris. Et Albi, c’est vraiment fantastique… pendant deux semaines et après, on veut mourir. (Elle invite Maxime à continuer de rire à ses vannes. Ce dernier se permet de décrocher son téléphone pour prendre un appel. Surprise, Charlotte lâche qu’elle s’en fout, il est viré). Mais du coup, comme Albi c’est chiant, c’était bien car quand on arrivait sur le plateau, on avait super envie de travailler et on donnait tout.

Vous avez une ascension qui est assez hallucinante depuis la fin de Canal+. Vous êtes passée par la comédie avec Astérix, derrière quelque-chose de plus dramatique avec La Marche, ensuite Saint-Laurent, là, un film américain… Bientôt les Oscars ! A ce rythme là, on va vous retrouver dans Star Wars dans pas longtemps !

Merci. D’ailleurs, pour La Marche, dramatique parce que ça n’a pas marché ? (rires) Non, c’est une honte que ça n’ait pas marché car ce film était fabuleux. D’habitude, je m’en fous des entrées, je m’en bats les couil***, même si je n’en ai pas. Mais là… Et Star Wars, bah j’aimerai bien ! C’est un peu plus grand que nature, là. Les choses se passent tellement vite. D’ordinaire, on fait des vannes sur Steven Spielberg qui vous appelle pour vous dire que vous avez un rôle, je faisais des blagues sur ça à la météo à Canal+ en disant que ça va, c’est pas comme si Spielberg allait m’appeler et apparemment, il l’a fait ce bâtard ! (rires). J’espère que ça va continuer. En plus là, je viens de bosser avec Robert Zemeckis alors… ca va être dur de faire, mieux.

Comment vous vous êtes préparée pour le rôle, niveau « cuisine » etc…

Au début, la production a voulu nous imposer beaucoup de leçons de cuisine, alors que le réalisateur Lasse Hallström trouvait que ça ne servait à rien parce que même si on sait faire de super omelettes ou cuire un steak à la perfection, c’est pas écrit sur notre gueule. Et de toute façon, toutes les scènes où on coupe des aliments très vite, c’était pas nous, sinon on aurait fait de gros plans larges etc… J’aurai été fière de montrer que j’en suis capable mais ce n’est pas le cas. Non, il fallait surtout qu’on apprenne à bouger dans une cuisine. Donc, je suis allé dans le restaurant de Jean Imbert, L’Acajou, j’ai pris mon carnet, et je l’ai observé crier sur ses cuisiniers pakistanais. J’ai surtout observé la façon dont il bougeait, posait son torchon, goûtait les choses, comment il plaçait les plats… Parce qu’ils sont constamment en mouvement.022041.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Maxime Muscat change de technique et la masse avec des verres. Charlotte apprécie et Maxime explique avoir vu ça dans un reportage, pour enlever la cellulite. « Tu trouves que j’ai de la cellulite ? » lance la comédienne… Boulette. Maxime se contente de dire qu’il sait pas ça,qu’il faudrait voir plus tard…

Et avant le film, la cuisine et vous ? Plutôt micro-onde ou vous saviez cuisiner ?

Alors, micro-onde, non. Mais je ne cuisine pas non plus, à vrai dire.

Oui, c’était ça l’idée de la question, en fait.

C’était ça, donc… (Éclats de rire)

(Charlotte propose que Maxime nous masse maintenant mais on a décliné la proposition. déjà que c’était difficile de se concentrer devant la belle Charlotte…)

En fait, je suis paresseuse, négligente, je préfère la nourriture des autres. Le marché, ça me fait chier car il y a trop de gens. Mais parfois, on a pas le choix. Non, en fait, je préfère aller manger chez les potes.

Question de Charlotte Le Bon à Maxime Muscat : Et toi Maxime, tu sais faire à manger ?
– Oui, les pâtes carbo, tu connais ?
– Les pâtes carbonisées ?
– Non, le secret, c’est que je mets un peu de moutarde dans la crème.
– Mais c’est un plat de pauvre, ça ?
– Oui, je suis stagiaire.

Steven Spielberg dit de toi que tu es « une femme aussi belle que drôle, délicate comme un soufflé ». Qu’as-tu à lui répondre ?

Que je trouve ça vraiment chelou qu’il me compare à un plat ! D’autant que j’ai jamais mangé de soufflé, si ça se trouve, c’est pas bon. Non mais juste d’avoir un compliment de Spielberg quoi… Il aurait pu dire que je ressemble à un cheval, ç’aurait été génial. Franchement, c’est fou. On fait des vannes sur Spielberg, il est pas censé exister ce mec. E.T. quoi ! Quand je l’ai vu en vrai, je voulais juste le toucher.Steven+Spielberg+Manish+Dayal+Hundred+Foot+ksmncygBzh8l

Et comment s’est passée votre rencontre ?

Très bien. Au début, j’ai fait un skype avec lui. Et je trouve ça cool de dire que j’ai fait un skype avec Spielberg. Et il est très cool. Mais c’est comme Helen Mirren ou Zemeckis, ce sont des légendes. Il y a deux types de gens, ceux qui ont des égos qui passent plus les portes et les gens qui demeurent très gentils et cools. (Charlotte demande à Maxime d’acquiescer quand elle parle et de l’appeler « maître LeBon »). J’admire ça, plus que leur talent, je crois. Parce que moi, je deviendrai un monstre ! (Maxime ajoute discrètement que c’est déjà le cas. Il est viré !).

En même temps, Spielberg, Zemeckis (Retour vers le Futur)… Que des réalisateurs qui ont bercé notre jeunesse. C’est un rêve éveillé pour vous, en ce moment…

Oui, c’est vrai.

Charlotte est gênée car Maxime a les mains moites. Elle nous demande si on a des questions pour lui mais… non. Il nous explique que son stage se passe bien et qu’un lien est en train de se créer avec Charlotte.

Qui a contacté qui pour Les Recettes du Bonheur ?

J’ai passé un casting, très légitimement. J’y suis allé en pensant que ça ne marcherait pas. Et au deuxième casting, le réalisateur et Manish étaient là et voilà… Et pour Zemeckis, j’ai eu un tête à tête avec lui, à Los Angeles. Je crois que c’est Spielberg qui lui avait parlé de moi. Ce qui est très classe à dire. Et j’ai passé un casting, encore. Je tiens à dire que je suis légitime !Capture-decran-2014-09-10-a-07

Quel a été le challenge le plus difficile pour toi, pendant le tournage de ce film ?

(Charlotte trouve que notre voisin blogueur pose ses questions comme un ordinateur et que c’est étrange). C’était probablement de ne pas trop stresser. Quand tu penses avec qui tu travailles ! Et puis Lasse Hallström nous poussait beaucoup à improviser. Et parfois, on perdait un peu nos repères. Surtout que moi, j’ai l’habitude de bosser de façon très cadrée. A la météo, j’avais beau partir en couil***, j’avais un beau prompteur quand même. Contrairement à Doria Tillier qui est une bête et qui apprend tout ses textes par cœur. Du coup, l’impro faisait un peu peur parfois, surtout quand on a Oprah Winfrey qui est derrière…photo copie

Et la suite maintenant ?

Pour l’instant, c’est pas très clair. (Elle dit à Maxime que c’est pas très poli qu’il textote pendant qu’elle parle). Rien n’est sûr. Mais je bosse pas mal sur mes illustrations. Je prépare des sérigraphies.

Un livre de coloriage pour Maxime aussi, non ?

Charlotte : Oui, un beau livre de coloriage avec de belles bites dedans !
Maxime : Je l’offrirai à ma mère.
Charlotte : Ça, c’est chelou par exemple ! Moi, c’était déjà trash mais là, c’est sur-trash.

BANDE-ANNONCE :

Un grand merci à Metropolitan Films, Waytoblue, Zvi et Alexia et bien entendu Manish Dayal.

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