L’ESCLAVE LIBRE (critique)

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Mondo-mètre :

Carte d’identité :
Nom : Band of Angels
Père : Raoul Walsh
Livret de famille : Yvonne De Carlo (Amantha Starr), Clark Gable (Hamish Bond), Sidney Poitier (Rau-Ru), Efrem Zimbalist Jr. (Ethan Sears), Rex Reason (Seth Parton)…
Date de naissance : 1957
Nationalité : Etats-Unis
Taille/Poids : 2h05 – Budget NC

Signes particuliers (+) : Une grande et belle fresque fleuve à l’hollywoodienne époque « âge d’or ». Grands acteurs, grands décors, gros moyens et le traditionnel mélange de tragédie et de romance pour un spectacle généreux.

Signes particuliers (-) : Walsh mise à fond sur la copie de Autant en Emporte le Vent au point que certains plans sont identiques. Sauf qu’il n’y a et aura qu’un seul Autant en Emporte le Vent.

 

AUTANT EN EMPORTE LE VENT : ACTE II

Résumé : Au XIXème, Amantha Starr est la petite fille gâtée pourrie d’un riche propriétaire terrien veuf. Quand son père décède, un lourd secret remonte à la surface : la mère d’Amantha était une esclave noire. Considérée comme une esclave à son tour, elle est dépossédée de ses biens et en devient un à son tour. Vendue au marché, elle est rachetée par le riche Hamish Bond, un homme aux allures un peu rustres et bien mystérieux…

Grand spécialiste des grosses productions du grand âge d’or du cinéma hollywoodien, Raoul Walsh signe avec L’esclave Libre une grande épopée, qui a souffert de l’ombre pesante du chef d’oeuvre Autant en Emporte le Vent dont il s’inspire largement même si les discours sont divergents. Romances contrariées, passion, drame, guerre, aventures, tout participe à faire de ce blockbuster un immense spectacle fleuve sur fond de guerre de sécession et de discours en faveur de l’égalité des races entre blancs et noirs. Bénéficiant du charisme d’un Clark Gable qui reprend un rôle « à la Rett Butler » et de la sensualité sauvage de la belle Yvonne de Carlo, L’esclave Libre propose un casting magique complété par un Sidney Poitier, l’un des rares acteurs noirs de renom à l’époque, en esclave rebelle contre sa condition.


Echec commercial à sa sortie, cette fresque épique de plus de deux heures fait parti de ces classiques magistraux rappelant une époque hollywoodienne dont tous les cinéphiles sont nostalgiques aujourd’hui où la grandeur côtoyait la magie. Adapté d’un roman de Robert Penn Warren, L’esclave Libre montre toute la cruauté d’un sud du XIXeme siècle face à une catégorie de personnes considérée comme une sous-race, un sud hypocrite prêt à renier des personnes aimées et respectées du moment qu’ils n’entrent plus dans le moule des conventions. Amantha Starr est une « Scarlett » (en moins peste) dont la vie s’effondrer, tous ses amis lui tournant le dos pour la seule raison qu’elle n’est qu’à « demi-blanche ».

Grandiose et grandiloquent, L’esclave Libre n’est peut-être pas, comme beaucoup l’ont prétendu, l’un des meilleurs films de son auteur mais démontre avec puissance, la splendeur de sa mise en scène et sa capacité à émerveiller et transporter les foules par des histoires fortes transcendées par sa technique hors pair et son sens de la maîtrise du romanesque.

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