GIMME SHELTER de Ron Krauss
Critique – Sortie Ciné

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Gimme shelterMondo-mètre
note 5.5 -10
Carte d’identité :
Nom : Gimme Shelter
Père : Ron Krauss
Date de naissance : 2014
Majorité : 29 octobre 2014
Type : Sortie en salles
Nationalité : USA
Taille : 1h41 / Poids : 7,5 M$
Genre : Drame

Livret de famille : Vanessa Hudgens (Apple), Brendan Fraser (Tom), Rosario Dawson (June), Stephanie Szostak (Joanna), James Earl Jones (Frank), Dascha Polanco (Carmel), Emily Meade (Cassandra), Ann Dowd (Kathy)…

Signes particuliers : Un drama aux allures de téléfilm mais porté par un incroyable et très grande Vanessa Hudgens.

QUAND VANESSA HUDGENS SE RÉVÈLE…

LA CRITIQUE

Résumé : Apple, une jeune adolescente de 16 ans, s’enfuit de chez sa mère toxicomane pour se lancer à la recherche de son père qu’elle n’a jamais vu.gimme-shelter-movie-still-11 L’INTRO :

Quand la jeune et jolie Vanessa Hudgens tente le pari de la rupture… Jusqu’ici cataloguée petite bimbo candide mais attachante traînant dans son sillage le poids mort de la série des High School Musical, la comédienne avait ce brulant désir de tourner une page, de casser cette image proprette et de montrer de quoi elle pouvait être capable. Un peu à l’image d’une Kristen Stewart post-Twilight. Zach Snyder l’avait recruté pour Sucker Punch et lui avait permis de montrer un nouveau visage sexy-badass. Harmony Korine lui avait ensuite permis de grandir avec le drame sulfureux Spring Breakers et Robert Rodriguez l’avait gentiment « salie » dans Machete Kills. Mais ce qu’attendait sans doute la star mignonette, c’était de croiser la route du réalisateur Ron Krauss, désireux de porter à l’écran l’histoire de Kathy DiFiore, figure sociale emblématique aux Etats-Unis, ex-adolescente torturée et malmenée par la vie devenue mère précoce et SDF avant de bâtir le projet de sa vie, les foyers « Several Sources Shelters », sorte de refuges accueillant des ados enceintes esseulées. Ron Krauss a choisi parmi une nuée d’actrices prêtes à monter à bord, la belle Vanessa. Le résultat parle de lui-même, Gimme Shelter marquant un tournant dans sa carrière.

089354.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxL’AVIS :

Récit bouleversant, dont on critiquerait presque le surdosage de pathos lorgnant du côté du surchargé Precious s’il n’était pas ainsi tiré d’une histoire vraie, Gimme Shelter est une histoire passablement dramatique de laquelle le cinéaste s’efforce d’extraire une forme de luminosité salvatrice. Lancé sur les sentiers du glauque et de la lourdeur émotionnelle, Gimme Shelter ne se contente pas de s’enliser dans sa noirceur déprimante mais vise une quête plus noble, celle du film sur le courage, l’abnégation, l’espoir et la force de caractère pour se rebeller devant sa condition et dire « stop ». Les écueils bordant la route de ce modeste long-métrage qui a bien de la chance de connaître une distribution en salles, sont pourtant nombreux. La mise en scène très lisse de Krauss ne témoigne jamais d’un génie fulgurant, l’aspect général en appelle souvent au plat téléfilm plus qu’à l’œuvre formellement cinématographique, le scénario religieusement moralisateur et appuyé l’amène à sans cesse évoluer sur un mince filin avec le risque de sombrer à tout instant dans le ridicule, et globalement, le film n’offre rien de bien nouveau sous les cieux du drama larmoyant. Pourtant, Gimme Shelter trouve le moyen d’exister et de justifier son intérêt.Gimme shelterCe qui éblouit le plus dans cette chronique tragique estampillée « histoire vraie », ce n’est pas sa mise en scène ou ses qualités narratives, pas plus que l’ histoire poignante qu’il narre non sans maladresse, mais bel et bien la prestation de Vanessa Hudgens. La jeune star de 25 ans prouve qu’elle a un talent fou qui ne demande qu’a être pétri et exploité. Sa performance (physique et émotionnelle) logiquement remarquée, est admirable d’abandon à son rôle et la comédienne qui se révèle ici, pourrait presque aisément prétendre à un Oscar sans que l’on puisse crier au scandale. Son jeu tout en force et en conviction, en ferait presque oublier son entourage, une saisissante Rosario Dawson en mère camée amaigrie, un Brendan Fraser tout en subtilité et un solide James Earl Jones.

Retrouvez notre interview de Vanessa Hudgens ici.

BANDE-ANNONCE :


Par Nicolas Rieux

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